Etudes tsiganes N° 56-57 : Des territoires d'extermination à l'Est de l'Europe (1941-1944). Avec 1 C
Lévêque Stéphane
ETUDES TSIGANES
23,00 €
Epuisé
EAN :3663322086823
Les persécutions des Roms en Europe centrale et orientale au cours de la Seconde Guerre mondiale sont connues mais jusqu'ici, peu documentées. D'importants travaux ont été réalisés au cours des cinquante dernières années. Mais ce qui reste à faire est énorme. Si les sources écrites existent, nombre de situations passées sous silence, oubliées ou négligemment énoncées dans les archives doivent encore faire l'objet d'investigations poussées. Or, celles-ci dépendent pour beaucoup de témoins directs qui disparaissent peu à peu. C'est dans ce contexte que l'organisation Yahad-In Unum et l'association tsigane Dignité Roms ont entrepris un travail d'investigation auprès des Roms qui vécurent la tragédie du génocide entre 1941 et 1944, en Europe de l'Est. Le dossier publié ici est le fruit d'une coopération entre ces organisations et la revue Etudes tsiganes. Il offre d'abord un éclairage historique et juridique sur la politique menée par les nazis à l'encontre des Roms, propose ensuite diverses contributions sur la déportation par les autorités roumaines des Roms roumains vers la Transnistrie et un éventail d'investigations plus localisées sur les massacres perpétrés par les Einsatzgruppen et d'autres unités en Russie, en Ukraine, en Biélorussie, dans les pays Baltes et en Pologne.
Nombre de pages
276
Date de parution
24/02/2016
Poids
557g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
3663322086823
Titre
Etudes tsiganes N° 56-57 : Des territoires d'extermination à l'Est de l'Europe (1941-1944). Avec 1 C
Auteur
Lévêque Stéphane
Editeur
ETUDES TSIGANES
Largeur
170
Poids
557
Date de parution
20160224
Nombre de pages
276,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Une diaspora surprenante. Plus d'un million et demi d'individus dont les ancêtres sont parfois présents depuis près de six siècles sur le continent. Les Tsiganes qui vivent en Amérique latine se répartissent principalement en trois groupes : les Calons surtout présents au Brésil, les Gitans répartis dans les anciennes colonies espagnoles et les Roms que l'on retrouve un peu partout. Quand et comment sont-ils arrivés là ? Quelle est leur situation actuelle ? Sont-ils mieux insérés qu'en Europe ? Y vivent-ils un rejet similaire ? La réalité est surprenante, faite autant de traits qui se retrouvent ailleurs dans le monde que de singularités. Six articles portant sur l'histoire, l'ethnographie, les représentations et l'actualité sont réunis dans ce dossier pour la découvrir et mieux la comprendre.
Au cours de ces dernières années, l'attention portée aux populations tsiganes s'est surtout focalisée sur la situation des Roms en Europe centrale et orientale, sur leurs migrations vers l'Europe occidentale et sur les difficultés de l'insertion des plus visibles. En comparaison, les situations vécues par les Gens du voyage de France n'ont suscité qu'un intérêt timide : peu de travaux universitaires, peu de connaissances capitalisées ni d'expertise au sein de l'administration centrale, peu d'attention du secteur associatif généraliste. C'est pourquoi la revue Etudes tsiganes a décidé de leur porter une plus forte considération. Ce numéro porte sur la diversité des Gens du voyage en tant que population spécifique, certains aspects de son histoire en France, très marquée par la stigmatisation et la marginalisation, la singularité et les transformations du statut administratif qui s'impose à elle depuis deux siècles, la question de son ancrage territorial, notamment au regard de la mobilité et de l'habitat. Divers témoignages apportent un éclairage plus engagé sur des vies quotidiennes qui sont loin d'être paisibles et banales, trop souvent à la limite de l'exclusion sociale et de la relégation.
