Le Meurtre du Pasteur. Critique de la vision politique du monde
Lévy Benny
LGF
7,95 €
Epuisé
EAN :9782253130901
Benny Lévy (1945-2003) fut le compagnon des dernières années de Jean-Paul Sartre et, ensemble, ils publièrent une série d'entretiens qui renversaient le sens de l'oeuvre du philosophe. Ancien chef mystérieux de la Gauche prolétarienne - qui dut choisir de s'auto-dissoudre pour éviter la dérive terroriste -, Benny Lévy continua, après la mort de Sartre, à méditer seul cette question vitale: pourquoi la nécessité de l'engagement politique mène-t-elle à l'impasse ? Cette interrogation, qui fait l'objet du livre, commence avec " le véritable art politique " de Socrate et se déploie à travers le champ de la philosophie comme politique - de Hobbes et Spinoza jusqu'à Freud. Et elle mène l'auteur au-delà de la philosophie, au pied d'une petite montagne où 600 000 Hébreux découvrirent ensemble l'unicité de chacun. Là se dit le secret qui, nécessairement, se trahit dans la vision politique du monde : qu'en est-il du lien social ? comment aller de soi à tous ? Dès le début, Platon avait, dans le mythe, soupçonné le secret : seul le Pasteur devait être le politique. Or c'est précisément cela qui est impossible...
Nombre de pages
318
Date de parution
25/08/2004
Poids
184g
Largeur
110mm
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EAN
9782253130901
Titre
Le Meurtre du Pasteur. Critique de la vision politique du monde
Auteur
Lévy Benny
Editeur
LGF
Largeur
110
Poids
184
Date de parution
20040825
Nombre de pages
318,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Si le Dieu de la Bible ne peut être défini au moyen de prédications et d'attributions logiques, le discours philosophique peut-il supporter le nom de Dieu ? Si le premier mot du sensé est biblique, faut-il dire que le dernier mot est grec? Comment comprendre alors que le premier mot fasse retour à l'époque de la "fin de la philosophie" ? Au coeur de cette interrogation : l'entente de la Parole de Dieu dans le Visage, selon Emmanuel Lévinas. Si le Visage d'autrui se donne à l'intelligibilité phénoménologique, la visitation même du Visage implique l'intelligibilité éthique " de ce qui n'est pas de ce monde ". Plus encore : elle commande la sainteté. Sainteté que dit le paradigme du " Visage continu "d'Adam. La philosophie " positive " de Lévinas s'entend, ici, comme appartenant à la grande pensée du Retour où se sont essayés les juifs européens, "entre l'hitlérisme incessamment pressenti et l'hitlérisme se refusant à tout oubli".
Etre juif : s'en tenir, coûte que coûte, au pur fait d'être juif. S'arrêter à cette facticité, immédiatement révélante. " Etre juif ", ce fut le titre d'un article décisif d'Emmanuel Lévinas en 1947 ; le programme d'une nouvelle pensée après Rosenzweig - pensée du Retour - y était esquissé. Dans cette trace, ce livre dialogue passionnément avec Lévinas. Il prend le parti de refuser toute conversion philosophique. De la facticité seule s'explicite la pensée du Retour. Etre juif : ne pas pouvoir fuir sa condition. Toute l'histoire juive, irrémissiblement rivée à son début. Le Juif comme " vie éternelle ", selon le mot de Franz Rosenzweig. Le Juif comme nécessité d'existence dans l'absolu. Le Juif moderne a vécu cet être comme malédiction. La pensée du Retour requiert une critique radicale de la théologie - l'a-théologie - du juif moderne. Théologie de la " mort de Dieu ", du silence de Dieu à Auschwitz, souffrance inutile - tous ces thèmes font l'objet de la critique. S'approcher de ce qui brûle le juif moderne, sans athéisme. Et comme le c?ur de l'a-théologie du juif moderne est constitué par la doctrine du Mal absolu, il faut, contre cette doctrine, revenir à la Tora d'Adam. Il n'y a pas de nécessité du mal. Rejeter la théodicée de Leibniz et de Hegel n'est pas adopter la doctrine dualiste du Mal absolu. Etre juif, ou l'innocence d'Adam. Autrement dit, voilà la figure d'une universalité inouïe.
1954, dans un hôpital militaire de Hanoi, Yann, un soldat breton, est soigné par Mai. Ils tombent amoureux, mais le père de la jeune fille l'a promise à un autre. Elle s'insurge, elle est bannie de la famille... Ils se marient en toute hâte, avant que Yann rejoigne la cuvette de Diên Biên Phu. Après la défaite de l'armée française, Yann est emmené dans un camp d'internement. Dans une langue poétique, avec grâce et pudeur, Hoai Huong Nguyen peint le Vietnam d'hier et un amour qui affronte la violence d'une guerre. L'histoire bouleversante de Mai et de Yann laisse percer la lumière des humbles héros qui croient à la liberté et à l'absolu malgré les vicissitudes de l'Histoire. Tout est là : l'Histoire, l'histoire, la manière de les faire s'imbriquer, la netteté de l'écriture, la volonté de trouver une parole adéquate à la tragédie, la complexité des psychologies... "Un instant de littérature pure." Yann Moix, Le Figaro littéraire.
Avant le vol des bons de la Défense nationale et les assassinats qui suivirent, la renommée de Victor, de la Brigade mondaine, n'excédait pas le cercle restreint de ses chefs et de ses collègues. Il fallut, pour le mettre en évidence, qu'apparût brusquement en face de lui cet extraordinaire, ce formidable personnage d'Arsène Lupin, qui allait donner à cette ténébreuse affaire sa signification et son intérêt spécial. Les qualités déjà remarquables du vieil inspecteur furent portées à leur paroxysme par le prodigieux adversaire que lui opposaient les circonstances. C'est leur lutte sournoise, ardente, implacable, poursuivie dans l'ombre d'abord, puis en pleine clarté, que nous raconte Victor, de la Brigade mondaine.
Antonine?? Clara?? laquelle de ces deux figures constituait la véritable personnalité de l'être charmant qu'il avait rencontré? Elle avait à la fois le sourire le plus franc et le plus mystérieux, le regard le plus candide et les yeux les plus voluptueux, l'aspect le plus ingénu et l'air le plus inquiétant. "Arsène Lupin, dit Raoul, résout, bien sûr, le premier, une ténébreuse affaire de meurtre, et avec quelle maestria! Amoureux, il risque sa vie. Ingénieux, il s'échappe alors qu'il est cerné par la police ou les truands. Insolent, il joue des tours aux deux.Le gentleman-cambrioleur est au mieux de sa forme pour notre plus grand bonheur. "