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Travail et précarité. Les "working poor" en Europe
Lestrade Brigitte
L'HARMATTAN
28,01 €
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EAN :9782296544239
Depuis la fin des trente glorieuses, la pauvreté s'accroît, la pauvreté des enfants, des familles monoparentales, des personnes âgées. Plus récemment, la pauvreté a pris un nouveau visage, celui des "working poor", ces salariés qui ont un emploi, mais qui ne parviennent pas à vivre du fruit de leur travail. Ce phénomène, peu étudié jusqu'à présent en Europe, concerne actuellement des dizaines de millions de travailleurs dans tous les pays européens, et leur nombre augmente sans cesse. Comment expliquer ce phénomène ? Certains avancent la tertiarisation du marché du travail et son cortège d'emplois de service sans qualification et mal payés, d'autres citent la dérégulation du marché de l'emploi, favorisant la précarisation du statut de salarié avec le développement de l'intérim, des CDD et du travail à temps partiel, d'autres encore incriminent l'instabilité des ménages ou l'insuffisance, voire l'absence de salaire minimum garanti. Il s'agit d'un problème complexe, qui représente un défi pour les sociétés européennes : l'écart entre les riches et les pauvres s'accroît, imposant des tensions extrêmes au tissu social. Les gouvernements le savent qui tentent de lutter tant par des mesures financières que par l'extension des offres de formation aux populations défavorisées. Mais leurs politiques sont-elles adaptées ? Les auteurs de cet ouvrage s'interrogent : quelles aides proposer aux salariés pauvres ? Le SMIG est-il efficace ? L'emploi est-il la meilleure protection contre la pauvreté ? Ou bien l'introduction d'une allocation universelle ? Comment assurer un écart raisonnable entre rémunération du travail et salaire de substitution ? Quel rôle pour les syndicats, les associations ? Autant de questions redoutables et beaucoup d'autres auxquelles nos gouvernements devront trouver des réponses.
Nombre de pages
267
Date de parution
10/05/2011
Poids
390g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296544239
Titre
Travail et précarité. Les "working poor" en Europe
Auteur
Lestrade Brigitte
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
390
Date de parution
20110510
Nombre de pages
267,00 €
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Le thème de l'immigration, omniprésent dans les médias, suscite craintes et espoirs dans nos pays européens riches. Crainte de l'aggravation du chômage et de l'accroissement de l'insécurité ; espoir en termes de croissance économique. Espoirs et craintes mêlés qui alimentent de vives polémiques : concernant la culture d'une part - enrichissement par l'ouverture et la diversité, mais aussi chocs, notamment religieux -, l'habitat et l'équilibre des comptes sociaux d'autre part. Les craintes semblent prendre le dessus, renforcées par la crise financière à laquelle les pays cherchent une réponse nationale au lieu d'unir leurs forces. Les flux migratoires en provenance des pays pauvres ne faiblissant pas, loin de là, les pays européens tentent, dans la confusion, d'ériger une barrière autour de la " forteresse Europe ", dans une vaine tentative de protéger leur marché du travail contre l'afflux d'immigrés prêts à accepter n'importe quel emploi pour échapper à la misère. Les auteurs de cet ouvrage se penchent sur les questions que soulève l'immigration du travail dans les grands pays européens, qui doivent tous faire face à des problèmes analogues. Problèmes analogues, réponse européenne commune ? Voilà la question à laquelle cherche à répondre cet ouvrage.
Le marché du travail est en pleine mutation. Le travail dit normal perd du terrain, supplanté de façon croissante par une variété de formes d'emploi atypique. Que ce soit le travail à temps partiel, le contrat à durée déterminée, la fausse indépendance, le travail temporaire ou une combinaison de plusieurs de ces formes, les pays industrialisés assistent actuellement à une prolifération d'emplois qui allient la précarité du statut des salariés aux besoins de flexibilité dans l'organisation des entreprises. L'Allemagne ne fait pas exception, sauf pour ce qui est du travail temporaire. Avec 0,7 % de la population active travaillant dans l'intérim, l'Allemagne a le taux d'intérimaires le plus bas des pays industrialisés comparables, trois à cinq fois inférieur à celui de la France ou de la Grande-Bretagne. C'est à l'analyse de cette spécificité allemande que s'attachera cette étude, spécificité qui plonge ses racines dans la genèse de l'intérim et qui met en perspective la conception allemande du travail. La société outre-Rhin privilégie le travail permanent ; le code du travail en témoigne. Comment parvient-elle à concilier ce besoin de stabilité avec le recours croissant de l'économie à l'éphémère ? Les compromis trouvés montrent que le fameux consensus social à l'allemande n'a pas dit son dernier mot.
Le maintien en activité professionnelle des salariés seniors est un sujet qui préoccupe toutes les sociétés en Europe. L'allongement continu de la durée de la vie allié à une démographie qui n'assure plus le actifs et nette ment des générations, induit un déséquilibre profond entre actifs et retraités, entre jeunes et vieux. Les déficits des comptes sociaux en attestent. La plupart des pays européens confrontés au vieillissement de leur population envisagent d'en faire porter le fardeau financier à leurs salariés en retardant l'âge du départ à la retraite, ce qui pose le problème du maintien en activité des salariés seniors. Or, le prolongement de l'activité professionnelle des seniors commandé par les finances publiques autant que par l'amenuisement du nombre de salariés jeunes se heurte à de nombreux obstacles. Un des principaux est l'attitude réticente des employeurs, publics ou privés, à l'égard des seniors. C'est ainsi qu'un tiers seulement des salariés âgés de 55 à 64 ans sont encore actifs en France, un des taux les plus bas d'Europe.Les problématiques abordées dans ce recueil nous concernent tous. Les jeunes, parce que ce sont eux qui financent le déficit des assurances retraite et maladie, les salariés d'âge moyen parce qu'on est considéré comme "vieux" de plus en plus tôt, et les salariés seniors en raison des difficultés de sortir du chômage. Il fait le bilan de la situation en Europe, des problèmes, mais aussi des solutions trouvées ailleurs. Les contributions des chercheurs réunies ici tentent de dégager des pistes pour trouver des solutions qui ménagent tant les aspirations individuelles au bonheur de la retraite que la nécessité pour les pays d'être compétitifs. Les mesures timides et désordonnées amorcées par les gouvernements européens auront-elles un impact réel sur le maintien en activité des salariés âgés et, partant, sur le choix de société du futur?
Lestrade Brigitte ; Kuroda Kenji ; Thomann Bernard
Cet ouvrage a pour ambition de faire découvrir autrement le Japon si proche et si lointain à la fois, rejeté quelque peu dans l'ombre par son encombrant voisin chinois. Devant l'explosion économique de la Chine conquérante, qui en France sait que le Japon est enfin sorti de sa léthargie vieille de plus de dix ans pour se projeter vers l'avenir ? Pendant cette période sombre pour le pays, souvent qualifiée de " décennie perdue " par les Japonais, le chômage a presque triplé, la précarité s'est accrue et les naissances se sont effondrées. Mais voilà que le Japon se relève et prend sa revanche. Les auteurs de ce recueil, tant français que japonais, se penchent sur cette renaissance étonnante, sur la nouvelle vitalité de ce pays qui s'ingénie à transformer les structures de la société - en mettant à contribution les anciens et en inventant une nouvelle culture des jeunes - et à aménager ses villes dans le souci d'allier tradition et modernité, en cherchant à ne rien perdre de ce qui fait son originalité tout en s'appropriant à sa manière les influences du monde.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.