L'Allemagne pouvait-elle à son tour posséder un Théâtre National? Repenser l'art du jeu? Créer un répertoire? Définir une esthétique qui lui soit propre? Lessing l'a cru, passionnément. L'échec de l'"entreprise" installée dans la plus puissante des cités hanséatiques fut patent. Pourtant, la parution (1769) de la Dramaturgie de Hambourg représente une date majeure dans l'histoire des lettres allemandes. Ce texte devenu mythique, souvent vilipendé en France pour sa mise en cause virulente de la tragédie classique, il fallait le rendre accessible, intégralement, dans notre langue. Fondateur outre-Rhin de la critique théâtrale, Lessing était attaché à la dimension universaliste, humaine et civique du spectacle. Sa réévaluation des poétiques ou des oeuvres d'Aristote, Corneille, Voltaire, Maffei, Shakespeare, Diderot et Hurd, installe de façon très moderne au coeur de sa réflexion la relation qui unit l'auteur, l'acteur et le public.
Nombre de pages
592
Date de parution
03/05/2010
Poids
1 048g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782252036914
Titre
La dramaturgie de Hambourg
Auteur
Lessing Gotthold Ephraim ; Valentin Jean-Marie
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
150
Poids
1048
Date de parution
20100503
Nombre de pages
592,00 €
Disponibilité
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1187, Jérusalem. Au c'ur du chaudron brûlant allumé par les Croisades. Saladin vient de reprendre la ville aux Croisés. Victorieux, il agit vis-à-vis des juifs et des chrétiens dans un esprit de tolérance inconnu jusqu'alors. Seuls les Templiers, qui tuent en invoquant Dieu, ne trouvent pas grâce à ses yeux. Or, fait inouï, il vient justement d'en épargner un, un jeune. Et Jérusalem bruit de rumeurs. Ce jeune homme, alors qu'il erre, mélancolique, par les rues de la ville, sauve à son tour des flammes une jeune fille juive- acte, lui, hors normes pour un Templier... Le père de cette dernière, un riche marchand, revient d'un long voyage... La " folle journée " peut commencer. En imaginant ainsi la rencontre d'un musulman apôtre de la tolérance, d'un juif sympathique, et d'un chrétien assailli par le doute, Lessing, en 1779, bouscule les représentations de son temps (et du nôtre ?).
Jérusalem. De retour de Babylone, Nathan, richissime commerçant juif, apprend qu'un templier a sauvé sa fille des flammes. Le templier doit la vie au sultan, Saladin, qui revoit en lui son frère.Lessing, figure de proue du rationalisme, transpose la lutte au théâtre. Il "réunit" lors de la troisième croisade (au XIIe siècle) les trois grandes religions monothéistes à travers leurs représentants majeurs et développe sa pièce comme un stratège supérieur livrerait bataille, sans jamais se départir d'une sérénité supérieure, proche du merveilleux. Dernière pièce de l'auteur, elle en est aussi la plus achevée, déterminante pour la dramaturgie allemande. Le propos aussi tranchant que subtil ?on y joue beaucoup aux échecs, et même on y "joue avec le jeu" ?s'articule sur une mécanique dramatique redoutable : obligations, liens cachés, dépendances, cas de conscience religieux& dont toujours la sagesse s'affranchit par sa seule limpidité. La traduction de l'allemand, de F. Rey, a été conçue pour le jeu théâtral. Elle rend au mieux la saveur et les effets de la langue du grand dramaturge allemand. --Bertrand Gosselin
17 août 1763. La guerre de Sept ans vient de finir. Un officier de l'armée prussienne, le major von Tellheim a fait cette guerre sans conviction. Il s'est ruiné en payant la rançon exigée par la Prusse d'une ville de Saxe. Sa générosité le fait soupçonner de trahison, il est mis en disponibilité. Amoureux et aimé d'une riche Saxonne, Minna von Barnhelm, il veut renoncer à elle pour ne pas être à sa charge. Elle le rejoint dans une auberge de Berlin et lui fait croire qu'elle aussi est ruinée. Au moment où fortune et considération sont rendues à l'officier, Minna fait semblant d'adopter la même attitude que lui. Drame, réconciliation, mariage...
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.