Leydier Richard ; Hambursin Numa ; Huart-Cholley P
IN FINE
95,45 €
Epuisé
EAN :9782382030486
Longtemps ignorées les qualités de dessinateur de Gérard Schlosser ont été éclipsées par le succès de ses peintures. Le travail préparatoire, traditionnellement dévolu au papier, a été accaparé dans son cas par le recours à de passionnants photomontages. Plus que tout autre moyen d'expression, le dessin est plus apte à refléter jusque dans leurs moindres détails le spectacle du quotidien. Gérard Schlosser, dès ses début nourri d'une formation académique, recherchera pour ses études sur papier les possibles techniques appropriées à ses besoins, aussi multiples soient-ils, plume, lavis, fusain, collage, crayon noir, stylo-bille, feutre, etc. Car à travers la diversité de la matière c'est la diversité de l'esprit humain qu'il saisira pour en établir la somme et révéler son infinie richesse. Le corpus dessiné de Gérard Schlosser est assez déroutant au premier abord. Il ne correspond pas vraiment à l'idée qu'on s'en fait a priori lorsqu'on a en tête un oeuvre pictural marqué par le détachement et la sobriété, fut-il, pour une grande partie, dirigé par l'érotique d'un regard. Se fait ainsi jour un hiatus entre la première pensée visuelle et préparatoire, le dessin ou dessein, et son aboutissement pictural. Cette édition exceptionnelle réunit un ensemble de dessins inédits embrassant toute la carrière de l'artiste, en 12 carnets répartis chronologiquement et thématiquement.
Des peintres de sa génération, Marc Desgrandchamps est l'un de ceux qui se sont le mieux imposés sur la scène artistique internationale. Qui ne connaît ses grandes figures de baigneurs et de baigneuses aux corps transparents, laissant apparaître des paysages souvent mélancoliques ! Il n'avait pas cinquante ans quand le Centre Pompidou lui a consacré une rétrospective en 2006. Une autre a suivi au musée d'art moderne de la Ville de Paris en 2011. II est intervenu dans les pages d'artpress pour parler de son oeuvre bien sûr - sources, lapsus formels, images doubles - mais aussi de littérature, de musique et de cinéma. Au fil des entretiens, la relation entre ces différentes disciplines éclaire une oeuvre où "l'apocalypse guerrière ou économique est toujours en suspens", mais qui est avant tout préoccupée de formes.
Partout, et en toutes circonstances, il passe outre. Pour lui, tout arrive, tout se déroule et tout disparaît en même temps. Tout monte, tout descend, tout tourne et tout s'immobilise à la fois. Tout s'augmente de tout, et, cela, à partir de la moindre goutte de rosée sur le moindre brin d'herbe. " Eternité retrouvée ", " la mer allée avec le soleil " ? Oui, absolument, et mieux qu'on ne l'a jamais peint. Il voyait la mer commencer à s'esquisser dans une branche d'arbre, là même où il n'y a pas de mer, comme en Franche-Comté. Partout, la mer assourdissante, autour de lui, " hurlait ". Alain Jouffroy " Jean Messagier est un artiste d'une extrême prolixité qui n'a cessé de multiplier les expériences, parce que cette philosophie du changement permanent et de l'exploration simultanée de directions diverses constitue le c?ur même de son projet artistique : un projet qui consiste en l'amplification poétique de toutes les manifestations de la vie. C'est pourquoi, dans la génération des artistes issus de la mouvance de l'école de Paris, il est certainement celui qui s'en est le plus éloigné. C'est avant tout cette culture de la " générosité " (à entendre dans tous les sens du terme) qu'entend souligner ce livre. " Richard Leydier
Historien de l'art, désormais membre de l'Académie française, Jean Clair a aussi été le commissaire d'expositions thématiques remarquables, telles que l'Ame au corps (1993) ou Identité et Altérité, en 1995, dans le cadre de la Biennale de Venise dont il était le directeur. Ce spécialiste de Marcel Duchamp est également connu pour ses prises de position polémiques contre certaines formes d'art contemporain défendues notamment dans artpress. Mais la revue n'a jamais interrompu le dialogue avec ce contradicteur. C'est ainsi qu'il parlait dès 1977, dans ces pages, de " désenchantement " et qu'artpress retournait l'interroger à l'occasion de son exposition Mélancolie en 2005.
Narcisse est un beau jeune homme mythique que l'on associe souvent à la fleur portant le même nom. Mais connaît-on vraiment son histoire ? Et qu'en est-il de la mystérieuse nymphe prénommée Echo ? Découvre la légende millénaire de Narcisse et Echo, un récit intemporel qui va t'entraîner dans un univers poétique et fabuleux, au temps des Dieux et des Déesses de la mythologie grecque.
Il était une fois une jeune prêtresse prénommée Io, fille du roi d'Argos, ville du Péloponnèse, dans la Grèce antique. Une nuit, elle rêva qu'elle devait se rendre au bord du beau lac de Lerne pour y rencontrer Zeus. Ainsi commencent les aventures de Io. Son destin la conduira sur les routes et les mers de la Méditerranée Son long voyage lui apprendra l'espoir et la persévérance. Io saura surmonter tous les obstacles qui se présenteront à elle, jusqu'en Egypte où elle saura réinventer son histoire en incarnant la déesse de l'amour inconditionnel, la grande Hathor.
Vladimir Baranoff-Rossiné, artiste ukraino-russe, est une figure éminemment représentative de ce qu'aura été l'artiste au XXème siècle. Né en 1889 en Ukraine à Kherson dans une famille juive, il développe un oeuvre à la fois de musicien, peintre et sculpteur d'avant-garde (cubo-futuriste, cubiste, orphiste, abstrait, biomorphiste et synesthésiste). Il meurt en janvier 1944 à Auschwitz. C'est sans aucun doute Picasso qui résume à lui seul de manière exemplaire la complexion, tout à fait nouvelle par rapport à l'histoire européenne passée de l'art, du créateur à partir de 1910 : ayant rejeté quatre siècles d'académisme renaissant, ayant fait table rase des codes conventionnels de la représentation, l'artiste du XXème siècle se trouva condamné à la quête inlassable de procédés et de modes d'appréhension de la nature ou du monde qui soient toujours nouveaux. Il se fait Protée, comme l'a souligné André Malraux à propos de Picasso précisément. Lorsque l'on considère l'ensemble de l'oeuvre de Baranoff-Rossiné, on est frappé par son caractère protéiforme. Les périodes les plus variées se succèdent, quelquefois se chevauchent, chaque fois si différentes dans leur style qu'il est impossible de parler de "transition" ou d' "évolution" . Alchimiste de la peinture, expérimentateur infatigable, Vladimir Baranoff-Rossiné n'a cessé de créer, d'inventer, de trouver des formules originales. Créateur de son temps, il ne s'est jamais borné à une formule, il a tenu constamment son génie inventif en éveil, et s'il a laissé plus de cinq cents huiles, dessins, aquarelles, gouaches, mais son activité ne s'est pas arrêtée là.
Depuis 10 ans, le prix Aica-France de la critique d'art invite chaque année une dizaine de ses membres à défendre à tour de rôle le travail d'un artiste de leur choix. Chacun dispose de 6'40 », et s'appuie sur la projection d'une vingtaine d'images qui se succèdent toutes les vingt secondes. Autant d'approches différentes et de démonstrations éclairées. Autant d'analyses subjectives face à des oeuvres aux multiples résonances. Chercheur savant et vibrant, collecteur précis et intuitif, le critique d'art entremêle sensibilité et connaissances pour créer des ponts inédits entre analyse et fiction, réalité et poésie, actualité et utopie...