Lescot David ; Blit-Robertson Wlodka ; Felenbok Pa
GALLIMARD
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EAN :9782070112227
Dans mon souvenir nous sommes assis sur un banc, place du Général de Gaulle, à Lille, c'est le mois d'octobre 2011, et Véronique me parle de son père. Elle me dit que dans un an et demi ce sera le soixante-dixième anniversaire de l'Insurrection du Ghetto de Varsovie. Elle me dit que son père, Paul Felenbok, est né à Varsovie avant la guerre, qu'il a vécu enfant dans le ghetto, que jusqu'ici il n'a jamais pu en parler publiquement, mais que maintenant il veut le faire. [...] Véronique me dit qu'elle voudrait qu'on fasse quelque chose, un spectacle, une pièce, que j'écrive un texte de théâtre, peut-être, sur l'histoire de son père dans le Ghetto." David Lescot, brillant metteur en scène et comédien, a rencontré en 2011 Paul Felenbok et Wlodka Blit-Robertson, deux rescapés du ghetto de Varsovie, dont ils ont pu s'échapper alors qu'ils étaient enfants. A leur demande, il a accepté de recueillir leur témoignage et d'en faire une pièce de théâtre. Cette mise en scène a obtenu un grand succès au Carré Montfort en 2014 et elle vient d'être redonnée au Théâtre de la Ville avec un accueil enthousiaste. L'auteur nous donne de cet épisode un témoignage bouleversant pour la collection Haute enfance. Ce texte est d'une rare intensité, comme le souligne Fabienne Darge dans un article du Monde : "Il y a ceux qui restent de cette histoire-là [...] à qui il incombe maintenant de transmettre l'histoire."
Nombre de pages
128
Date de parution
15/10/2015
Poids
200g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070112227
Titre
Ceux qui restent
Auteur
Lescot David ; Blit-Robertson Wlodka ; Felenbok Pa
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
200
Date de parution
20151015
Nombre de pages
128,00 €
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Charles Ponzi débarque en 1903 à Boston, jeune étudiant raté refusant de travailler, malgré l'offre d'un de ses oncles en Italie. Il vit de petits boulots et d'expédients jusqu?à ce qu'il apprenne qu'un compatriote, Zarossi, qui a prospéré grâce au commerce de cigares, s'est installé au Canada. Il y a monté une institution financière qui recueille les économies des immigrants en les attirant avec un taux d'intérêt mirobolant. Cette spéculation n'est possible qu'en système pyramidal, tant qu'il y a de nouveaux souscripteurs. Ponzi se fait engager chez le banquier Zarossi et a le temps d'apprendre tous les mécanismes de cette fraude. Le banquier s'enfuit en 1908 avec l'argent avant que la supercherie ne soit découverte. Ponzi se retrouve en prison pour un autre délit, au Canada d'abord, puis aux Etats-Unis pour avoir fait passer des clandestins d'une frontière à l'autre. Peu après sa sortie de prison, c'est en 1919-1920 qu'il met en place la technique d'escroquerie qui va porter son nom (quoique ce système de ?cavalerie? soit déjà auparavant connu et puni comme délit): il promettait à chaque investisseur un intérêt de 30 % en 45 jours et de 240 % en un an. Environ 40 000 personnes mordirent à l'hameçon en à peine un an. En fait, les intérêts des premiers étaient payés avec l'argent des nouveaux souscripteurs? jusqu?à ce que la confiance soit battue en brèche, que le rythme des souscriptions ralentisse et que la bulle n?éclate, faisant s?écrouler toute la chaîne pyramidale. Ponzi n?échappe alors pas aux procès qui s'enchaînent contre lui. Expulsé vers l'Italie, il entre au service de Mussolini en 1934 jusqu?à ce qu'il s'enfuie au Brésil où il finira sa vie. David Lescot utilise cette histoire vraie non pour reconstituer un pan de l'Histoire, mais plutôt parce qu'il a été frappé de la ressemblance avec des événements récents: ouragan à la Nouvelle-Orléans, spéculation incontrôlée puis crise financière majeure. C'est ce ?bégaiement de l'histoire?, et ce qu'il révèle des mécanismes économiques et de leurs faiblesses, qu'il a ici réussi à rendre clair, à dynamiser par une structure mobile et musicale. Le charme de l'escroc Ponzi tient autant à l'espoir qu'il allume chez ses victimes (une fortune rapide et sans effort) qu?à l?élégance avec laquelle il réussit à gripper la machine, une façon ?d'introduire une brèche poétique dans le réel?.
MariageUne femme permet à un Maghrébin d'obtenir la nationalité française grâce à un mariage blanc. Elle planifie les douze journées qu'ils passeront ensemble (une par mois) dans l'année qui vient, afin d`apprendre à se connaître, pour donner des gages à l'administration. Elle est à la fois prévenante, prévoyante et prévenue. Lors des premiers rendez-vous, c'est elle qui mène le jeu, lui fait goûter des plats français jusqu'à l'écoeurement, fabrique le souvenir de leur première rencontre. Mais les données vont changer, l'homme devient de moins en moins passif: il s'oppose à la mémorisation froide et calculée des détails de leurs corps comme éléments de vie commune, montre qu'il connaît son corps sans même qu'elle le lui ait dévoilé. La sensualité de cet homme et le récit d'un épisode marquant de son enfance l'élèvent au dessus du personnage qu'elle a rêvé. Il faut ensuite apprendre ce que l'on ne peut deviner les gestes et les odeurs intimes. Viennent ensuite les incompréhensions, les scènes de la vie commune, les petites lâchetés, la violence... Mais l'homme la laisse, et elle attend en vain celui qu'elle nomme à présent son "mari", son "époux".L'AssociationDans un immeuble qu'ils ont déblayé et réhabilité, les membres d'une association s'affairent. Le couple des permanents, Rivoalan et Dora, tente d'encadrer les activités des membres et accueille les nouveaux venus, Mme Benita et son neveu Landry. Ce qui unit les personnages un goût et un rapport très personnels aux objets rares ou de consommation courante. Ils les fétichisent (Pernette est fascinée par les gadgets), les dilapident (le trio), les détournent systématiquement de leur usage normal (Landry), les personnifient (Dora)... Les activités de groupe leur procurent un certain apaisement, mais le temps de l'insouciance est de courte durée. Bientôt, l'immeuble est inondé et l'utilité publique de l'association, n'est plus reconnue. Les contours du groupe se redessinent. Syriex embrasse la fiancée de son ami, qui la lui abandonne et s'enfuit; Rivoalan, qui s'est résigné à la dissolution de l'association, voit Dora lui préférer Landry qui prend héroïquement la tête de la résistance. L'immeuble est assiégé, mais les assaillants ne parviennent pas à entrer. Pour le moment.
Résumé : Mon fric : De l'enfance à l'âge mûr, l'argent rythme nos vies, au gré d'entrées fructifiantes, au fil des dettes. Les Epoux : Pendant quinze ans, Elena Petrescu et Nicolae Ceausescu ont mis la Roumanie à genoux. Ces dictateurs capricieux aux mains sales ont fait régner la peur au plus profond de chacun des Roumains, avant de finir exécutés devant les caméras de télévision. Leur biographie, ici racontée par eux-mêmes, est une comédie noire et grotesque, armée par la démesure.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.