La Formation du système soviétique. Essais sur l'histoire sociale de la Russie dans l'entre-deux-gue
Lewin Moshe
GALLIMARD
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EAN :9782070707997
Moshe Lewin a vécu en Russie jusqu'aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale avant de devenir professeur à l'université de Philadelphie. Fondées sur un réalisme familier, ses analyses ont d'emblée tranché avec celles qui décrivaient une société entièrement corsetée par le pouvoir totalitaire. Puisant aux meilleures archives, l'ouvrage de Lewin permet de comprendre les évolutions en profondeur derrière la brusquerie des événements. Les effets de la guerre civile, l'industrialisation, l'économie collective et planifiée - traumatisme majeur -, les luttes internes de l'appareil communiste, la répression de masse, les tournants idéologiques de 1917 à 1940 sont mis ici en perspective à la lumière des transformations sociales, et surtout de l'évolution de la population rurale.
Nombre de pages
472
Date de parution
22/01/1987
Poids
525g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070707997
Titre
La Formation du système soviétique. Essais sur l'histoire sociale de la Russie dans l'entre-deux-gue
Auteur
Lewin Moshe
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
525
Date de parution
19870122
Nombre de pages
472,00 €
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L'histoire de l'URSS a longtemps été difficile à écrire, notamment faute de documents fiables. Depuis peu, l'ouverture des archives rend de nouveau possible cette entreprise. Moshe Lewin s'attache à cerner les 75 années qu'ont duré le régime soviétique dans toute leur complexité, à partir de documents de première main (archives, Mémoires, etc.) et en multipliant les éclairages (démographie, économie, travail, culture...). Il montre surtout que, même aux pires heures de la dictature stalinienne, la société a toujours conservé une certaine autonomie face au pouvoir. Un livre qui nous révèle que l'histoire de l'Union soviétique est aux antipodes d'une histoire linéaire.
De 1917 à 1940, les effets de la guerre civile, l'industrualisation, l'économie collective et planifiée, les luttes internes de l'appareil communiste, la répression de masse, les tournants idéologiques sont mis ici en perspective à la lumière des transformations sociales, et surtout de l'évolution de la population rurale. Sans trouver grâce à nos yeux, le système stalinien gagne en cohérence et se fait plus intelligible. Démonstration brillante et livre de référence.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.