Le Mexique préhispanique et colonial. Hommage à Jacqueline de Durand-Forest
Lesbre Patrick ; Vabre Marie-José ; Baudot Georges
L'HARMATTAN
39,00 €
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EAN :9782747564168
Jacqueline de Durand-Forest, ethnohistorienne, docteur ès Lettres, directeur de Recherches honoraire au CNRS, cette ancienne élève de J. Soustelle a enseigné la langue nahuatl, la littérature et la civilisation méso-américaines à l'EHESS puis à l'Université de Paris VIII. Auteur, entre autres, d'un Commentaire du Codex Ixtlilxochitl, de l'Histoire de la Vallée de Mexico selon Chimalpahin Quauhtlehuanitzin (Xle-XVIe siècles) et de la traduction du nahuatl de la Troisième relation de Chimalpahin, des Huehuetlahtolli-Témoignages de l'ancienne parole, et du manuel Parlons Nahuatl, elle s'est intéressée tout au long de sa carrière tant aux manuscrits pictographiques qu'aux chroniqueurs indiens coloniaux et à l'artisanat préhispanique. Elle a également profondément renouvelé l'étude de la religion aztèque et de l'évangélisation du Mexique central. Reprenant ses axes de recherche privilégiés, cet hommage se compose de trois parties principales : Iconographie et manuscrits pictographiques, Documents alphabétiques et chroniqueurs indiens, Evangélisation et Nouvelle-Espagne. Ce recueil multilingue sur le Mexique ancien regroupe les contributions de spécialistes réputés du monde entier : Allemagne, Belgique, Espagne, États-Unis, France et Mexique. Le lecteur trouvera dans ces 24 articles de nombreux éclairages sur la religion préhispanique (Tlaloc, Itzpapalotl, Huitzilopochtli, Tetzauhteotl, Xipe Totec), ses survivances coloniales, les chroniqueurs indiens (Chimalpahin, Ixtlilxochitl, Tezozomoc, Cristobal del Castillo) ou espagnols (Veitia). D'autres recherches concernent la littérature aztèque (Romances, Cantares, traduction et commentaire d'un chant complet), les manuscrits pictographiques (Codex Boturini, tonalpohualli, glyphes), la société aztèque (Templo Mayor, guerriers cuauhhuehuetque) ou bien l'adaptation de la réalité mexicaine aux modèles occidentaux (divination) ou inversement (exempla).
Nombre de pages
409
Date de parution
01/11/2004
Poids
740g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782747564168
Titre
Le Mexique préhispanique et colonial. Hommage à Jacqueline de Durand-Forest
ISBN
2747564169
Auteur
Lesbre Patrick ; Vabre Marie-José ; Baudot Georges
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
740
Date de parution
20041101
Nombre de pages
409,00 €
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« Je réinvente ma vie dans le désordre en mélangeant les temps, les lieux, les êtres chers, maisc'est tout de même ma vraie vie. Peut-être que cette journée est un cadeau plutôt qu'unempêchement et un rendez-vous manqué. J'attendais l'Italien, c'est Antoine qui est venu, dans lesilence de la ville qui est une autre ville, lointaine et familière à la fois ». Ce court récit est bien dans la manière de Michèle Lesbre: dans la lente dérive d'une journée de neige, les époques, les lieux et les hommes se superposent. De beau matin, la narratrice s'en va attendre sur un quai de gare un homme qu'elle ne connaît pas: elle a envie de nouer une conversation plus intime avec cet étranger qui, le mercredi, dans ce Café lunaire proche du Jardin des Plantes, évoque inlassablement Ferrare. Elle a pris sa journée, mais l'homme n'arrive pas. Dès lors, le temps s'étire, en autant de fondus enchaînés que favorise la blancheur environnante: la ville s'estompe, peu à peu remplacée par des images d'enfance, par d'autres lieux et d'autres villes. Au détour d'une rêverie surgit, figure centrale de ses souvenirs, « le lac immense et blanc », noyé sous la neige de l'Aubrac, où Edith Arnaud vécut ses premières amours et ses premiers combats politiques. Elle n'a jamais revu Antoine, le jeune homme en colère qui, à l'aube des années soixante, voulait changer le monde. Sa silhouette traverse pourtant le récit et bientôt se superpose à celle de l'Italien du delta du Pô, dont les brumes hantent le paysage mental de la narratrice. Mais peu importe le temps qui passe, la perte des illusions et les rendez-vous manqués. Dans le silence et la lumineuse blancheur de cette journée particulière, la solitude de cette femme qui a tant vécu n'a pas le goût des renoncements. Ses dialogues loufoques avec le corbeau freux du Jardin des Plantes sont bien au diapason de la mélancolie joyeuse de son existence. Une fois encore, Michèle Lesbre tend avec une bouleversante justesse le fil d'une vie minuscule à laquelle ses mots donnent tout son sens.
Un homme à sa fenêtre attend le retour de sa blonde. La vieille Miss épie le quartier : " Le monde est ailleurs, trop loin. " Ici les solitudes se côtoient, s'observent et se rassurent. Imperceptiblement, l'équilibre se rompt quand un homme étrange s'installe chez la petite Lorette. Il est engagé dans une sale histoire, où les destins de ces personnages - dont Michèle Lesbre dresse des portraits avec une précision remarquable, saisissant dans les gestes quotidiens les peurs, les manques et les désirs vont se croiser, et finir par s'anéantir dans un dénouement sanglant parfaitement inattendu.
Sami et Julie apprennent l'existence d'un souterrain dans l'enceinte de l'école. Celui-ci mènerait directement au château du comte de Froideveau, situé à 1 km de l'école. Incroyable ! Partir à la recherche d'un souterrain moyenâgeux : voilà de quoi motiver nos détectives en herbe. La gardienne de l'école les met pourtant en garde : elle a cherché ce souterrain pendant toute son enfance, sans jamais le trouver... Sami et Julie auront-ils plus de chance ...
J'ignorais où m'entraînait ce chemin qui serpentait dans la nuit pâle. Mon pas se perdait dans un profond silence que froissait parfois le vol d'un oiseau. Ce n'était pas vraiment la nuit mais plutôt un jeu complice entre ombre et lumière, peut-être l'effetto notte, comme l'appellent les cinéastes italiens. Il me semblait reconnaître le paysage, du moins avais-je l'impression d'une intimité avec la nature qui m'entourait et dans laquelle je cherchais des indices qui me l'auraient confirmé. Je dis "je" car je me reconnaissais sur ce chemin, cette façon un peu maladroite de marcher en hésitant. J'hésite toujours. Je me reconnaissais, je reconnaissais ma silhouette, ma chevelure emmêlée, le mouvement de balancier plutôt disgracieux de mes bras, cette façon de regarder sans cesse à droite et à gauche, je reconnaissais tout, sauf le manteau. Je n'ai jamais eu de manteau rouge." Michèle Lesbre.