Quatrième de couverture L’Oulipo (Ouvroir de littérature potentielle) est le groupe littéraire français le plus ancien du champ contemporain. Depuis 1960, il œuvre, réunion après réunion, publication après publication, à une refondation de la littérature à l’aide de contraintes d’écriture souvent inspirées des structures mathématiques et ludiques. Suivi de près par un petit cercle d’amateurs fidèles, connu des amoureux de jeux de langage comme des auditeurs des «Papous dans la tête» sur France Culture, largement exploité par les enseignants pour leurs classes, l’Oulipo a également influencé nombre d’écrivains et d’artistes contemporains, tant français qu’étrangers. Le catalogue de l’exposition qui se tiendra à la BnF (sur le site de la bibliothèque de l’Arsenal, où sont conservées les archives de l’Oulipo) vise à faire mieux connaître ce groupe à la fois ancien, marqué par de grandes figures comme Queneau ou Perec, et toujours actif. Il présente les arcanes d’un fonctionnement encore teinté d’une aura de mystère (la vie collective du groupe) et invite le lecteur à observer, à différentes échelles, les étapes d’une création aux contours multiples (manuscrits, mais aussi œuvres de groupes associés, les Ou-X-Po : Oubapo, Oulipopo, etc.). Pour demeurer fidèle à l’esprit de l’Oulipo, le catalogue propose, en même temps qu’un sommaire classique, des parcours ludiques et interactifs, fondés sur l’enquête et le jeu (trouver les contrepèteries et les phrases dissimulées dans les titres du catalogue, naviguer dans un sommaire fléché à la manière de L’Augmentation de Georges Perec, ou débusquer les contraintes d'écriture du catalogue). Des inédits ainsi que des créations oulipiennes viennent compléter le volume.
Nombre de pages
207
Date de parution
06/11/2014
Poids
922g
Largeur
220mm
Plus d'informations
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EAN
9782070146871
Titre
Oulipo
Auteur
Lesage Claire ; Bloomfield Camille
Editeur
GALLIMARD
Largeur
220
Poids
922
Date de parution
20141106
Nombre de pages
207,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Le volume réunit dix contributions s'adressant aux candidats aux concours du CAPES et de l'agrégation d'italien pour la session 2009. L'ensemble se subdivise en deux grandes parties. Les sept premières concernent les quatre questions des épreuves écrites, c'est à dire : 1 / Dante, Rime ; 2 / Benvenuto Cellini, lita ; 3 / Metastasio, il dramma per musica ; 4 / Question de civilisation pour le CAPES : l'Italie, la Grande Guerre et Fiume, depuis la question de l'intervention jusqu'à la fin de l'occupation de Fiume (décembre 1920) (l'intitulé de la question pour l'agrégation est différent : écrivains au front. L'Italie dans la Grande Guerre). Trois contributions (S. Fabrizio Costa, C. Lesage, V. Pansini) proposent ou incluent des commentaires de textes qui ont pour objectif de souligner une série de points d'ordre méthodologique concernant la lecture des ?uvres au programme ; les quatre autres interventions ( Ph. Guérin, F. Labrasca, W. Spaggiari, G. Vittori ) abordent, en le problématisant, un aspect particulier de chacune des quatre questions. La deuxième partie, originale pour ce type de volume, est consacrée aux deux épreuves orales du CAPES : l'épreuve en langue étrangère sur dossier (C. Lesage) et l'épreuve préprofessionnel le (M.-T. Medjadji, IA-IPR, et E. Barbolini, formatrice à l'IUFM de Bretagne).
