Grandes dames des lettres. Tome 1 : De Sappho à Ann Radcliffe
Lequenne Michel
SYLLEPSE
23,00 €
Epuisé
EAN :9782849503164
Les femmes furent presque totalement absentes des trois premiers milliers d'années de l'écriture, Dans le millénaire qui suivit, d'abord dans la grande Grèce, puis dans le monde gréco-romain, il y eut au moins des poétesses, mais on n'en conserva que quelques noms. Même d'une Aspasie dont on sait qu'elle fut une philosophe importante, il ne reste rien de ce qu'elle a pu écrire. Et de la seule Sappho, illustre dès son temps, ne restent que quelques poèmes et des fragments. Les siècles de rechute dans la barbarie firent taire à nouveau les femmes. Enfin, à partir du 10e siècle japonais et du 12e de notre Occident, des ?uvres de femmes apparaissent dans ce que Michel Lequenne appelle des "oasis du temps", comme "ces fleurs superbes qui éclosent et s'épanouissent sur le sol ingrat des pentes rocheuses, voire volcaniques". En Europe, ce n'est qu'à la fin du Moyen Age que les femmes vont dépasser la seule altérité littéraire en un mouvement ininterrompu vers ce qui va devenir le féminisme, s'affirmant ainsi comme cette moitié de l'humanité sans laquelle l'humanisation de l'espèce né pourrait se réaliser. Il s'agit donc d'une partie de l'histoire de la pensée qui jusqu'ici n'a guère été considérée en tant que telle. Le premier tome s'arrête à la fin du 18e siècle, alors que les femmes ont commencé à assurer une large présence à leur écriture, et à la veille de la Révolution française qui va non seulement bouleverser toute l'Europe, mais ouvrir l'essor bourgeois-capitaliste. Le deuxième tome sera consacré aux deux siècles où l'alphabétisation se généralisera, où la culture s'étendra progressivement aux classes populaires, d'abord aux hommes, puis aux femmes, lesquelles ne vont plus cesser de lutter pour leur égalité sociale avec eux, et donner en deux siècles plus de Grandes Dames des lettres qu'en tous les siècles précédents.
Nombre de pages
285
Date de parution
17/11/2011
Poids
378g
Largeur
151mm
Plus d'informations
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EAN
9782849503164
Titre
Grandes dames des lettres. Tome 1 : De Sappho à Ann Radcliffe
Auteur
Lequenne Michel
Editeur
SYLLEPSE
Largeur
151
Poids
378
Date de parution
20111117
Nombre de pages
285,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Comment un fils de tisserand génois devient-il le "Très magnifique Seigneur Don Cristobal Colon, Amiral de la mer Océane, vice-roi et gouverneur des îles et de la terre ferme des Indes, capitaine de la Mer pour le Roi et la Reine", pour mourir dans l'amertume, disgracié? En quatre voyages, de 1492 à 1504, Christophe Colomb "invente" l'Amérique et l'ouvre à l'Europe comme mirage de Paradis, devenu bientôt enfer de la colonisation. Michel Lequenne reprend à la base toutes les recherches antérieures et dégage la pensée, négligée jusqu'alors, du Génois. Dépassant les thèses contradictoires, il démontre que Colomb, "découvreur" d'un "Nouveau Monde", partit avec la conviction qu'il existait bien un continent manquant, "inconnu des Anciens".
Comment un fils de tisserand génois devient-il le "Très magnifique Seigneur Don Cristobal Colon, Amiral de la mer Océane, vice-roi et gouverneur des îles et de la terre ferme des Indes, capitaine de la Mer pour le Roi et la Reine", pour mourir dans l'amertume, disgracié? En quatre voyages, de 1492 à 1504, Christophe Colomb "invente" l'Amérique et l'ouvre à l'Europe comme mirage de Paradis, devenu bientôt enfer de la colonisation. Michel Lequenne reprend à la base toutes les recherches antérieures et dégage la pensée, négligée jusqu'alors, du Génois. Dépassant les thèses contradictoires, il démontre que Colomb, "découvreur" d'un "Nouveau Monde", partit avec la conviction qu'il existait bien un continent manquant, "inconnu des Anciens".
Les mythifications qui ont tenu lieu de biographie à Colomb au cours de cinq siècles commencent tôt après sa mort. En Espagne, sitôt réglés les problèmes de sa succession, et ses descendants admis dans la haute noblesse, il sera avec constance le saint porteur de la foi dans le Nouveau Continent accordé par Dieu aux Rois Catholiques. L'Historia de las Indias de Las Casas, critique impartiale de Colomb, y resta inédite pendant trois siècles. Et à l'époque du premier centenaire de la découverte, Lope de Vega écrivit Et Nuevo Mundo descubierto por Cristobal Colon, apothéose d'un élu, insoucieuse de quelque vérité historique. Dans les autres Etats européens, son mythe ne cessera de changer de couleur : chevalier des mers, payé de chaînes par l'ingratitude des souverains espagnols, ou commis lainier de Gênes, ex-commis des " multinationales " génoises, simplement avide d'or et escroquant la découverte d'un autre ; en tout cas toujours " autodidacte ", ne touchant ces terres jusqu'alors inconnues que par hasard, erreur, et sans conscience de ce qu'il s'agissait d'un Nouveau Monde. Les documents existent qui devaient permettre de tout savoir sur Colomb et son ?uvre. Au terme d'un long travail, l'auteur voit peu à peu se dissiper les prétendus " mystères Colomb ", et se dégager un " découvreur ", ni héros ni saint, homme de son temps en ses limites, non dépourvu de très humaines contradictions, mais certes génial et tendu vers un avenir messianique et utopique à la fois.
