Je ne demande pas à Dieu de rien changer aux évènements, mais de me changer relativement aux choses ; de me laisser le pouvoir de créer autour de moi un univers qui m'appartienne, de diriger mon rêve éternel au lieu de le subir. Alors, il est vrai, je serais Dieu". Gérard de Nerval. Paradoxe et vérité Toute tentative de définition du romantisme se heurte à sa multiplicité, à sa diversité. On s'accorde à peu près sur la période qu'il recouvre, de 1770 à 1860. On admet généralement que ce large mouvement commun aux arts et aux lettres du monde occidental trouve sa source dans une vaste crise, un bouleversement idéologique qui a secoué l'Europe à la fin du XVIIIe siècle, et dont la Révolution française n'a été que la manifestation la plus spectaculaire. Le romantisme littéraire est d'abord apparu en Allemagne et en Angleterre dans les oeuvres d'écrivains isolés, hors de toute école. Certains d'entre eux ont aussi été les premiers théoriciens du romantisme. Or les définitions de ces auteurs offrent certaines convergences, suggérant déjà des traits essentiels, des tendances fondamentales dont se réclameront beaucoup d'artistes de la période romantique toute entière.
Nombre de pages
306
Date de parution
01/10/1994
Poids
460g
Largeur
155mm
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EAN
9782252028919
Titre
L'ARTIFICE ROMANTIQUE. De Byron à Baudelaire
Auteur
Lévy-Bertherat Déborah
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
155
Poids
460
Date de parution
19941001
Nombre de pages
306,00 €
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Une année particulière commence pour Hélène, quand elle s'installe à Paris pour étudier l'archéologie. Elle est logée par son grand-oncle Daniel, un vieux globe-trotter excentrique qu'elle n'apprécie guère. Il est l'auteur, sous le pseudonyme de H.R. Sanders, de La Marque noire, une série de romans d'aventures qu'elle n'a même pas lus. Son ami Guillaume, fanatique de cette série, l'initie à sa passion. Mais pour Hélène, le jeu des lectures ouvre un gouffre vertigineux. Elle découvre en Daniel un homme blessé, écartelé entre deux identités et captif d'un amour impossible. Elle exhume de lourds secrets de famille remontant aux heures sombres de l'Occupation. Pendant ce temps, les lecteurs de H.R. Sanders attendent le vingt-quatrième volume de la série, dont les rumeurs prétendent qu'il sera le dernier. En explorant avec finesse les blessures d'une mémoire tentée par le vertige de l'imaginaire, Déborah Lévy-Bertherat rend ici hommage aux sortilèges ambigus de la fiction.
A Hambourg, en 1903, Irma Levy vient au monde à l'Altenhaus, un asile de vieillards qui est aussi la porte d'entrée du cimetière juif. Dernière-née du couple qui tient l'hospice, elle y grandit entre une mère vouée au soin des anciens, un père chargé des funérailles, et des pensionnaires plus ou moins excentriques. Adolescente à l'humour insolent et à l'esprit frondeur, elle se démarque de ses soeurs en refusant de suivre la voie que la tradition assigne aux filles. La tourmente de l'Histoire bouscule la famille, qui se disperse par le monde. Irma, restée en Allemagne, suivra sa mère au camp de Theresienstadt. Elle y travaillera comme infirmière et en reviendra miraculeusement vivante. Cette épreuve l'aura-t-elle enfin assagie ...
A quels mensonges l'amour peut-il mener ? Madeleine retrouve Max, son premier fiancé, qu'elle croyait mort à la guerre d'Indochine. Mais elle se trompe : l'homme qu'elle prend pour lui s'appelle René. Celui-ci accepte de jouer le jeu, au risque d'y perdre sa propre identité. Pourquoi tient-il tant à l'amour de cette inconnue ? Quel souvenir ancien et troublant Madeleine réveille-t-elle en lui ? Un roman subtil et lumineux sur les retrouvailles amoureuses, où les traces de trois guerres se mêlent aux contes de fées, revisitant les chemins enchantés de l'enfance.
Déborah Lévy-Bertherat vit à Paris, où elle enseigne la littérature comparée à l École Normale Supérieure. Elle a traduit Un héros de notre temps de Lermontov et Nouvelles de Pétersbourg de Gogol.Les Voyages de Daniel Ascher est son premier roman.
Cet agenda est une invitation à observer, apprendre, et contempler, qui vous accompagnera lors d'une promenade en forêt, d'une flânerie en ville, d'une halte au jardin ou d'une veillée sous les étoiles. Il se déploie comme un carnet de notes aussi précis que poétique, où détailler : ? Le fil des jours, les tâches et les instants à ne pas oublier. ? Les rythmes naturels, le passage des saisons, le chant des oiseaux au matin, l'éclosion d'une fleur, le retour des migrateurs. ? Les instants de contemplation, une lumière sur l'eau, le vol d'un insecte, le silence après la pluie.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.