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Oeuvres. Tome 3, Eros, littérature et philosophie : essais romantiques et poétiques, notes philosoph
Levinas Emmanuel ; Nancy Jean-Luc ; Cohen-Levinas
GRASSET
29,15 €
Épuisé
EAN :9782246795179
Si l'on connaît, à travers ses écrits sur Proust, Blanchot, Celan, l'intérêt qu'Emmanuel Levinas portait à la littérature, on ne soupçonnait peut-être pas, chez lui, l'existence d'une telle "pratique littéraire".Or, c'est ce que mettent en évidence les ébauches de roman (Eros ou Triple opulence et La Dame de chez Wepler), les notes et les poèmes qui composent ce nouveau volume d'inédits magnifiquement préfacés par Jean-Luc NancyAinsi, bien que Levinas ne soit jamais devenu à proprement parler écrivain, la passion littéraire a toujours été intimement mêlée à son projet philosophique. Levinas a vu dans la littérature le lieu peut-être le plus propre à la présentation de l'intrigue de l'autre et du rapport, de l'approche et du contact.Ecrits dès le début des années 1920, ces inédits nous font accéder à la genèse de l??uvre du grand philosophe. Ainsi de ces émouvants poèmes de jeunesse, rédigés en russe, en yiddish et en hébreu, alors que Levinas n'a qu'une quinzaine d'années. Ou, plus tard, ses deux esquisses de roman, qui témoignent sur le mode fictionnel de son expérience de la guerre.Levinas n'a pas été plus loin dans ses tentatives littéraires, mais le mouvement qui les portait n'a pas pour autant été effacé.
Nombre de pages
380
Date de parution
16/10/2013
Poids
576g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782246795179
Titre
Oeuvres. Tome 3, Eros, littérature et philosophie : essais romantiques et poétiques, notes philosoph
Auteur
Levinas Emmanuel ; Nancy Jean-Luc ; Cohen-Levinas
Editeur
GRASSET
Largeur
140
Poids
576
Date de parution
20131016
Nombre de pages
380,00 €
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Résumé : Réinventer l'humanisme. Retrouver le sens de l'humain. Et pour y parvenir, redéfinir des notions simples : l'Autre, l'amour, la liberté, la responsabilité... Humanisme de l'autre homme éclaire les grands thèmes de la pensée d'Emmanuel Lévinas.
Entre nous ou l'exploration des chemins du sens. Emmanuel Lévinas revient sur ce qui constitue le foyer de sa pensée: la compréhension des énigmes au voisinage de l?être. A travers une série de textes remarquables, qui arpentent les axes traditionnels de sa réflexion, le philosophe définit la nature de la relation éthique qui unit chaque homme à son prochain. Morale de l'amour, de la sincérité, mais aussi méditation sur la sagesse et la responsabilité, considérations sur le rôle de la philosophie, réexamen des droits de l'homme: c'est à une plongée en profondeur dans la « relation intersubjective » que le lecteur est convié.
Dans l'article qui révéla la pensée de Levinas au public philosophique, Jacques Derrida a écrit à propos de Totalité et Infini (paru en 1961) que le développement des thèmes n'y était "ni purement descriptif, ni purement déductif. Il se déroule avec l'insistance infinie des eaux contre une plage : retour et répétition, toujours de la même vague, contre la même rive, où pourtant chaque fois se résumant, tout infiniment se renouvelle et s'enrichit." Ainsi pourrait-on rendre compte de l'ensemble de l'oeuvre d'Emmanuel Levinas qui, d'articles en articles et d'articles en recueils, élabore son "éthique" comme philosophie première. La pensée initiale de l'infini (venue de Descartes et de Husserl) s'enrichit chez Levinas de déterminations esthétiques, linguistiques et politiques. Des concepts inédits sont abordés par le philosophe : la fatigue, le visage, la trace. Non seulement le temps, le langage mais aussi l'espace, le sujet, la femme se trouvent remodelés selon cet altruisme sans faille qui est la marque même de la pensée de Levinas. "Le sujet qui parle ne situe pas le monde par rapport à lui-même, ne se situe pas purement et simplement au sein de son propre spectacle, comme l'artiste, mais par rapport à l'autre."
