Melnitz renoue avec la tradition du grand roman familial du XIXe siècle tissé de bonheurs et de drames, de succès et d'échecs, d'amours et de convulsions, au gré de la grande Histoire qui vient sans cesse bousculer la petite. La saga des Meijer, une famille juive suisse, court sur cinq générations, de la guerre franco-prussienne à la Deuxième Guerre mondiale. 1871: le patriarche Salomon, marchand de bestiaux, vit à Endingen, l'une des seules bourgades helvétiques où les juifs sont autorisés à résider. A partir de ce berceau des origines, la famille commence son ascension sociale, sans jamais parvenir à s'affranchir du destin des exclus: ce sera Baden puis Zurich, puis l'entrée dans la modernité fracassée par la guerre de 14-18. La famille éclate: le syndicalisme militant aux Etats-Unis pour l'un, l'étude talmudique au fin fond d'une Galicie menacée par les Cosaques pour un autre, l'armée sous uniforme français pour un troisième. La roue de l'Histoire tourne... 1945: l'oncle Melnitz, revenu d'entre les morts, raconte. Lui qui sait tout - Melnitz, ou la mémoire - est le grand récitant de cette admirable fresque, hommage au monde englouti de la culture et de l'humour yiddish, tour de force romanesque salué comme un chef-d'oeuvre par une critique unanime, et devenue un best-seller immédiat dans tous les pays où elle a été publiée. Biographie de l'auteur Charles Lewinsky est né en 1946 à Zurich. Après des études de littérature allemande et de théâtre, il débute son apprentissage de metteur en scène avec Fritz Kortner. Tour à tour dramaturge, scénariste, parolier ou metteur en scène, il est l'auteur de très nombreux spectacles primés. Son roman Johannistag (à paraître chez Grasset) lui vaut le prix de la Fondation Schiller en 2000.
Date de parution
17/09/2008
Poids
880g
Largeur
154mm
Plus d'informations
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EAN
9782246716716
Titre
MELNITZ
Auteur
LEWINSKY CHARLES
Editeur
GRASSET
Largeur
154
Poids
880
Date de parution
20080917
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Extrait Un séjour et une pièce de travail, où domine au centre, face au public, un imposant bureau. Quand quelqu'un s'assied derrière, on dirait un pupitre de prédicateur. Avec des étagères bourrées de livres. Un coin salon avec une table basse, sur laquelle se trouvent une bouteille ouverte et deux verres qui ont servi. Derrière, une grande fenêtre. D'un côté un coin cuisine ouvert, de l'autre une porte qui donne sur le couloir et la cage d'escalier. La porte est ouverte. Nous entendons au dehors la voix de Goldfarb. Non ! Non ! Il faut que je t'épelle le mot pour que tu me croies enfin ? N.O.N. Je ne veux pas faire ça. Une autre voix aie quelque chose depuis la cage d'escalier. Nous ne pouvons pas comprendre ce qu'elle dit. Et même si je suis journaliste ! J'écris. Parler, c'est autre chose. Et de toute façon : je n'ai pas le temps. Nous entendons encore une fois l'autre voix, qui s'est déjà pas mal éloignée. Je ne le fais pas. Tu as compris ? Je ne le fais pas ! Goldfarb arrive dans la pièce et claque avec humeur la porte derrière lui. C'est un homme d'une cinquantaine d'années. Singeant le visiteur. «Voyons, ce sont des enfants !» Justement parce que ce sont des enfants. Je suis censé leur raconter quoi ? Il a une lettre à la main. Jette encore une fois un oeil dessus puis la lance avec humeur sur le bureau. Il prend une décision. Il insère une feuille de papier dans une machine à écrire IBM démodée et commence à écrire. Lit à haute voix en tapant. «Cher Monsieur» Il bute, cherche le destinataire sur l'enveloppe. «Gebhardt» Il hésite.
Courtillon est un hameau au centre de la France. Un étranger, un Allemand, s'y installe pour y retrouver la paix après un chagrin d'amour. La population du village est présentée dès le premier chapitre: le juge retraité, Brossard, et sa femme; le gendarme Deschamp et sa femme; Jojo, l'innocent du village qui a une passion pour le feu; le maire, Ravallet, personnage ambitieux et crapuleux qui veut faire draguer la rivière pour installer une gravière et un camping sur ses terres; sa mère, la femme aux poules, à moitié folle; Mademoiselle Millotte, une vieille femme en fauteuil roulant qui sait tout et devine le reste; le ménage Charbonier, elle, qui aime les plaisirs de la chair et lui, la pêche; Valentine, leur fille étrange; le ménage Perrin, lui dit Saint-Jean, adroit et bricoleur; le général Belpoix, qui se dit ancien résistant et possède encore un fusil? L'étranger observe: pourquoi madame Perrin porte-t-elle des lunettes noires? Mademoiselle Millotte dit que c'est parce que son mari couche avec madame Charbonnier. Pourquoi la fille des Charbonier s'est-elle jetée par la fenêtre? Pourquoi Jean Perrin s'est-il fait rosser dans les bois? Pourquoi le général dit-il « mein Herr »? Pourquoi Madamoiselle Millotte est-elle tuée? Peu à peu le narrateur est mis au fait des drames du passé (on accuse le père du maire d'avoir tué un jeune maquisard anglais et volé les billets qu'il transportait), du présent (les affaires immobilières). Tout va se nouer et se dénouer, et l'on saura pourquoi « l'étranger » est venu chercher refuge dans un village sans histoires, en apparence...
