Mémoire de Bénarès. Territoires, religiosités, controverses, Textes en français et anglais
Jugand Julien ; Leucci Tiziana
EHESS
26,80 €
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EAN :9782713233999
Bénarès, Banaras, Kasi ou Varanasi, est sans doute la ville indienne la plus célèbre, symbole d'une "Inde éternelle" hindoue, rythmée par les flots du Gange. Cet ouvrage s'intéresse à la manière dont cette "idée de Bénarès" (M. S. Dodson), souvent présentée comme immémoriale, est en fait et avant tout un produit de la modernité, construit en dialogue avec les enjeux sociaux qui traversent la ville. Bénarès tient ainsi davantage d'une multiplicité de "lieux de mémoire", selon la formule de Pierre Nora, que du symbole monolithique et sacré de l'hindouisme, tant y cohabitent de nombreux acteurs, monuments et espaces significatifs de mémoires collectives, locales comme globales. Les contributions d'historiens, anthropologues, sociologues et politologues réunies ici abordent Bénarès autant par l'histoire coloniale et post-coloniale que par les études des pratiques contemporaines. L'ouvrage fait dialoguer les représentations régionales comme nationales (via le cinéma) et internationales (à l'instar de la communauté hindoue de l'île Maurice et de générations d'artistes et voyageurs européens), dévoilant, par-delà l'image archétypale de la ville, un entrelacs de communautés, de savoirs et savoir-faire ainsi que d'imaginaires, eux-mêmes objets de divergences, voire de controverses. A rebours des clichés et stéréotypes sur son apparent "immobilisme", Bénarès apparaît comme un lieu de débats politiques, de conflits religieux et d'enjeux sociaux qui ont participé à transformer et redéfinir le sous-continent indien jusqu'à nos jours. Julien Jugand & Tiziana Leucci
Nombre de pages
257
Date de parution
13/06/2025
Poids
300g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782713233999
Titre
Mémoire de Bénarès - Territoires, religiosités, controverses
Auteur
Jugand Julien ; Leucci Tiziana
Editeur
EHESS
Largeur
160
Poids
300
Date de parution
20250613
Nombre de pages
257,00 €
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Cet ouvrage interroge les "musiques du passé" selon quatre angles complémentaires : les discours scientifiques qu'elles ont suscité quant à leur origine supposée ; les tentatives de classification dont elles ont fait l'objet lors des grands congrès de musicologie ; les matériaux sonores, qu'ils soient hérités d'une tradition ou qu'ils aient été reconstruits ; les supports utilisés pour préserver, archiver et transmettre ces musiques. Chercher à reconstruire les musiques du passé et leur histoire est une préoccupation ancienne. Depuis le XIXe siècle, l'imaginaire orientaliste a considérablement alimenté l'idée de l'existence de musiques "originelles" . Qu'il s'agisse de musiques "pharaonique" , "arabe" ou "hindoue" , une même référence au passé, vu comme prestigieux et immuable, a contribué à rationaliser les savoirs musicaux sur la base de filiations construites. Si la période orientaliste est relativement bien documentée, le présent volume s'attache plus spécifiquement aux manières de dire et de raconter le passé au cours du XXe jusqu'au début du XXIe siècles. En réunissant anthropologues et historiens, il invite à porter une attention particulière, non plus aux seules représentations du passé mais également aux processus concrets de sa mise en récit. Les différentes contributions s'intéressent aux élaborations émanant des disciplines scientifiques, comme la musicologie et l'archéologie musicale, ou encore celles qui se jouent dans la création artistique elle-même, deux domaines qui s'inscrivent également dans des enjeux politiques locaux, nationaux et internationaux.
Récit de récits, récit qui se met en scène et joue de lui-même, La Vie de Marianne est la révélation d'un Marivaux suraigu, ultra-moderne dans sa réflexion sur la littérature. Récit de récits, récit qui joue à constamment ramener et remanier une toujours même histoire et avec les mêmes faits - presque les mêmes mots - la changer du tout au tout d'un seul changement de tournure, La Vie de Marianne est de surcroît une fête du langage. C'est Jean-Pierre Faye qui aperçut le premier La Vie de Marianne "bâtie sur le thème d'un seul et unique récit, soumis à toutes sortes de transpositions" . C'est ce que l'on veut donner à voir ici : en train de se faire, le travail des mots, qui fait de La Vie de Marianne ce roman inachevé, qui, se transformant constamment en lui-même, semble de variation en variation, fuir à l'infini de tous ses possibles. Qu'à cette démarche fuguée l'oeuvre entière réponde comme un lieu d'échos infinis, et se révèle alors, fondée sur la "variation" , une certaine vision du monde de Marivaux, en harmonie avec la sensibilité de l'époque : La Vie de Marianne rejoint les oeuvres d'un Bach, d'un Watteau, d'un Meissonnier et se donne comme le chef-d'oeuvre rocaille de la littérature.
