Rien de moins romanesque que la vie d'Alain-René Lesage (1668-I747). Rien de plus romanesque que son ?uvre. Le jeune Victor Hugo considérait que l'Histoire de Gil Blas de Santillane était le meilleur des romans qui aient jamais été écrits. A cette époque paraissait la seule et dernière édition des ?uvres complètes de Lesage. C'était en 1828. Près de deux siècles après, il est temps de réhabiliter l'un de nos plus grands écrivains du XVIIIe siècle. Le meilleur de Lesage est dans le récit bref, la narration preste, ramassée, nerveuse et pleine d'esprit. La Valise trouvée est bien pour nous une valise retrouvée : à partir d'une situation connue - un groupe de "devisants" qui se racontent des anecdotes pour passer le temps - jaillit une source de récits. Lesage élabore une véritable encyclopédie des individus, la forme épistolaire lui permettant une polyphonie propre à offrir un reflet quasi intégral de la société. Nul n'est moins homme de lettres que lui, même s'il écrit des lettres, nul n'est plus incisif à l'égard de ses confrères. Son idéal reste celui de l'honnête homme, mais il apparaît bien comme un honnête homme pour notre temps, dans ce livre retrouvé, savoureux, l'un des plus plaisants qu'on puisse imaginer.
Date de parution
30/10/2002
Poids
620g
Largeur
158mm
Plus d'informations
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EAN
9782743304300
Titre
La valise trouvée
Auteur
Lesage Alain-René
Editeur
ACTES SUD
Largeur
158
Poids
620
Date de parution
20021030
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Ayant soulevé les toits des maisons de Madrid, le Diable boiteux aperçoit, entre autres, "deux spectacles assez plaisants" : "L'un est une coquette surannée qui se couche après avoir laissé ses cheveux, ses sourcils et ses dents sur sa toilette. L'autre, un galant sexagénaire qui revient de faire l'amour. Il a déjà ôté son oeil et sa moustache postiches, avec sa perruque, qui cachait une tête chauve. Il attend que son valet lui ôte son bras et sa jambe de bois, pour se mettre au lit avec le reste. - Si je m'en fie à mes yeux, dit Zambullo, je vois dans cette maison une grande et jeune fille faite à peindre. Qu'elle a l'air mignon ! - Eh bien, reprit le boiteux, cette jeune beauté qui vous frappe est soeur aînée de ce galant qui va se coucher... Sa gorge et ses hanches sont artificielles ; et il n'y a pas longtemps qu'étant allée au sermon elle laissa tomber ses fesses dans l'auditoire".
En 1715, l'auteur à succès du Diable boiteux et de Turcaret publie les deux premiers tomes de l'Histoire de Gil Blas de Santillane (livres I à VI). D'abord tenu pour une imitation servile - Voltaire, volontiers calomniateur, affirma que le récit était entièrement repris d'un roman picaresque espagnol, le Marcos de Obregon de Vicente Espinel -, Gil Blas fut loué par les plus grands écrivains du siècle suivant, de Walter Scott à Flaubert, en passant par Sainte-Beuve et Hugo. Aujourd'hui, il s'impose comme l'un des romans les plus novateurs du xviü` siècle. Dans ces mémoires fictifs, qui retracent la carrière d'un héros médiocre, cantonné dans la domesticité, dupé par des aigrefins de tous ordres et ballotté d'un milieu à l'autre, Lesage joue en virtuose de la veine picaresque, de la satire moliéresque, de la comédie galante et de la farce cruelle... Inventant un type inédit de roman comique, il engage une réflexion sur le matériau de la fiction et sur son détournement parodique. À lire Gil Blas, on se dit que Lesage eût été à notre époque l'inventeur du western spaghetti.
Un de ces livres qu'il est bon de relire après chaque invasion, après chaque trouble dans l'ordre de la morale, de la politique et du goût, pour se calmer l'humeur, pour se remettre l'esprit au point de vue et se rafraîchir le langage ". Sainte-Beuve
C'est à 51 ans que Dvorák débarque sur le sol américain. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine, mais sa «Symphonie n° 9 »en cristallise l'esprit et s'impose vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique et passionnée de cette partition en forme de voyage musical à la découverte d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare «Sérénade en ré mineur» complète l'enregistrement.
Menteuse invétérée, voleuse pathologique, arnaqueuse de génie : Marsha Sprinkle ne compte plus ses ennemis. Certains sont bien déterminés à lui faire ravaler ses bobards une bonne fois pour toutes. À commencer par sa mère et sa fille, son ex-complice lubrique Daryl et une sautillante bande d'hurluberlus, fétichistes du trampoline, tous lancés à ses trousses. Mais Marsha est intelligente, incroyablement fourbe, et celui qui l'attrapera n'est pas encore né. À priori... Sexe, crime et règlement de comptes familial : tels sont les ingrédients de cette course-poursuite rocambolesque et décadente tout droit sortie de l'esprit brillamment tordu de John Waters. Le cinéaste légendaire signe un premier roman à son image : hilarant, outrancier, déjanté et délicieusement pervers.
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