Lewis David ; Caveribère Marjorie ; Cometti Jean-P
ECLAT
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EAN :9782841621453
La thèse de la "pluralité des mondes", bien qu'elle ait cessé d'apparaître utopique, reste teintée de souffre et fait de qui la défend un hérétique aussi isolé que Giordano Bruno au temps de l'inquisition. Autres temps, autres contreparties, David Lewis, qui aurait pu être brûlé en effigie, de soutenir que toute manière possible dont un monde pourrait être est une manière d'être pour un monde, nous ouvre ici son paradis, celui des possibilia. Comment, cependant, l'espace logique nous permettrait-il d'y entrer s'il n'était investi par un cheval de Troie: rien moins que notre monde actuel, entendez le monde réel, découvrant avec émerveillement son intimité avec les autres mondes. La pensée de Lewis est généreuse, conséquente et folle : ce monde, le nôtre, est un monde possible, et c'est en quoi les autres sont réels. Là où les ânes ont la parole, s'instruire de leurs entretiens fera songer à cet autre qui, en délicieuse compagnie, hésitait à jurer que " cela fût vrai ", tout en disant aimer à le tenir pour vrai pour le plaisir qu'il avait à le croire. Que répondit la Marquise à Fontenelle ? " Puisque votre folie est si agréable, donnez-la moi. " La vérité qu'on voulait d'agrément se fonde ici pourtant d'être utile. Le réalisme modal, s'il prête à sourire, s'impose au philosophe des très sérieuses difficultés dont on ne peut se soustraire, à supposer que toute question nécessite réponse, et sauf à restaurer l'argument du paresseux dans ces matières fort subtiles.
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Nombre de pages
410
Date de parution
24/05/2007
Poids
592g
Largeur
150mm
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EAN
9782841621453
Titre
De la pluralité des mondes
Auteur
Lewis David ; Caveribère Marjorie ; Cometti Jean-P
Editeur
ECLAT
Largeur
150
Poids
592
Date de parution
20070524
Nombre de pages
410,00 €
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Miller Frank ; Mazzucchelli David ; Lewis Richmond
Résumé : Enfant, Bruce Wayne a vu ses parents se faire assassiner sous ses yeux. Après un entraînement intensif, il revient à Gotham City pour mener une guerre sans merci contre le crime... mais sa tâche ne sera pas aisée. Face à la corruption des autorités de la ville, à la solde de la pègre, Bruce, sous le déguisement du vigilant Batman, va forger une alliance avec un policier fraîchement arrivé en ville : le lieutenant James Gordon.
Qu?est-ce que l?identité personnelle ? Quelles sont les conditions qui assurent l?identité d?une personne à travers le temps ? Est-ce la continuité corporelle, ou celle des états mentaux, ou encore la permanence d?une substance immatérielle ? L?identité personnelle pourrait-elle avoir des degrés ? Qu?est-ce qui, en fin de compte, importe pour la survie ? En recourant à d?innombrables expériences de pensée, comme la transplantation du cerveau d?un corps à un autre, la téléportation, l?hypothèse d?une extraordinaire longévité, la scission du cerveau, la fission en deux jumeaux ou encore la fusion avec un autre, trois éminents philosophes contemporains, Derek Parfit, Richard Swinburne et David Lewis renouvellent les réflexions sur l?identité et la survie, en proposant trois réponses inédites et radicalement différentes.
Résumé : Paru dans Les Cahiers du Sud, en 1942, ce "petit chef d'oeuvre" de María Zambrano (1904-1991), traduit par Suzanne Brau, inscrit la pensée mystique et poétique de Saint Jean de la Croix (1542-1591) au coeur même d'une humanité dont il incarne la plus extraordinaire expression, sur cette "terre jaune, embrasée d'un feu qui n'est pas celui du soleil". Rarement la poésie de Jean de la Croix fut si parfaitement donnée à fleur de peau, et le hasard a voulu que, dans cette même revue et au presque même moment, un poète, traducteur, résistant, Simon-Rolland (1907-1944), livre ses propres traductions des poésies du Saint, qui sont, écrivait Pierre Emmanuel, "si belles qu'elles égalent l'original". Le Cantique spirituel parut toutefois aux éditions Charlot en 1945, de l'autre côté de la méditerranée, et c'est cette édition exemplaire qui est reprise ici, en miroir du Saint Jean de la Croix de María Zambrano, qui fait entendre la "musique silencieuse" de l'esprit.
Flüsser David ; Petitdemange Guy ; Pinto Lasry Vér
L'oeuvre de David Flusser a marqué durablement les relations entre le judaïsme et le christianisme, et son ouvrage sur le Jésus historique, à la suite des travaux de Joseph Klausner, a si considérablement modifié la figure du Christ que les nouveaux exégètes en mal de compromis ont vite fait de l'ignorer. "Flusser ouvre une voie, comme peut-être personne, par le savoir indubitablement, mais aussi par une sorte d'illumination intérieure délivrante, en enracinant le christianisme dans l'histoire du judaïsme de l'époque. Ce n'est évidemment pas une explication ; c'est un éclairage sans pareil, éclairage qui est aussi un réveil, le regard sur un autre paysage ", écrit Guy Petitdemange dans sa préface à ce petit livre, devenu un 'classique' secret et qui résume l'oeuvre de toute une vie.
Les martyrs ignorés, qui aurait dû introduire les Etudes philosophiques de La Comédie humaine, est resté inachevé, même si la conversation à la `Table des philosophes' du Café Voltaire, menée tambour battant avec tout le génie et l'ironie de Balzac, revient à poser la question qui est au coeur de la Comédie tout entière : "qu'en est-il de la pensée ? peut-on en abuser comme on abuse du café? enrichit-elle la vie ou la détruit-elle ? ", à laquelle répond l'oeuvre même, qui témoigne que l'on meurt à trop penser, de même que sans penser, il n'est pas de vie qui tienne.
Les Aventures administratives d'une idée heureuse (1834), qui paraissent pour la première fois en volume, est un petit chef-d'oeuvre d'une ironie mordante, doublée de la critique acerbe de la bureaucratie et des enjeux de pouvoir. Le texte aurait dû faire partie des études philosophiques qui accompagnaient les grands cycles de la Comédie humainé, mais les mille taches qui occupaient Balzac eurent raison de ces Aventures, presque inachevées, même si tout est déjà là : des personnages hauts en couleur, un humour ravageur, une courtisane, un jeune homme, du fantastique (ou comment enfermer dans une fiole les idées "bleues" d'un individu) et enfin une "idée" : comment l'idée survit à l'homme et est transmise de génération en génération jusqu'à se confondre avec l'homme lui-même.