Idée originale qu'une autobiographie sous forme de Catalogue d'oeuvres des trois mille ans de littérature qui ont jalonné le parcours de l'auteur sur près d'un siècle. Et quelle vie! Pas un événement de ce siècle, politique, culturel, voire scientifique... dont il ne se soit mêlé et ait été plus ou moins acteur. Passé de la révolte à la révolution, c'est l'histoire du monde d'en bas qu'il a partagé et qui a déterminé les cahots de sa vie. Par sa fraîcheur, sa franchise, son cheminement alphabétique plein de surprises, cet ouvrage fait souvent penser à un nouveau Montaigne qui aurait réuni des Essais en phase avec les grands drames de notre époque. Il y a de nombreux points communs entre ces deux Michel: non seulement la passion des livres et des savoirs anciens aussi bien que modernes, mais un goût profond de la vie dans ses moindres aspects, une énergie des sentiments trouvant toujours à s'exprimer dans la colère ou le rire, la hardiesse de l'esprit devant les problèmes les plus ardus et les questions les plus élevées. Il y a aussi des différences éclatantes: à l'inverse du grand bourgeois bordelais, Michel Lequenne n'a jamais envisagé de prendre sa"retraite"au milieu des volumes de sa"librairie". Strict contemporain du trotskisme et du surréalisme, son engagement révolutionnaire incessant dont ce livre rapporte les épisodes marquants, est inséparable d'une conception de l'humanité suspendue aux perspectives de son émancipation, sans aucune résignation devant les faiblesses des hommes ou les malheurs du temps. Tout le progrès accompli entre l'humanisme sceptique et l'humanisme révolutionnaire, ce n'est pas le moindre mérite de ce Catalogue de le rendre sensible à ses lecteurs."
Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.
Que peut-il bien y avoir de commun entre Mai 68 et le mouvement des Gilets jaunes ? Cinquante ans après, l'"événement" parle encore, et les objectifs portés par les mouvements de contestation trouvent un écho avec les Gilets jaunes ? : les salaires, la reconnaissance sociale, la démocratie. La recherche d'une démocratie active, réelle et à tous les échelons de la société trace un fil entre les deux moments. Ce livre propose de retisser une analyse replaçant le mouvement des Gilets jaunes dans la longue chaîne de mouvements populaires porteurs d'aspirations démocratiques radicales qui se sont manifestés à l'échelle internationale depuis les années 1960. De longue date, la protestation sociale est porteuse des préoccupations écologiques, de la demande de transformation radicale du travail, d'une volonté d'organisation démocratique et collective des entreprises et des services publics, ainsi que d'une démocratie sous le contrôle direct du plus grand nombre pour développer ce qui peut et doit être commun. Ce que disent les mouvements populaires et les contestations radicales compose une sorte de projet, un espoir autant qu'un programme qui reste à écrire ? : Mai 68 est un arbre de la liberté comme le furent ceux plantés en 1793 en France. Pour renouer ce fil, l'auteur étudie avec précision ce qui s'est passé, dans les entreprises, les services, les villes et les universités, ce qu'ont fait les divers partis et organisations afin de tenter d'élucider pourquoi il s'agissait alors d'une "révolution sans révolution". Un livre qui permet de comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation actuelle qui appelle à reconstruire un espoir en confrontant ces réflexions aux questions posées par les Gilets jaunes.
Rudder Véronique de ; Cognet Marguerite ; Eberhard
Le racisme et les discriminations sont un système. Véronique De Rudder nous en dévoile ici les mécanismes et passe au crible les relations inter-ethniques qui en découlent. Elle explore la place de l'immigration et de sa descendance dans la société française. Ses textes s'avèrent d'une étonnante actualité, alors même que les enfants d'immigrés, désormais adultes, sont porteurs de revendications d'égalité. Elle nous propose une analyse critique du républicanisme français dont l'universalisme, inscrit en lettres d'or dans les textes constitutionnels, coïncide en pratique avec un système de discriminations tolérées, voire, à l'occasion, codifiées. Les victimes du racisme sont massivement les immigrés originaires des anciennes colonies et leurs enfants, citoyens français de plein droit, et pourtant de seconde zone, renvoyés à leurs origines comme à une marque d'indignité. Se réclamant d'un universalisme en actes, l'auteure souligne la nécessité de changer les politiques qui malmènent les valeurs démocratiques.