Cassé, brisé " (Edmonde Charles-Roux) par la mort subite, à la mi-juin 1970, d'Elsa Triolet, sa compagne et Muse de 42 années, le vieil Aragon fait sensation quand il réapparaît quelques mois plus tard en public : il a totalement changé d'apparence, s'habille chez des couturiers en vogue et se fait accompagner de jeunes gens qui ne sont toutefois pour la plupart que de simples compagnons, attentifs et fascinés. N'empêche. Le tout fait jaser. Ou prête encore à dénigrement d'un personnage déjà bien contesté. De quoi, en tout cas, relancer " le mystère Aragon ", Hugo, ou Chateaubriand, du XXe siècle, l'homme aux masques et le chantre du " Mentir-vrai " : comment " le Fou d'Elsa " a-t-il pu taire si longtemps ce qu'il nomme lui-même " une autre façon d'aimer " ? Pourquoi, d'autre part, s'obstine-t-il dans sa fidélité à un parti, le parti communiste bien sûr, qui passe bientôt à la trappe son cher journal, " les Lettres françaises " ? Et à une idéologie dont, un peu plus tôt, à propos de la Tchécoslovaquie " normalisée ", il a dénoncé quelques méfaits ? Une chose est sûre : à l'évidence ébranlé (pendant un an, il exigera de sa gouvernante italienne qu'elle dispose à table le couvert de la Disparue), désabusé sans doute, dupe de rien, ou de peu, il manifeste toujours un " goût de vivre ", ou de survivre, qui stupéfie son entourage. Pour ne rien dire d'une curiosité inchangée et si diverse. Douloureuse aussi, contradictoire parfois, provocatrice à l'occasion, la fin de vie d'Aragon n'avait fait à ce jour l'objet que d'un unique témoignage signé de son ami et héritier, le poète Jean Ristat. Pour la reconstituer, l'auteur a rencontré de très nombreux témoins, proches, compagnons, célèbres ou parfaitement inconnus. Au fil de leurs confidences souvent inédites, ils le disent tous à leur façon : " le dernier Aragon " n'avait pas tombé tous les masques, mais il a dévoilé une humanité qui était jusqu'alors plutôt l'apanage de son oeuvre.
Nombre de pages
197
Date de parution
12/05/2010
Poids
254g
Largeur
143mm
Plus d'informations
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EAN
9782360130054
Titre
Le dernier Aragon
Auteur
Lestrohan Patrice
Editeur
RIVENEUVE
Largeur
143
Poids
254
Date de parution
20100512
Nombre de pages
197,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Même s'il n'a jamais été président de la République, Edgar Faure (1908-1988), ami de jeunesse de Pierre Mendès France, longtemps familier de François Mitterrand, aura été l'un des personnages les plus importants de la vie politique française d'après guerre. II a été deux fois président du Conseil, en 1952 et 1955. Et douze autres fois ministre sous la IVe (aux Finances, notamment) et la Ve : c'est à lui, le " grand ministre ", que de Gaulle confie, avec succès, l'Éducation nationale au lendemain de Mai 68. Il est ensuite président de l'Assemblée nationale (1973-1978). Il a été à l'origine d'événements d'importance, comme l'indépendance du Maroc et, pour partie, celle de la Tunisie. Supérieurement cultivé, curieux de tout, il a aussi écrit des chansons, publié des romans policiers et des biographies. Surtout, il a sans doute été l'homme politique le plus drôle de notre histoire ; vingt ans après sa disparition, ses amis et anciens collaborateurs citent encore ses kyrielles de bons mots et de blagues. Edgar, car on ne l'appelait qu'ainsi, était amusant : ça manque dans le paysage contemporain.
Biographie iconoclaste de l'icône Aragon. Le journaliste du Canard Enchaîné Patrice Lestrohan raconte avec force références la deuxième vie du poète après la mort d'Elsa, entre scandale et pulsions de vie et de liberté. En poche. - Une biographie iconoclaste de l'icône Aragon - Un travail fouillé et référencé d'un journaliste réputé, ayant travaillé au Canard Enchaîné et décédé depuis. -Le cinquième titre de la collection de poche "Pépites" qui remet en valeur des textes de grands écrivains ou sur des grandes personnalités dans le geste graphique de l'artiste France Dumas ((portrait façon gravure sur bois)
Dans la nuit du 15 au 16 octobre 1959, la 403 de François Mitterrand est criblée de balles devant les jardins de l'Observatoire où lui-même a trouvé refuge pour échapper à ses assassins. Brillante figure de la IVe République, appelé à exercer les plus hautes fonctions, François Mitterrand vit depuis le retour du général de Gaulle au pouvoir et la mise en place des institutions de la Ve République une "traversée du désert". Cet attentat semble le remettre en selle, mais une semaine plus tard, Robert Pesquet, ancien député gaulliste passé chez les amis de Jean-Marie le Pen "lâche le morceau" : l'attentat était arrangé et Pesquet l'avait préparé, au détail près, avec François Mitterrand qui voulait ainsi regagner la faveur de l'opinion. L'exceptionnelle carrière politique de François Mitterrand ne se résume évidemment pas à l'Observatoire mais comment comprendre François Mitterrand sans revenir à l'Observatoire ? Patrice Lestrohan démontre que cet épisode a profondément marqué la pratique politique de François Mitterrand jusqu'à la fin de ses deux septennats. Il a eu accès à des témoignages inédits pour tenter de mettre un point final à cette affaire "abracadabrantesque". A un moment ou à un autre, tous les protagonistes ont menti.
