Parcourant les campagnes en caravanes, gagnant leur vie en jouant de la musique, en faisant du colportage et en disant la bonne aventure, les Tsiganes et leur mode de vie insaisissable constituaient un affront aux idées et à l'ordre social nazis qui vantaient le dur labeur et la pureté raciale. Ils furent catégorisés comme "asociaux", persécutés et, finalement, envoyés dans des camps de concentration où des milliers d'entre eux furent assassinés. Mais, jusqu'à présent, l'histoire de leur persécution par les nazis a été soit déformée, soit négligéeGuenter Lewy se réfère à des milliers de documents dont beaucoup sont de première main, provenant des archives allemandes et autrichiennes, pour décrire de manière détaillée et précise le sort des Tsiganes sous le régime nazi. Lewy évoque la dégradation croissante de leur condition à la suite des mesures répressives prises par les nazis contre les "fainéants" et les "itinérants". Mais il montre que cette politique nazie était confuse et indécise. Dans un premier temps, des responsables locaux persécutèrent les Tsiganes et ceux qui se comportaient comme eux, en raison de leurs tendances "asociales". Plus tard, avec le développement de l'obsession raciale, les Tsiganes furent perçus comme une menace pour la pureté raciale allemande bien que Himmler essayât de séparer et de sauver ceux qui étaient considérés comme des "Tsiganes purs" ayant des racines aryennes en Inde. En attirant l'attention sur cette ambiguïté, Lewy remet en question une partie importante de la recherche effectuée sur ce sujet. En effet, il soutient que même si beaucoup de Tsiganes furent persécutés, il n'y eut pas de programme général d'extermination analogue à la "solution finale" pour les juifs
Nombre de pages
474
Date de parution
20/10/2003
Poids
670g
Largeur
152mm
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EAN
9782251380643
Titre
La persécution des tsiganes par les nazis
Auteur
Lewy Guenter ; Asséo Henriette ; Frumer Bernard
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
152
Poids
670
Date de parution
20031020
Nombre de pages
474,00 €
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En 2009, un néphrologue annonce à Richard Lewy une "mise sous dialyse immédiate pour cause d'insuffisance rénale en phase terminale". La maladie irréversible impose alors la dialyse comme traitement de suppléance. Lors de ses séances de dialyse, l'auteur a su prêter une oreille attentive aux silences des autres patients rencontrés : à travers ce récit, il nous fait partager cette écoute ainsi que son chemin parcouru et livre quelques conseils pour une meilleure acceptation de la maladie - un formidable parcours initiatique.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Claudel Paul ; Caron Maxence ; Soeur Marie de l'as
Cet ouvrage n'a guère à voir avec ce que l'on publia jusqu'à présent de Claudel (1868-1955). Il est un fait qu'en dehors de quelques titres, l'un des plus célèbres écrivains du monde n'est aujourd'hui connu dans son pays que de nom. Ce volume édite ses livres capitaux. Il est préfacé par Emilie d'Arvieu (Soeur Marie de l'Assomption), dominicaine et arrière-petite-fille du grand homme. Claudel n'est pas un écrivain comme les autres : derrière cette force qui plonge dans le puits de Jacob un bras sculpté par Isaïe, Eschyle et Rimbaud, il est la plus puissante figure fondatrice de l'Histoire contemporaine. Cette figure est encore si proche de nous, que nous commençons seulement d'apercevoir l'ampleur où conduit sa parole. Entrant un jour de Noël à Notre-Dame ce "grand coeur catholique" , qui d'abord ne le fut point, se convertit au christianisme de manière aussi fulgurante qu'inattendue. Il fréquente alors chez Mallarmé où il se rencontre avec la jeune avant-garde. Irréductible aux manières des habitués de la rue de Rome, Claudel crée une oeuvre souverainement affirmative en qui l'art est indissociable de l'annonce de la Vérité. Or, annoncer la Vérité, c'est ce que signifie précisément le mot "prophétie" . Prophétiques, les oeuvres de Claudel le sont par nature : armées de l'héritage de l'immortalité antique dont elles déduisent un symbolisme universel, elles dépassent les avant-gardes. Claudel traverse ainsi les genres littéraires, qu'il soumet à cette exigence prophétique et dont il obtient une parole nouvelle et éternelle. Poète, bien sûr, puis dramaturge dont le théâtre est un poème à plusieurs voix, il est d'abord un penseur au sens le plus pur. Ainsi, après avoir achevé Le Soulier de satin, il laisse le théâtre et consacre trente ans de sa vie à l'invention d'une nouvelle forme : la méditation biblique totale, en qui s'unissent tous les arts au sein d'une seule pensée récapitulant sa plénitude. Ces livres de philosophie, véritablement katholiques, prolongent sa recherche poétique qui, dépassant à présent le cadre d'un "théâtre dont la scène est le monde" , épouse en une langue sublime les contours de l'Ecriture Sainte afin de découvrir le sens de notre monde et la clef de son avenir. Jamais de tels textes n'avaient été écrits. Avant que Claudel ne manifestât cette unité qui mène des Cinq grandes Odes à Un poète regarde la Croix en passant par l'étincelant examen de notre époque au regard de l'Apocalypse, jamais n'avait été établie la cohérence qui va de la poésie à la pensée la plus intense. C'est ce parcours, cette cohérence, cet art, cette unité d'une vie qu'incarne notre ouvrage en réunissant les livres majeurs où, traçant son chemin entre grands poèmes et traités bibliques abyssaux, se révèle la pensée prophétique de Claudel.
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