L'Asie du Sud-Est 2011. Les événements majeurs de l'année
Leveau Arnaud ; Tréglodé Benoît de
INDES SAVANTES
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EAN :9782846542722
Chaque année l'Institut de recherche sur l'Asie du Sud-Est contemporaine (Irasec), basé à Bangkok, analyse les principaux événements politiques, économiques, sociaux, environnementaux ou religieux survenus dans l'ensemble du sous-continent asiatique. L'Asie du Sud-Est a plutôt bien résisté à la crise économique et financière internationale. La croissance est repartie à un rythme élevé. Des signes de crise à d'autres niveaux font néanmoins leur apparition ou exacerbent d'anciennes tensions. Les problèmes de gouvernance, de gestion des ressources naturelles, la faiblesse des systèmes éducatifs et des marchés intérieurs, l'absence de réformes et l'instabilité politique de certains pays pourraient compromettre à terme le développement de la région. L'Asie du Sud-Est hésite encore sur la voie à prendre, au risque de faire jouer les réflexes nationalistes et les tentatives de repli sur soi. Établissant une rétrospective des principaux événements de l'année 2010, ce livre aide à mieux comprendre les grands enjeux de l'année 2011 dans une région de près de 600 millions d'habitants qui, plus que jamais, joue un rôle d'interface entre les grands pôles asiatiques. Grâce au travail de terrain tout au long de l'année d'une vingtaine de chercheurs et d'experts européens et asiatiques, Asie du Sud-Est 2011 offre un décryptage pertinent et contemporain d'une actualité asiatique complexe, dense et dynamique. Outre une analyse claire, détaillée et passionnante, Asie du Sud-Est 2011 propose de nombreux outils pratiques sur l'Asie du Sud-Est : une chronologie détaillée de l'année, les adresses des différents centres de recherche francophones et internationaux, une liste des formations et des centres de documentation relatifs à l'Asie du Sud-Est, une bibliographie des principaux ouvrages publiés au cours de l'année, ainsi qu'un référencement des meilleurs sites Internet institutionnels et communautaires sur la région.
Nombre de pages
410
Date de parution
24/03/2011
Poids
459g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782846542722
Titre
L'Asie du Sud-Est 2011. Les événements majeurs de l'année
Auteur
Leveau Arnaud ; Tréglodé Benoît de
Editeur
INDES SAVANTES
Largeur
140
Poids
459
Date de parution
20110324
Nombre de pages
410,00 €
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Quinzième puissance économique mondiale, membre du G20, la Corée du Sud est en pleine ascension. Souffrant d'un déficit de reconnaissance au niveau internationale, le pays s'est engagé dans une ambitieuse politique de recherche et de développement, de conquête de nouveaux marchés extérieurs, de développement de son industrie militaire et de diffusion de sa culture à l'étranger. Mais, coincée entre quatre géants (Chine, Japon, Russie et Etats-Unis) et prisonnière du face-à-face avec le frère ennemi nord-coréen, Séoul ne dispose pas encore d'une puissance politique en rapport avec son dynamisme économique. Pour y remédier, la Corée du Sud cherche à se présenter désormais comme un pilier de la sécurité en Asie du Nord-Est, et promeut son modèle de développement auprès des pays moins avancés d'Asie du Sud-Est, d'Asie Centrale et d'Afrique. Ce livre fait un point complet sur l'un des acteurs les plus dynamiques des nouvelles relations internationales.
La Chine n'est pas toujours tendre avec ses enfants. Guerre, famine, répression, cadre social trop rigide ont poussé nombre de citoyens vers d'autres terres. Aujourd'hui, les Chinois sont partout représentés. Mais c'est dans le Sud-Est asiatique que leur influence est la plus considérable. Si tous n'y font pas fortune, tant s'en faut, ils y exercent collectivement une influence économique majeure. En Thaïlande, 80 % des capitaux seraient entre les mains de nationaux aux origines chinoises plus ou moins anciennes. Mieux, ils sont maintenant devenus politiquement si influents que l'on parle parfois de Bangkok comme d'une ville chinoise. Leur présence est également très ancienne au Viêt Nam, mais leur intégration y a été bien moins aisée. A Hanoi comme à Hô Chi Minh-Ville, leur présence et les modèles qu'ils véhiculent font aujourd'hui encore l'objet de nombreux débats. Arnaud Leveau retrace ici les itinéraires des " fils du dragon ", de leur terre d'origine aux pays d'accueil dont ils contribuent désormais à forger le destin.
Des steppes mongoles aux mégapoles coréennes, des sanctuaires thaïlandais aux montagnes sacrées de l'Himalaya, l'invisible continue de façonner des décisions très concrètes : stratégies présidentielles, projets miniers, alliances militaires ou mobilisations sociales. Dans plusieurs pays d'Asie, consulter un chamane, apaiser un esprit tutélaire ou interpréter un signe ne relève pas du folklore : c'est un acte politique.Fondé sur près de trente ans de terrain et d'enquêtes, cet ouvrage propose une lecture originale de l'Asie contemporaine. Il montre comment pratiques chamaniques, cosmologies locales et rituels de puissance s'entremêlent aux logiques de sécurité, de modernisation et de souveraineté qui structurent les politiques nationales et les rapports de force régionaux.Arnaud Leveau y développe le concept de « réalisme chamanique », une grille d'analyse qui complète les approches classiques des relations internationales. À la croisée de l'enquête, du récit et de l'essai géopolitique, ce livre éclaire la manière dont États, dirigeants et sociétés mobilisent l'invisible pour orienter leurs choix et révèle une dimension souvent ignorée du pouvoir en Asie.
