La Grève de Samares, cette oeuvre, dont la publication, de 1863 à 1865, encadre La Bible de l'Humanité et William Shakespeare, n'avait pas été rééditée depuis l'édition originale. C'est pourtant une somme foisonnante qui récapitule toutes les ambitions, toutes les frustrations, toutes les démesures, toutes les illusions, tous les espoirs du socialisme et de l'utopie romantiques. Mais cette méditation prophétique et angoissée est aussi un irremplaçable document sur la vie des exilés du deux décembre ainsi que sur le Jersey de la proscription. Les deux plus fameux d'entre eux "Victor Hugo, le prince des poètes" et "Pierre Leroux, le prince des philosophes" comme les appelle La Chronique de Jersey, dialoguent sur cette plage désormais entrée dans l'histoire littéraire. Jean-Pierre Lacassagne, spécialiste de Pierre Leroux, ressuscite par ses commentaires érudits et enthousiastes cette rhapsodie extatique, ce "poème philosophique" qui forme le digne pendant des Contemplations.
Nombre de pages
762
Date de parution
22/03/1991
Poids
812g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782252020371
Titre
La grève de Samarez. Poème philosophique, 2 tomes
Auteur
Leroux Pierre ; Michaud Stéphane
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
135
Poids
812
Date de parution
19910322
Nombre de pages
762,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
George Sand, Lamartine, d'autres encore prédisaient que Leroux serait «le Rousseau du XIXe siècle». Marx, vraisemblablement après avoir lu La Réfutation de l'éclectisme", le qualifiait en 1843 de"génial". Aussi convient-il de redécouvrir cet auteur qui nous reste à la fois connu - Péguy, Jaurès, Durkheim peut-être furent-ils ses derniers lecteurs - et méconnu. Cette édition s'organise à partir d'un noyau central, les trois discours qui correspondent à la triade des trois grands destinataires - les philosophes, les politiques, les artistes. Autour gravitent en écho des textes fondamentaux pour mieux connaître l" "essence du XIXe siècle". Par l'articulation de l'utopie à la démocratie, Pierre Leroux produit des textes qui sont devenus autant de repères pour l'histoire politique et sociale de l'Europe: sur le libéralisme, sur l'individualisme ou le socialisme, une des premières définitions du prolétariat, ainsi que la critique initiale de l'économie politique anglaise (1834), bien avant celles d'Engels et de Marx. Tandis que Victor Cousin transforme la philosophie en discipline académique sous le nom d'éclectisme, et enferme la conscience en elle-même dans une pseudo-autonomie, Pierre Leroux entend lui faire respirer l'air du grand large. II lui donne pour mission d'élucider l'énigme et les difficultés de la devise républicaine, de répondre à la crise de la modernité et, en bonne tradition biranienne, de se mesurer à ce qui lui est extérieur, à savoir la vie mystérieuse du corps. Outre un intérêt historique réel, ce recueil a valeur philosophique pour juger de la liberté moderne. Aux yeux de Pierre Leroux, dissident du saint-simonisme, l'émancipation est un acte social total, à la fois philosophique, politique, économique, religieux et esthétique. De là les précieuses considérations sur le style symbolique, véritable révolution littéraire qui fait entendre au lieu de dire. En préface, Jean-Pierre Lacassagne met en relation la forme du discours leroussien avec l'avènement de l'opinion publique dans l'univers démocratique qui laisse loin derrière lui "le temps des prophètes". En postface, Miguel Abensour s'attache à montrer que la doctrine de l'humanité est ce qui permet de comprendre le travail de Pierre Leroux dans ses trois discours, qui consiste à reprendre la question de l'émancipation non pour l'abandonner, mais pour la compliquer. Ainsi une philosophie de l'humanité peut-elle devenir une philosophie politique moderne.""
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.