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Le voyage immobile. Incursion au coeur de l'enfermement dans la France du XXIe siècle
Lepac Isabelle
BELFOND
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EAN :9782714442772
La vie d'Isabelle Lepac, avocate, bascule le jour où elle se retrouve brutalement incarcérée en détention provisoire. Elle passe alors six mois en prison. Quelques semaines après sa libération, et sans qu'elle en comprenne les raisons, elle est internée d'office en hôpital psychiatrique. A sa sortie, le parallèle entre ces lieux d'enfermement est évident. Elle prend rapidement conscience que le grand public ignore ce qu'il s'y passe et décide de témoigner. Forte de son expérience, à la fois témoin et victime des réalités de l'enfermement, elle livre ici un état des lieux sans concession du monde carcéral et psychiatrique, montrant du doigt l'arbitraire qui préside aux décisions de rétention de liberté et les dérives auxquelles détenus et patients des asiles doivent faire face. Traversant cette double épreuve comme on ferait un voyage immobile , Isabelle Lepac ne perdra à aucun moment son regard de professionnelle du droit ni sa curiosité. Accès au droit, conditions matérielles, solitude, violence, soins, aide à la réinsertion, l'avocate décrit rigoureusement les manquements des institutions, dénonce leur opacité, et propose des pistes de réflexion pour que la France cesse enfin - à l'heure où s'ouvre à nouveau le débat - d'être le mouton noir de l'enfermement. Un témoignage rare, une réflexion utile.
Nouvelle édition augmentée de ce petit pamphlet nécessaire à lire et à diffuser ! Salomé Saqué nous relate des faits, vérifiés et sourcés, sur l’extrême-droite, ses méthodes, ses origines comme ses dangers pour les droits et la démocratie. Mais elle nous donne aussi des pistes pour résister ensemble. Un ouvrage éclairant qui inspire à faire front commun avec beaucoup de justesse mais aussi de force et qui invite à un vrai débat démocratique.
Résumé : "On ne peut plus rien dire..." La complainte de celles et ceux qui dénoncent la "censure", à l'instar d'un Donald Trump, s'étire à longueur de plateaux télévisés. Toute contradiction est dénoncée comme une agression, la lutte contre le racisme est présentée comme une marque d'intolérance "woke". Par un incroyable retournement, tout effort de protéger le débat démocratique est aujourd'hui brocardé comme une atteinte à "liberté d'expression". Pourtant, la haine et le mensonge nuisent gravement à la délibération démocratique : les restrictions de l'expression publique, loin d'être en contradiction avec la liberté d'expression, lui sont consubstantielles. Le juriste Thomas Hochmann révèle la manière dont la réaction a accaparé la liberté d'expression pour mieux imposer ses manières de dire. Mais il montre également comment se réapproprier cette liberté fondamentale, après avoir rappelé et défendu, exemples à l'appui, les lois qui interdisent les discours de haine et les campagnes de désinformation. Leur mise en oeuvre constitue désormais une de nos dernières chances de repousser l'extrême droite.
D'une communauté médiévale de clercs, l'université est progressivement devenue un véritable enseignement de masse, où les professeurs, censés être des érudits et des savants, sont de plus en plus confrontés à des étudiants impréparés aux exigences du haut enseignement, notamment en raison des déficiences d'un enseignement secondaire miné par l'idéologie de l'égalité des capacités et de la réussite pour tous. L'établissement est par ailleurs menacé par la toute-puissance de l'administration, la barbarie du "managérialisme" , l'irruption du juridisme, et plus récemment encore la "cancel culture" et le "wokisme" . Renvoyant dos à dos les excès du gauchisme culturel et la toute-puissance du néolibéralisme triomphant, l'auteur s'attache à identifier ce qui a progressivement muté une forteresse du savoir en ce que d'aucuns voudraient voir comme une machine à délivrer des diplômes. Il entend aussi dénoncer tout ce qui restreint la liberté et le pouvoir des professeurs. Depuis trop longtemps l'université absorbe peu à peu les dérives d'une société clientéliste dont les valeurs culturelles et intellectuelles se dégradent peu à peu, et en appelle à un sursaut salutaire de l'institution, qui suppose la fin de toute sujétion au pouvoir politique et économique.