Francis Jutand: Directeur scientifique de l'Institut Mines - Télécom, formé à l'Ecole normale supérieure de Cachan (agrégation en physique appliquée en 1974), Francis Jutand débute sa carrière à Télécom ParisTech en 1975 où il fonde, en 1985, le département Electroniques. II rejoint Télécom Bretagne en 1992 pour en prendre la direction jusqu'en 1996. Il devient ensuite directeur scientifique de France Télécom R&D et contribue à la création de réseaux de recherche sur les technologies clés (multimédia, technologies de l'intelligence et de la connaissance, réseaux, logiciels, sécurité, mobiles, terminaux...). En 1997, il fait partie des membres fondateurs du Réseau national de la recherche en télécommunications (RNRT). En 2000, il devient, à sa création, le directeur du département STIC (Sciences et technologies de l'information et de la communication) au sein du CNRS. En 2004 et 2005, il travaille au développement de plusieurs pôles de compétitivité, et est plus particulièrement au pôle Cap digital dont il est le concepteur et un vice-président. II est également président du comité scientifique sectoriel STIC de l'ANR et vient d'être nommé membre du CNN. Depuis longtemps intéressé par une vision ouverte du monde et par la prospective, il dirige depuis 1998 le Club communication $ de Prospective 2100, et a crée au sein de l'Institut Mine - Télécom, avec le soutien de la Fondation Télécom, le Think tank Futur numérique en 2009.
Davy Christian ; Jugan Didier ; Leduc-Gueye Christ
La Bretagne, riche d'un patrimoine très varié, est traditionnellement réputée pauvre en décors peints monumentaux. Toutefois, le présent ouvrage vient largement déjouer cette idée reçue auprès du public. Depuis quelques décennies, les peintures monumentales, que ce soient les peintures murales ou bien celles sur support de bois tels que les lambris peints, ont peu à peu été dévoilées au gré des recherches et des chantiers de restauration, depuis des décors disparus seulement documentés par les archives jusqu'à la mise au jour et l'étude de vastes cycles peints. A travers les contributions de professionnels issus d'horizons divers - chercheurs, historiens, conservateurs, restaurateurs-, le présent ouvrage, richement illustré, témoigne de la large palette iconographique, chronologique, technologique et stylistique des décors peints en Bretagne du Moyen Age au XXIe siècle. Cette publication porte à la connaissance aussi bien des passionnés du patrimoine breton que des scientifiques les peintures monumentales récemment mises en lumière, mais donne aussi l'état actuel de la recherche sur les décors déjà connus. Cet ouvrage invite désormais à regarder les peintures monumentales de Bretagne d'un oeil plus éclairé pour mieux les faire sortir de l'ombre et poursuivre les découvertes et redécouvertes.
L'Homme poursuit l'enquête engagée dans le précédent numéro : quelle est donc cette curieuse chimère à deux têtes qui orne sa couverture depuis sa fondation ? Selon Claude Lévi-Strauss, qui l'a choisie, il s'agirait d'un "dieu Tortue" de la culture pré-colombienne Coclé, en Amérique centrale. Que sait-on de cette culture et de ses productions graphiques ? A quel genre de dieu, et à quel genre de tortue, correspond ce personnage ? Et que dire de la bicéphalité joyeuse et hypnotique qui le caractérise ? Richard G. Cooke et Carlo Severi apportent quelques éclaircissements sur ces questions. Trois "Etudes & Essais" forment le coeur de ce numéro, illustrant une nouvelle fois l'ouverture épistémologique de notre revue. Camille Chamois explore à quelles conditions ethnographiques, philosophiques et psychologiques une théorie perspectiviste peut envisager la multiplicité de points de vue d'êtres différents, humains ou non humains. Abigaël Pesses nous conduit ensuite chez les Karen de Thaïlande et nous présente un curieux motif dessiné sur l'envers d'un plateau de riz, dans lequel toute une cosmologie se voit sobrement condensée afin de guider les morts sur le chemin de l'au-delà. Sophie Blanchy et Haddad Salim Djabir, pour leur part, restituent les échanges cérémoniels qui rythment et organisent les relations entre groupes de descendance sur l'île de Mohéli dans l'archipel des Comores, de même que le processus historique de la préservation de ces usages sous l'influence de riches marchands étrangers. Laurent Berger, enfin, clôt ce numéro par un nouveau commentaire critique du livre de Charles Stépanoff, Voyager dans l'invisible. Techniques chamaniques de l'imagination (La Découverte, 2019), en réexaminant la corréla¬tion entre naissance de la hiérarchie et mode de médiation reli¬gieuse. Il est ainsi question de cosmologies, dans ce numéro, et de la matière cérémonielle et picturale par laquelle une population figure - et donc rend disponible - le monde relationnel qu'elle habite et qu'elle produit.