Pirouettes et collants blancs. Mémoires de Jules Léotard, le premier des trapézistes (1860)
Léotard Jules ; Herpe Noël
MERCURE DE FRAN
13,70 €
Epuisé
EAN :9782715231153
Quand il publie ses Mémoires, en 1860 à vingt-deux ans, Jules Léotard est en pleine gloire. Il vient d'être sacré par la presse, à Paris, Berlin, Londres, New York, "roi des trapézistes". Les femmes se battent, sous le praticable où il exerce son art, dans l'espoir d'approcher le "corps sublime" que le jeune homme entraîne depuis l'enfance dans les gymnases. Le Toulousain a été formé par son père au "système gymnique" mis en place par Amoros. Sa spécialité est rapidement trouvée : le trapèze volant, dont il est l'inventeur moderne et le représentant d'époque le plus virtuose, enchaînant dans les airs, à quelques mètres au-dessus des têtes, les numéros, les pirouettes, les sauts. À vingt et un ans, Léotard monte à Paris et débute au Cirque d'Hiver. Le Second Empire aime ces spectacles du corps, où la peur et le brio, le risque et la vitalité sont mis en scène dans leurs rapports délicats, avec un éclat inédit propre à la fête impériale. Les foules se pressent devant ses jeux de jambes et leur galbe, habilement souligné par la tenue mise au point par le trapéziste lui-même : un maillot et un collants blancs moulants. Considéré comme l'homme le plus attirant de son temps, il laisse cette trace de tissu révélatrice à la postérité : aujourd'hui encore, le justaucorps des trapézistes se nomme leotard en anglais. Ces Mémoires oscillent entre le récit d'une vie d'exercices, d'une pratique de la gymnastique, et les commentaires, souvent drôles, ironiques, sur la fabrication d'une gloire et ses effets parfois déroutants, celle d'un art autant que d'un corps.
Nombre de pages
120
Date de parution
09/11/2010
Poids
180g
Largeur
139mm
Plus d'informations
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EAN
9782715231153
Titre
Pirouettes et collants blancs. Mémoires de Jules Léotard, le premier des trapézistes (1860)
Auteur
Léotard Jules ; Herpe Noël
Editeur
MERCURE DE FRAN
Largeur
139
Poids
180
Date de parution
20101109
Nombre de pages
120,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Pourquoi faut-il qu'en France, par tradition, les hommes politiques se figent dans des postures d'automate ? Et d'où vient leur frayeur dès qu'on les prie de secouer l'uniforme où ils suffoquent mais dont ils ne peuvent, ni ne veulent se libérer ? Dans le seul affrontement qui vaille - celui de la vérité comme du silence, ou cette forme moderne de silence qui s'appelle le mensonge - François Léotard est l'un de ceux qui, contre toute prudence, ont choisi leur camp : veut, comme en témoigne ce livre, faire de la politique sans renoncer à sa part de doute ; il veut rester lui-même dans un monde de sondages et de looks. Cela déplaira ? Sans doute. Mais c'est ainsi. Avec ses ferveurs et ses regrets, avec ses nostalgies de moine et ses ambitions d'homme, il prend le risque, au milieu du chemin de sa vie, de dire d'où il vient et où il va ; sur Giscard, Chirac, la Cors ou son père, sur son entrée en politique ou les coulisses du 16 mars, sur ses rapports avec la gauche ou son refus d'un certain extrémisme, il prend le part de tout dire - quitte, parfois, à préciser ce qui le sépare de ses amis ou le rapproche de ses adversaires. Voici, peut-être pour la première fois, l'autoportrait sans fard d'un homme de conviction et de rigueur qui abat son jeu Séduire ? Provoquer ? Vendre la mèche ? Et s'il ne s'agissait, enfin, que de se montrer sans masque, tel que l'on est ...
On ne devrait pas répondre à l'imposture. On devrait se contenter du mépris. Mais quand l'insulte est portée à son plus haut niveau, celui de l'assassinat par militaires interposés, peut-on laisser les choses en l'état ? Peut-on même laisser la justice dire seule ce qu'elle avait à dire ? Je sais que le chemin de la colère n'est pas celui de la justice. Mais je l'ai emprunté pendant quelques jours. Pour tenter d'exprimer mon dégoût, mon inquiétude, ma révolte aussi. Je l'ai fait au nom de tous ceux qui m'ont écrit simplement parce qu'ils aimaient la République et devinaient qu'elle avait été salie.
Je me lève donc avec ce ciel lavé à grands coups de vent. Je pense aux hirondelles d'hier soir. Et à ce même cri qui m'a déchiré le c'ur voici quelques jours. On appelle cela un infarctus. Je décide de recommencer à zéro. Un homme neuf. Nettoyé lui-même de son vieux sang et de ses vieilles paroles. Et qui reprend son chemin, une éclipse au c'ur, au moment même où le soleil se cache et où commence - à peu près - le nouveau siècle. " F.L.