Lamalle Jacques ; Lestrohan Patrice ; Rambaud Patr
Dès 1900, le dessin de presse a connu un engouement considérable. Les journaux les plus célèbres s'appelaient l'Assiette au Beurre, le Cocorico, le Rire. Le Canard enchaîné naît pour conjurer par le rire les horreurs de la Grande guerre. Après 1945, la guerre d'Algérie et Mai 1968, le dessin de presse se tourne davantage vers la comédie de m'urs et la satire de la société de consommation. Cet album est un kaléidoscope du XXe siècle?: la séparation de l'Église et de l'État, la guerre de 14-18, les années folles, le Front populaire, la montée de Hitler, les Trente Glorieuses, le règne de De Gaulle, Mai 1968, Mai 1981, les années Chirac, etc. Il se compose de 11 parties chronologiques et thématiques. À la fin du livre, un index thématique, une histoire du dessin de presse et une biographie de tous les dessinateurs. Tous les dessins ont été récupérés à la source et retravaillés en gravure pour restituer leur éclat d'origine. Aucun livre n'avait encore rassemblé autant de dessinateurs d'exception. L'album permet de retrouver en un seul volume Dubout et Sempé, Reiser et Cabrol, Moisan et Faizant, Bosc et Cabu, Serre et Pètillon, Wolinski et Tim...
Sensible au comique de situation comme à la force de l'improvisation du réel, l'acteur Thierry de Carbonnières écoute depuis des années les conversations dans le métro, entre deux ou trois stations. La (t)rame du quotidien est loin d'être banale : elle cache tout un mystère d'humanité avec sa drõlerie, son drame, ses émotions. L'auteur offre ici une sélection des perles enfilées au gré des lignes et des stations, avec humour et tendresse aussi.
Un roman à deux voix. Deux voix empruntées tour à tour par Edith Weibel pour explorer d'une écriture extrêmement fine et juste les moindres nuances de la relation à soi et à l'autre. Passages de gares en gares, défilés d'images zébrées derrière les vitres d'un train, voyage, voyage, encore voyage, ce livre de Sébastien Kérel semble a priori une sorte d'échappée dont on ne peur vraiment saisir le point de départ ni le point d'arrivée, seulement le sens, d'est en ouest. Pourtant, première découverte à l'ouest (de... ?), il y a ce bureau parisien, siège central de l'ennui quotidien, ce lieu où naissent tous les désirs d'ailleurs, fuir les ombres, repartir. Où ? N'importe, on y va : la Bretagne, le Golfe du Morbihan, et puis Tanger, le Maroc, et puis à nouveau la Bretagne, Belle-île, mais il faut aller plus loin, le Chili, jusqu'aux derniers mots d'une éternelle évasion, celle des " pêcheurs en cirés " qui comme les crabes ne savent pas où finit le monde". Notes éparpillées, poésies, correspondances, le chemin ne s'arrête '' jamais. La fin du livre n'est pas une fin, peut-être même le commencement. Roman ? Poème ? Ni l'un ni l'autre, ou un peu des deux. Carnet de bord, oui, en toutes formes, bouts de prose et de vers. Sébastien Kérel est bien un Arpenteur, un de ceux qu'on a envie de suivre, non pas pour découvrir les étapes du voyage, mais pour les fondre dans une sorte de confort crépusculaire, la douce lueur de l'Ouest, si peu près de tout.
L'histoire emblématique du "bon juge" Paul Magnaud qui fait la jurisprudence d'acquitter une mère de famille ayant volé du pain pour nourrir ses enfants, en 1898. Héros des uns, salaud des autres, le portrait d'un grand monsieur oublié, cerné par un magistrat et souligné par maître Henri Leclerc dans sa préface. - Un portrait emblématique d'un grand juge, Paul Magnaud, qui a fait jurisprudence en acquittant une voleuse "par nécessité" en 1898 - Une biographie historique écrite par un magistrat - Une préface d'un grand avocat engagé, maître Henri Leclerc, à la Ligue des droits de l'Homme - Le 7e titre de la collection de poche "Pépites" - Un environnement graphique original signé de l'artiste France Dumas
Kirk Douglas est né Yssur Danielovitch Demsky le 9 décembre 1916 dans l'Etat de New-York. Il aura donc 103 ans pour Noël 2019. En dehors de son autobiographie (Le fils du chiffonnier, bestseller mondial en 1988) et de plusieurs titres (J'ai croisé ma chance par accident, Dernier tango à Brooklyn), le lecteur francophone n'a pas accès à son dernier ouvrage (Let's face it), et curieusement à aucune biographie française depuis le Kirk Douglas de Roland Lacourbe en 1980, sur celui qui reste le dernier des grands monstres sacrés encore vivants du cinéma américain des années 50 et 60. La collection Riveneuve Cinéma permet d'offrir la biographie et la filmographie d'un acteur d'exception, mais aussi des analyses de chacun de ses films. Issu d'une famille d'immigrés juifs biélorusses, il s'illustre dans tous les genres. Il tourne dans le western La Captive aux yeux clairs et dans de grands classiques comme Les Ensorcelés et La vie de Vincent Van Gogh, tous deux réalisés par Vicente Minnelli, et joue Spartacus, un des rôles qui lui collera le plus à la peau. L'acteur se retire du cinéma en 1993, après une crise cardiaque. Il reçoit un Oscar d'honneur pour l'ensemble de sa carrière en 1996.