La révolution numérique atteint son apogée, celle des intelligences artificielles. Nous sommes désormais pris en charge. Les outils et les algorithmes nous interpellent, nous encadrent, nous guident, choisissent à notre place. Répondent aux questions que nous ne nous posions pas. Jouent avec nous. Se jouent de nous. Cette dernière révolution nous laisse amers et épuisés. Nos cerveaux sont saturés de dopamine, ne connaissant ni vide, ni repos. Tout comme nos yeux, nos doigts, nos corps. Nos vies sont fragmentées, à l'image du monde. Peut-être devenons-nous des mines à ciel ouvert, aspirés et malmenés par le monde de la donnée, au coeur du d'une réalité qui semble elle-même s'effacer ? Telle n'était pas la promesse du progrès et nous voici pris de vertige : sommes-nous entrés dans une nouvelle civilisation, à la croisée du sommeil perdu, de l'hypnose et de la soumission ? Ou bien vivons-nous la dernière heure de l'homo sapiens ? " Dans la foulée de ses grands succès (La civilisation du poisson rouge, Sortir du bocal, Submersion), Bruno Patino nous livre un court essai prophétique, plein d'idées, d'hypothèses, de portraits, de lectures, de solutions.
Si la littérature est le lieu où la réalité se révèle de la manière la plus saisissante et la plus dérangeante, alors ce roman est un grand livre de littérature ! Un juge du régime des mollahs, condamné à perpétuité, écrit en prison : " Je sais que seuls mes crimes importent, mais mon récit pourrait vous aider à comprendre la fabrique des criminels. " Il raconte son enfance misérable, partageant la chambre d'un grand-père moribond dont il est le " garçon-pipi " , puis l'amour de sa vie, incestueux mais merveilleux, de la perte duquel il ne se remettra jamais. Pour épuiser sa douleur et sa haine, il s'enrôle à la guerre. " J'étais en guerre contre mon destin, et on me donnait une arme et un champ de bataille". Adolescent en quête de martyr, il est envoyé dans une école religieuse pour devenir juge et se prend pour le " Talleyrand iranien " . Il décrit les ressorts d'un régime de terreur, de tortures, de trafic d'organes, d'espionnage généralisé... Un incident va l'inciter à rendre visite à une adolescente en prison, puis, en catimini, à 117 autres jeunes et belles détenues. " Le viol me révulsait, me rebutait, vous comprenez ? J'avais besoin d'être admiré. Je leur apportais des plaisirs à hauteur de liberté. Je les traitais comme des femmes courtisées. Je rendais hommage à leur féminité bafouée. " Alors, ce " violeur attentionné et délicat " , qui reconnaît avoir condamné à mort des innocents, est-il un bouc-émissaire qui paie pour les crimes d'un régime dont les vrais puissants sont exonérés, ou un monstre manipulateur dont la bonne conscience dénonce encore plus la profonde perversion ? Au lecteur de juger. Peut-on être à la fois victime et bourreau ? On se sent mal à l'aise à ressentir de l'empathie pour ce criminel, voire à s'identifier à lui.
Chaque année Sorj Chalandon nous dit qu’il n’écrira plus de livre sur son père, et pourtant, chaque année il y revient. Cette fois il touche le sujet en plein cœur, puisqu’il décrit son errance dans les rues de Paris lors de sa fugue à 17 ans. Il y conte l’adolescence, la rage contre l’injustice, l’engagement, les coups durs et surtout, les belles rencontres salvatrices. Cette fois encore Chalandon m’a émue par sa sincérité et la qualité de sa plume.