Conduit par son frère aîné à Shanghai, un jeune homme à peine sorti de l'enfance devient violoncelliste. Au même moment vient de naître, dans une ville nichée entre mer et montagne, une petite fille qui deviendra "la jeune fille de la ruelle de la Vallée d'or". Cette jeune fille, légère et futile, redoutable calculatrice, papillonne, traite les homme avec dédain, rêve de celui qui saura la domine Les années vont passer et leurs vies se dérouler en parallèle, jusqu'à ce que leurs chemins se croisent, et fient et que tous deux se trouvent pris au piège d'une passion irrépressible. Wang Anyi construit son roman comme une partition musicale où les vies de ses personnages se déploient comme des lignes mélodiques en contrepoint. Et par la grâce savante de son écriture aux basses riches et profondes, aux aigus puissants et passionnés, mûrit en secret la violence! ce de l'appel amoureux qui va bouleverser ces vies ballottées par les aléas de l'Histoire. Là-haut, sur cette colline dénudée où ne poussent ni fleurs ni fruits, culminera l'amour de deux êtres que rien ne destinait à se rencontrer, sinon l'absolue loi du désir qui transforme un hasard improbable en destin
Fillette ou jeune veuve, les femmes qui habitent les deux récits de Chi Zijian ont les pieds dans la terre des campagnes chinoises et les yeux au plus près du ciel. Elles aiment les tours de magie, les histoires de revenants, les nuages qui dansent dans le ciel immense. Elles ont le coeur grand ouvert aux rencontres et savent découvrir le secret des plus humbles, le tendre aubier sous l'écorce. Et quand approche le moment des adieux, à la saison qui s'achève ou aux êtres chers qui disparaissent, elles lèvent les yeux vers les étoiles et accueillent la nuit qui vient.
La musique est intimement liée aux populations tsiganes. Elle occupe une place importante, quelle que soit la région où vivent les Roms, les Manouches, les Sinti et les Gitans, aussi bien dans leur histoire que dans les divers aspects de leur vie quotidienne ou encore dans leurs rapports aux populations qu'ils côtoient. Les contributions rassemblées dans ce numéro abordent plus particulièrement trois aspects de cette étroite relation : l'enracinement territorial des diverses formes d'expression musicale (en Egypte, en Grèce ou en Russie), l'affirmation communautaire qu'elles contribuent à nourrir (par la musique religieuse, pentecôtiste en Bulgarie ou en Pologne, catholique chez les Manouches d'Alsace, avec aussi une incursion dans les groupes qui s'identifient au flamenco) et, contrairement à maints préjugés, la dynamique adaptative ou créatrice, examinée aussi bien dans le cadre migratoire contemporain, auprès de Roms roumains ou originaires de l'ex-Yougoslavie, que dans l'apport créatif d'artistes tsiganes et non-tsiganes.
Au cours de ces dernières années, l'attention portée aux populations tsiganes s'est surtout focalisée sur la situation des Roms en Europe centrale et orientale, sur leurs migrations vers l'Europe occidentale et sur les difficultés de l'insertion des plus visibles. En comparaison, les situations vécues par les Gens du voyage de France n'ont suscité qu'un intérêt timide : peu de travaux universitaires, peu de connaissances capitalisées ni d'expertise au sein de l'administration centrale, peu d'attention du secteur associatif généraliste. C'est pourquoi la revue Etudes tsiganes a décidé de leur porter une plus forte considération. Ce numéro porte sur la diversité des Gens du voyage en tant que population spécifique, certains aspects de son histoire en France, très marquée par la stigmatisation et la marginalisation, la singularité et les transformations du statut administratif qui s'impose à elle depuis deux siècles, la question de son ancrage territorial, notamment au regard de la mobilité et de l'habitat. Divers témoignages apportent un éclairage plus engagé sur des vies quotidiennes qui sont loin d'être paisibles et banales, trop souvent à la limite de l'exclusion sociale et de la relégation.
Ce numéro s'intéresse aux agentivités économiques contemporaines des populations tsiganes et voyageuses. La nomination inédite, en juillet dernier, d'un Rom à la tête du ministère du Travail au sein du gouvernement roumain invite à questionner conjointement l'évolution des représentations sur les Roms - où la question du rapport au travail est déterminante ; et les reconfigurations néolibérales du capitalisme dans lesquels ces populations sont aujourd'hui enrôlées. Les contributions permettent d'analyser des situations où les groupes tentent de faire bouger les modalités de leur inscription dans une économie globalisée, en entrant dans le salariat, en développant des activités agricoles ou en devenant courtiers dans le recrutement de main d'oeuvre de sous-traitance à l'échelle européenne. Ces ouvertures de nouveaux territoires économiques se déploient sous des formes où les Tsiganes et Voyageurs tentent de maintenir des formes d'autonomie et marges de manoeuvre au sein du système capitaliste. Nous découvrons les manières dont les processus identitaires forgent à la fois des mécanismes d'ajustements et de résistances discrètes aux injonctions normatives du marché ; des situations où le profit est mis en concurrence avec les formes de sacralisation des biens matériels. Si ce numéro donne à comprendre des initiatives et adaptations aux diverses contraintes qui pèsent sur les activités économiques des Tsiganes et Voyageurs, il dresse aussi le constat que les biais culturalistes demeurent particulièrement prégnants dans les représentations institutionnelles de leur rapport au travail. Ainsi ce numéro ambitionne d'éclairer les intrications complexes entre émancipations et discriminations, élans et freins, qui façonnent les agentivités économiques contemporaines des groupes tsiganes et voyageurs.