Illettrisme en Guyane. Enquête sociologique auprès de jeunes en stage de formation
Lescure Emmanuel de ; Establet Roger
L'HARMATTAN
23,50 €
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EAN :9782738485243
Depuis 1984, la France reconnaît l'existence de l'illettrisme et s'est dotée d'une politique de lutte contre ce "fléau". Qu'en est-il en Guyane ? Le concept d'illettrisme est-il pertinent dans le contexte pluriethnique et multilingue de ce département d'Outre-mer ? Quels sont les effets de l'importation de cette catégorie particulière d'assistance ? Examinant les conditions de réception de la notion d'illettrisme en Guyane et les implications particulières de son utilisation, Emmanuel de Lescure nous décrit "un problème social" importé, frappé d'innocuité par l'importance de l'analphabétisme. De plus, le travail de catégorisations et de désignations que cette notion induit ne permet pas d'appréhender les rapports qu'entretiennent les différents groupes ethniques avec l'univers de l'écrit. Alliant l'enquête à l'analyse, l'auteur s'interroge sur l'opposition entre "lettrés" et "illettrés" au moyen d'une comparaison entre deux publics de jeunes en stage de formation, l'un défini comme "illettré" et l'autre comme "non qualifié". L'examen des origines et des trajectoires sociales met en évidence la situation de cumul des handicaps des personnes désignées comme illettrées. Si les caractéristiques sociales objectives des deux populations les distinguent clairement, la prise en compte de la similitude de leurs stratégies d'insertion professionnelle infirme l'idée d'absence de pouvoir sur eux-mêmes et sur le monde qu'une conception misérabiliste impute aux illettrés.
Nombre de pages
252
Date de parution
01/02/2000
Poids
318g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738485243
Titre
Illettrisme en Guyane. Enquête sociologique auprès de jeunes en stage de formation
Auteur
Lescure Emmanuel de ; Establet Roger
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
318
Date de parution
20000201
Nombre de pages
252,00 €
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Depuis qu'il est comptabilisé, le nombre des agents de la formation ne cesse de croître. De 1982 à 2002, il a été multiplié par quatre. Cependant, cette explosion démographique s'accompagne d'une instabilité notoire. Dès les années 1960, des travaux sociologiques ont décelé les premiers indices d'un processus de professionnalisation sans que ce mouvement n'ait pu, jusqu'à présent, trouver une issue certaine, et ce, malgré l'apparition d'éléments d'unification identitaire. Comme l'ensemble des métiers relationnels, les agents de la formation se sont donc multipliés mais ils se sont aussi transformés et dispersés dans une multitude d'activités. Ce qu'il est, depuis la fin des années 1980, convenu de nommer les "métiers de la formation" constitue un ensemble vaste et disparate, regroupant des activités aux dénominations variées et une grande diversité de profils comme de statuts. Présentant les travaux sociologiques consacrés à cet ensemble flou, cet ouvrage a pour objectif d'appréhender la variété de ses segments. S'il s'intéresse d'abord au groupe dans son ensemble, il prête attention aux agents de la formation en entreprise, aux formateurs oeuvrant dans les politiques de l'emploi et, enfin, au cas de ceux pour qui l'activité de formation n'est qu'une activité occasionnelle. S'attachant, à la fois, à revenir sur les travaux fondateurs et à mobiliser les enquêtes les plus récentes, il a pour ambition de faire état de leurs transformations actuelles.
Lescure Emmanuel de ; Divert Nicolas ; Maillard Fa
Portée par des discours valorisant la mobilité et l'épanouissement professionnels, la perspective d'une reconversion se diffuse et des dispositifs sont proposés pour y parvenir. Pour la plupart des actifs, la reconversion professionnelle est indissociable d'un projet, fruit d'aspirations à un changement d'emploi, d'entreprise, de carrière, de conditions de travail mais il peut également être prescrit. L'expression "reconversion professionnelle" recouvre donc un ensemble de situations difficilement comparables. Comme le montre cet ouvrage réunissant des travaux d'enquêtes interrogeant les discours et les pratiques de reconversion dans différents contextes professionnels, les liens entre formations et reconversions s'avèrent complexes et la mobilité espérée n'est pas toujours garantie même lorsqu'une ou plusieurs formations ont été suivies. Dès lors, étudier les reconversions permet d'appréhender les évolutions du travail et de l'emploi mais aussi le rôle du capital social, du contexte familial ou encore l'importance des certifications dans la construction des trajectoires professionnelles.
Le mot formation est dans toutes les bouches et sous toutes les plumes, pourtant le passé de ce vaste domaine, mouvant et mal circonscrit, reste bien méconnu. Il ne s'agit pas ici d'apporter une réponse univoque à cette ample question, mais d'ouvrir par quelques touches ce que pourrait être une histoire de la formation. Six chapitres proposent une contribution originale. Des classes d'adultes de la fin du XIXe siècle à l'éducation et la formation tout au long de la vie des années 1990, en passant par le projet d'éducation permanente des années 1950-1960, la formation dans une grande entreprise, les cours de promotion sociale ou la professionnalisation des formateurs, plusieurs épisodes remarquables de cette histoire sont ici analysés ou mis en récit. L'ouvrage invite également les historiens à contribuer au développement de ce champ, il s'ouvre sur un état des lieux et se clôt sur un chapitre programmatique proposant des perspectives de recherche. Ce livre s'adresse à tous ceux qui considèrent possible de trouver dans l'analyse du passé des clefs de compréhension des situations présentes et donc aux formateurs et aux autres professionnels de la formation, aux responsables politiques, syndicaux, associatifs, locaux ou nationaux, aux chercheurs et aux profanes, au public de la formation continue ou de l'éducation permanente... à qui souhaite mettre en perspective les enjeux actuels du champ de la formation. Pour une histoire de la formation est le deuxième ouvrage issu des travaux du Groupe d'étude - Histoire de la formation des adultes (GEHFA), il vient à la suite de La construction du système français de formation professionnelle continue, coordonné par Emmanuel de Lescure, L'Harmattan, 2004.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.