Dramaturge, scénariste et romancier, Charles Lewinsky est né à Zurich en 1946. Il est l'auteur de deux romans, Un village sans histoires (2010) et Melnitz (2008, Prix du meilleur livre étranger). Retour indésirableest un récit passionnant et émouvant, où la décence ne cède jamais la place à la sensiblerie.
Charles Lewinsky est né en 1946 à Zurich. Après des études de théâtre et de littérature allemande, il débute son apprentissage de metteur en scène avec Fritz Kortner. Tour à tour dramaturge, scénariste, parolier ou metteur en scène, il est l'auteur de très nombreux spectacles primés. Son roman Johannistag lui vaut le prix de la fondation Schiller en 2000. Melnitz a reçu le prix du meilleur livre étranger et a été traduit dans dix pays.
A chaque jour son crime. Ils nous parlent, nous touchent, nous troublent, nous révèlent. J'ai voulu rassembler, sous la forme d'un almanach, ce que je sais, ce que j'ai découvert de 314 tueurs en séries, 193 autres types d'assassins et de plus de 5 700 meurtres. Serial Krimes ? Des articles de fond sur des tueurs en série français comme Landru ou Claude Lastennet, une évocation de crimes célèbres qui ont défrayé la chronique à Hollywood, l'histoire de criminels sexuels tels que Léger, Menesclou ou Soleilland, ou encore des enquêtes réalisées par des voyants. Vous lirez des reportages tirés de la presse de l'époque et le récit de certaines pratiques judiciaires oubliées. La réalité dépasse souvent la fiction, ce qui n'a pas empêché de nombreux auteurs ou scénaristes de s'inspirer des meurtres atroces que vous vous apprêtez à découvrir", S. B.
Depuis tant d'années, je tourne en rond dans ma cage, mes rêves sont peuplés de meurtre et de vengeance. Jusqu'au jour où la solution se présente enfin, la, sous mes yeux, comme une évidence : prendre le chasseur à son propre piège, l'enfermer dans un livre". Séduite à l'âge de quatorze ans par un célèbre écrivain quinquagénaire, Vanessa Springora dépeint, trois décennies plus tard, l'emprise que cet homme a exercée sur elle et la trace durable de cette relation tout au long de sa vie de femme. Au-delà de son histoire intime, elle questionne dans ce récit magnifique les dérives d'une époque et la complaisance d'un milieu littéraire aveuglé par le talent et la notoriété.
Raconter René Goscinny en bande dessinée. Et lui donner la parole, au fond, pour la première fois. Tel est le projet de cet album exceptionnel. Un événement artistique. Et un livre de tendre amitié. Catel, célèbre dessinatrice, travaille depuis quatre ans, avec l'appui et l'amitié d'Anne Goscinny, à ce "Roman des Goscinny" - un roman graphique où tout est vrai. 320 pages magnifiques, en trichromie, où Catel nous raconte la vie de René Goscinny. Sa naissance, dans le Paris des années 20, au coeur d'une famille juive, exilée de Pologne et d'Ukraine. Son père, chimiste, fils de rabbin. Sa mère, née en Ukraine, ayant fuit les progroms. Son grand-père, imprimeur de journaux yiddish. Son grand-frère moqueur, Claude. L'enfance en Argentine, bientôt. Et les passions de René : le dessin, le rire, puis l'écriture. Catel nous emmène dans un voyage familial marqué par l'histoire, entre l'Amérique et l'Europe. Tandis que le jeune René cherche sa voie, lui le "paresseux contrarié" , une partie de la famille meurt dans les camps d'extermination. René part à New York, frappe à toutes les portes, dessine et vit dans la pauvreté avec sa mère. A Bruxelles puis à Paris, il trouvera peu à peu sa vocation : non pas dessiner, mais écrire, scénario, sketchs, histoires. Goscinny crée, avec Uderzo, le personnage d'Astérix, qui devient très vite célèbre dans le monde entier ; mais aussi le Petit Nicolas avec Sempé. Et il est le grand scénariste de Lucky Luke et de Iznogoud. C'est aux portes du "célèbre village gaulois" que s'arrête le premier tome du "Roman des Goscinny" : alternant avec force et tendresse des épisodes de la vie de "René" ; et ceux racontés par sa fille Anne à son amie - donnant une vérité, une drôlerie et une émotion à ce projet fondateur.
Voici Dany Laferrière dans tous ses exils. Obligé de fuir Haïti à l'âge de 23 ans sous les aboiements d'une meute de chiens, il entame une vie d'exils, de Miami à Paris en passant par le Brésil, sans avoir ajamis vraiment quitté Montréal. Après l'Autoportrait de Paris avec chat, Dany Laferrière approfondit la veine du roman dessiné et écrit à la main. L'Exil vaut le voyage offre un point de vue original sur le sentiment de l'exil : est-ce une expérience aussi terrible qu'on le dit ? En revenant sur ce qu'on croit à tort une fatalité, Dany Laferrière nous dit combien les pérégrinations obligées, si on les accueille en ouvrant les yeux et l'esprit, nous enrichissent. Quelle occasion de rencontres nouvelles, avec des écrivains, des femmes et des chats ! Le monde regorge de richesses, et ce livre nous les fait découvrir avec charme et humour, mais aussi, parfois, un lyrisme pudique : " Je viens de parler à ma mère longuement, et je dois partir sans bagage " . Si les exils ont leur part d'arrachement, ils donnent aussi à voir le monde et des mondes. De Jorge Luis Borges à Virginia Woolf, de jazzmen solitaires en cafés bondés, de l'Amérique à l'Europe, voici de fructueux exils, avec, pour compagnons de voyage, de chapitre en chapitre, les grands exilés du monde, Ovide, Mme de Staël, Graham Greene, le grand romancier cubain José Lezama Lima, et bien d'autres.