Tôt éveillé à l'écoute d'autrui, l'auteur se complaît dans une sorte de machination du monde, mais une " claire " machination, laquelle tinte à nos oreilles et nous stimule la vue. Il s'agit plus précisément de cinéma poétique quand Michel Bourçon songe à la femme. L'infiniment petit n'est pas épargné d'observation, le poète clignant des yeux en évoquant les caniveaux qui débordent jusqu'aux nuages " suicidés ", tout cela avec l'esprit du dormeur en situation comme en recul (univers photographique avec des longueurs et même des langueurs de champ). Tout est miroir et, en même temps, tout est démenti, y compris notre propre solitude suspendue dans la ville entre les fleurs, les hirondelles et les pots d'échappement ! Parfois l'interrogation perpétuelle se fait angoissante dans une ambiance précisément découpée au très fin de l'Universel. On hésite entre le sourire et le masque, l'arrêt cardiaque ou la pluie qui ravive un tic-tac à l'état latent, comme quand on attend quelqu'un pour toujours en sachant parfaitement qu'il (qu'elle) ne va plus jamais venir. Cet ouvrage nous inspire une réalité de paliers et d'ascenseurs qui ne voisinent pas entre eux mais où la moindre parcelle d'humanité trouve éclat à travers pratiquement n'importe quel prétexte.
Nombre de pages
114
Date de parution
20/06/2014
Poids
300g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782930607023
Auteur
Bourçon Michel ; Pirotte Jean-Claude
Editeur
DESSERT DE LUNE
Largeur
140
Date de parution
20140620
Nombre de pages
114,00 €
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Il faudrait marcher hors de soi quand nous ne laissons qu'empreintes ou pas et ce qui reste derrière soi que notre regard gagne son rêve entre deux clignements de paupières.
Une image flottante de soi vagabonde au milieu des couleurs du temps. Michel Bourçon, poète, écrit la blessure vive de ces instants où la fatigue pose ses valises insidieusement dans notre esprit. Se saisir de son corps, s'en vêtir pour continuer de dire ses pensées. "Les pensées déclinent avec le jour poussé de toutes parts avec l'homme soucieux qui se fond en lui au loin vers les lumières de la ville" p. 15 Les mots écrits, puis lus, donnent vie à l'oeuvre, au poète qui ne cesse de prendre corps pour suivre un chemin où vivre serait une joie perpétuelle.
Le styliste de haute couture Pascal Jaouen revisite une trentaine de ses créations avec pour fil rouge la récupération. De ses promenades littorales, il a rapporté des trouvailles, rejetées par la mer, qu'il assemble sur les robes, les capes, les bustiers d'inspiration bretonne qui ont fait sa renommée. En associant le luxe de la broderie à un matériau considéré comme un déchet, le projet interroge aussi notre regard sur la «noblesse» des étoffes et la durabilité de la mode.
Ça vibre et vibrionne, ca pique trompe et suce, ça cocoone, larve, se transforme et ça s'envole, les insectes. Ça passe, perche, nid et plume, jour et nuit, ça siffle, chante et crie, ça gazouille, ça glousse et ça s'envole les oiseaux. Volants, pas voleurs, dans l'eau, l'air ou l'imaginaire, de conte et d'histoire, toujours avec ailes ne volent pas forcément. Et les autres qui ont aussi des ailes. Réel ou imaginaire, animal ou objet, il faut deviner qui va avec ailes.
Un recueil de poèmes brefs, posfacé par Gil Jouanard, par l'auteur du roman Tête Dure (finaliste du Rossel 2015) et auteur de nombreux livres jeunesse avec Bernadette Gervais chez Gallimard, Le Seuil, Albin Michel et chez d'autres éditeurs pour dire furtivement le quotidien, la vie qui passe, "la vie, telle qu'en poésie l'instant furtif la change".
La vie et les oracles de Maître K'ong un drôle de sage dont les conseils sont d'une grande utilité pour les doux rêveurs,les habitués de la tête dans les étoiles et celles et ceux qui ont parfois le sommeil agité et ne savent plus à quel rêve se vouer.
Il s'agit bien de poésie mais une poésie vivante, sonore, orale, avec du rythme, des contretemps, des syncopes où l'on taquine la syntaxe, la grammaire pour nous entraîner dans un tourbillon de mots, de sauts de ligne et nous parler de sujets aussi sérieux que l'aube qui ne vient pas, de lapin nu, de Ying et de Yang, d'amour bien évidemment et de tas d'autres choses avec des mots plus fins que le papier à cigarettes.