Pendant des années j'ai vécu dans un mythe. J'écrivais sur lui un texte sans cesse remis en chantier. Tout ce que je vivais y entrait, hommes, villes, livres, saisons en enfer, jouissances, colères, tout y passait, à la fois structure vitale et machine romanesque le mythe accueillait tout. Un jour, j'ai mis ce manuscrit de côté pour écrire d'autres romans : ils n'ont jamais fait que le crypter. Alors je suis revenue à cette matrice, redescendue dans le souterrain. Perséphone 2014, c'est un nouveau point d'intersection entre cette histoire (cette vieille histoire folle) et la mienne, entre l'archaïque et l'ultra-contemporain. Que se passe-t-il quand un mythe s'empare d'une vie ? Quand il la pulvérise en passions brutes, en événements élémentaires ? Ce que j'entends de Perséphone, de cette voix très ancienne, très chantante, c'est ça : le désir d'être matière, d'un moi chaviré et d'un monde à l'envers. Mais aussi : comment sortir de ce désir - revenir des Enfers ? D'ailleurs, faut-il en sortir ? Et où est l'enfer ? Du côté des racines, des somptueux ravages et des incendies muets ? Ou dans les règnes de surface, les formes lisses, les ordres licites, les rites institués ? Reprendre Perséphone, c'est continuer, obstinée, à interroger le secret qui noue ensemble, très serrées, la jouissance, la mort et l'écriture. " G. A.
Ces entretiens inédits ont précédé la chute du communisme dont Eugène Ionesco a eu avant d'autres la prémonition. Mais ils engagent le lecteur d'aujourd'hui bien au-delà de ce séisme politique. Les Ruptures de silence éclairent les limites de l'engagement politique pour les artistes et préviennent de nouvelles trahisons possibles. Elles annoncent aux clercs du troisième millénaire qu'il ne leur reste que la pauvreté de Job en fait d'idéologie et, partant, la liberté totale d'expression. Nos échanges ont eu lieu dans une "traversée du désert" du créateur qui le mettait dans un état de lucidité extrême. La force émotionnelle qui se dégage de son interrogation sur la condition humaine nous rend la voix de Ionesco présente et fraternelle. André Coutin.
Henri, huitième marquis de Breteuil, qui inspira le personnage du marquis de Breteuil à Marcel Proust, trouve tout naturellement sa place dans la collection du "Temps retrouvé". Mais avec lui, nous pénétrons dans la réalité d'un univers que l'écrivain ne connaissait que de l'extérieur. Nous sommes là au c?ur de la société aristocratique de "l'avant-siècle", dont on découvre les aspirations et la vie quotidienne. De cet important manuscrit, nous avons choisi d'éditer les années 1886-1889, marquées par l'affaire Boulanger qui mit en péril la fragile IIIe République. Par sa position sociale et son goût prononcé pour la politique, Henri de Breteuil dévoile les dessous d'un conflit au cours duquel s'affrontent républicains, bonapartistes et royalistes. Intime des petits-fils de Louis-Philippe, il souhaite une restauration monarchique, mais se rend compte que le général n'est pas l'homme providentiel espéré. Tout en suivant les rebondissements d'une crise de régime qui se déroule comme un excellent scénario, il brosse un tableau souvent mordant de la vie mondaine où têtes couronnées, princes, gentilshommes, grands bourgeois et hommes de pouvoir se croisent à la manière d'une comédie de m?urs.
Connais-toi toi-même" , "deviens ce que tu es" ... Publicités et réseaux sociaux regorgent aujourd'hui de ces aphorismes et on ne compte plus les livres colorés autour du bonheur, de l'amour et de la construction de soi - thèmes philosophiques par excellence. Pourtant la philosophie reste souvent perçue comme une matière aride. Platon, Nietzsche, Descartes, Kant intimident encore. Revenir aux sources, savoir pourquoi et comment les grands auteurs ont décidé de consacrer chaque jour de leur vie à cette discipline pour trouver des sources infinies de consolation et de joie, depuis l'Antiquité, jusqu'à mourir pour elle, telle est l'une des missions de cette anthologie. Les grands philosophes côtoient ici les romanciers, artistes, cinéastes ou chanteurs qui évoquent, à la première personne, le plaisir de philosopher. Balade en compagnie de Socrate, Aristote, Epictète, Voltaire, Bergson, Marcel Proust, Montaigne, Albert Camus, Simone Weil, Charlie Chaplin, René Magritte, Michel Houellebecq, Bob Dylan, Woody Allen et bien d'autres...