Né à Kiev (URSS) le 26 août 1940, il émigre aux Etats-Unis en 1981 où il fait une carrière fulgurante après avoir signé, la même année, un contrat avec l'un des plus dynamiques galeristes américain, OK Harris. Il exposera alors en permanence à SoHo, dans la OK Harris Gallery. Il réside désormais en France. Il est diplômé de l'Institut des Beaux-arts Stroganov de Moscou. Il multiplie les expositions, tant personnelles que collectives en Russie, en France et aux Etats-Unis bien sûr. Nombre de ses oeuvres font partie de certaines des plus grandes collections en Russie et aux Etats-Unis : le Musée Russe de Saint-Pétersbourg, le Delaware Art Museum à Wilmington, le Housatonic Museum, à Bridgeport, la First Union Bank of Nashville, la Southeast Bank à Miami, et à New York, citons Forbes Inc, Plattsburgh State Museum, American Express Company, Seavest Partners, White Plains, Werner Kramarsky, Technimetrics et Edward Minskoff.
L'?uvre de Perec suscite depuis Les Choses (prix Renaudot, 1965) un intérêt toujours grandissant. Son empreinte sur les milieux littéraire, culturel et scientifique est à l'origine d'un véritable mythe Perec que ce catalogue propose de revisiter au travers de textes et de documents (manuscrits, photos, dessins, peintures) pour certains inédits. Georges Perec connut le succès avec Les Choses (prix Renaudot, 1965), puis avec La Vie mode d'emploi (prix Médicis, 1978). Mort prématurément à l'âge de 46 ans, son ?uvre n'a cessé depuis de connaître une fortune grandissante, auprès de lecteurs de tous âges, en France comme à l'étranger. Perec est aujourd'hui reconnu comme un auteur français majeur, très étudié dans les milieux scolaires et universitaires, et traduit dans un grand nombre de langues malgré la complexité des contraintes qui structurent son écriture. Les réinterprétations de son ?uvre irradient les milieux littéraire, culturel et scientifique, forgeant un véritable mythe Perec que ce catalogue propose d'interroger. Structuré selon la contrainte chère à Perec de la polygraphie du cavalier, le catalogue se présente sous la forme de 64 éléments, à l'instar des cases d'un échiquier, qui sont autant de pièces de puzzle permettant de dresser un portrait étonnant de Perec et de son ?uvre. Parmi ses composantes, on trouve notamment, assemblés selon le principe de l'" aléatoire déterminé ", des textes d'analyse de spécialistes et de passionnés de Perec, des récits d'amis ou d'écrivains marqués par son ?uvre, des productions d'artistes revisitant les récits de Perec, mais aussi des textes inédits de l'écrivain, ainsi que des ?uvres graphiques, dessins et peintures, rarement montrées jusqu'alors.
La spécificité de cet ouvrage est de contribuer pleinement à une présentation toute nouvelle de l'humaniste italien, Francesco Robortello (1516-1567). On a dit et redit qu'il avait été le premier à commenter intégralement la Poétique d'Aristote mais, jusqu'à présent, on a minimisé le rôle prépondérant que ce pédagogue, éditeur, philologue et philosophe de la Renaissance a joué dans l'instauration de la critique textuelle, dans le renouvellement éthique et méthodique de la lecture des Anciens, dans la (re)définition des genres littéraires. Cherchant à pallier au mieux ces négligences, les différentes contributions du volume donnent une image nouvelle de l'humaniste qu'a été Robortello au sein de la cité, au contact de ses pairs et de ses étudiants ; elles démontrent la grande diversité des domaines de l'antiquité qu'il a explorés avec scrupule et érudition ; elles mettent en exergue la démarche exégétique qu'il a fondée sur une éthique singulière et sur son goût prononcé pour une méthode "ouverte". Si elles constituent une réhabilitation d'un savant souvent décrié et mal connu, dont la portée de l'oeuvre a largement dépassé les frontières italiennes et a nourri la réflexion des intellectuels européens, elles invitent aussi à prolonger la recherche engagée, notamment par l'édition des nombreux ouvrages que Robortello a publiés entre 1543 et 1567, par l'étude spécifique de chacun d'eux, par l'enrichissement du répertoire récemment constitué de ses échanges épistolaires.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.