Et si nos partenaires stratégiques les plus structurants n'étaient pas nos voisins, mais ceux qui partagent nos vulnérabilités et notre vision du monde ? A première vue, tout oppose la France et la Corée du Sud. Pourtant, ces deux démocraties font face à une même condition stratégique. Dans un monde où la guerre est revenue et où technologies et chaînes d'approvisionnement sont devenues des instruments de puissance, ni Paris ni Séoul ne peuvent compter sur un seul allié ni se résoudre à l'isolement. Elles sont des "puissances moyennes avancées" : trop fortes pour se soumettre, pas assez pour imposer seules leurs règles. Fruit de vingt ans de recherches, cet ouvrage propose une conversion du regard. Il montre comment la France et la Corée du Sud partagent une même grammaire de la souveraineté, une même quête d'autonomie stratégique et une même urgence à bâtir des écosystèmes résilients. Par-delà la géographie, un partenariat de nécessité s'impose comme une réponse aux recompositions du monde contemporain.
L'histoire de la Révolution et de l'Empire s'est écrite en tenant compte, entre autres, d'une littérature abondamment produite par les acteurs des années 1789-1815. Mais derrière la célébrité des textes d'une marquise de La Rochejaquelein, d'un baron Marbot ou d'un sergent Bourgogne se cache l'histoire éditoriale de ces ouvrages, parfois rocambolesque, souvent aventureuse, toujours passionnante. À partir de 1814 en effet, des textes des témoins de la Révolution et de l'Empire passent du domaine privé à l'espace public, et contribuent à marquer la culture romantique et l'identité nationale de leurs récits. Forts connus, ces textes n'ont pourtant jamais été l'objet d'une histoire expliquant comment ils sont devenus des livres. La façon dont les témoins ont mis par écrit leurs souvenirs est pourtant riche d'enseignements sur la portée des événements révolutionnaires et impériaux. Elle éclaire aussi le rôle de la mémoire dans la culture romantique, politique et nationale du XIXe siècle. Elle révèle comment les héritiers de ces acteurs se sont sentis à leur tour investis de la mission de transmettre aux générations futures des témoignages dont certains n'étaient initialement voués qu'à exister dans un cercle privé. Natalie Petiteau se livre ici à une étude systématique des processus de mise par écrit et de publication des mémorialistes de la Révolution et de l'Empire, en mettant toutefois l'accent sur les témoins des années impériales, plus nombreux et plus célèbres. Quelques études de cas montrant par ailleurs l'apport de ces textes aux historiens prolongent ce travail.
Cet ouvrage est le troisième de quatre volumes, dont les deux premiers sont parus en 2019 et 2020. Le premier, intitulé « l'Inde entrevue », est consacré aux deux Compagnies, celle de Colbert et celle de Law, aux comptoirs et à leur commerce, à la politique de Dupleix et à la rivalité franco-britannique, qui se termine par la mainmise de l'East India Company et à l'éviction complète des intérêts français dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, des officiers napoléoniens qui administrent le royaume sikh du Punjab et des missionnaires catholiques entretiennent une présence française dans un pays où la France ne joue plus aucun rôle. Elle végète dans ses misérables comptoirs jusqu'au Second Empire quand, grâce aux progrès du libre-échange au Royaume-Uni, grâce à l'essor de l'émigration indienne aux colonies à sucre, grâce à son industrie textile, Pondichéry connaît un spectaculaire renouveau. Le second volume traite de la politique d'assimilation de la Troisième République dans ses comptoirs, dont tous les habitants sont dès 1871 proclamés citoyens et électeurs sans distinction de couleur, de religion ni de caste. Imposée sans concertation préalable par le pouvoir central, cette politique qui se veut décentralisatrice produit des effets désastreux, conférant le pouvoir à un parti indien réactionnaire et anti-français, puis, à partir de 1906, à de véritables maffias politiques. Les effets de l'assimilation se font sentir jusqu'au dernier moment : héritière de sa devancière, la IVe République ne peut céder ses établissements à l'Inde de Nehru sans consulter leurs habitants qui sont des citoyens français. Or, le parti du Congrès ne veut pas d'un référendum. Le troisième et le quatrième volumes sont consacrés aux regards et aux influences croisés. Les représentations de l'Inde en France, l'image et l'influence de la France en Inde, les perceptions du nationalisme indien en France et les relations bilatérales après l'indépendance de l'Union indienne jusqu'à nos jours. Le quatrième volume « Les relations bilatérales » est la suite du troisième et reprend la bibliographie et un index général. Jacques Weber, professeur émérite d'Histoire contemporaine à l'université de Nantes, membre de l'Académie des Sciences d'outre-mer, grand spécialiste de l'Inde à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages, et de l'histoire coloniale. Il a publié aux Indes savantes : Les Relations entre la France et l'Inde de 1673 à nos jours ; Littérature et Histoire coloniale (ouvrage collectif ) ; Le Siècle d'Albion. L'empire britannique au XIXe siècle (1815-1914) ; Les Elections législatives et sénatoriales outre-mer (1848-1981) avec L. Jalabert et B. Joly."
L'auteur raconte l'histoire culturelle du travail selon les variations du regard que l'homme porte sur sa propre nature du milieu du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Il indique les voies par lesquelles cette vision de l'homme et de son labeur sont devenus des normes juridiques. Le foisonnement des doctrines pour définir le travail mais encore pour instaurer un ordre social qui face sa place à celui-ci est tel qu'il est difficile de trouver des césures chronologiques claires, étant posé une fois pour toute que la Grande Révolution ne fut pas un bloc. En deux siècles, le travail change de base aussi sûrement que l'homme change ses propres assises.