Neverland s'apparente à une rêverie, une traversée fantasmatique autour de la figure mythique de Michael Jackson. La pièce, construite comme un kaléidoscope, est centrée sur la relation entre deux jeunes adolescents, Jimmy et Mikaël, relation ambiguë qui flirte entre la réalité des faits et leur basculement dans l'imaginaire. Autour d'eux, évoluent de nombreux "sosies", doubles, enfants ou adultes, fascinés par le chanteur icône tandis qu'une voix vient régulièrement analyser ; dans un langage scientifique drolatique, qui fut Michael. L'ombre paternelle et l'enfance meurtrie hantent également ce texte. David Léon aborde ici la question de l'abus sur les enfants (déjà présente dans Un Batman dans ta tête ou Sauver la peau) et celle du corps comme lieu de la souffrance, de la tendresse et de l'amour, de l'exhibition et de l'offrande, de la quête de soi. Racisme, troubles de l'identité, sexualité traversent aussi la pièce qui peut être entendue comme un requiem profane et funk.
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Nombre de pages
51
Date de parution
06/04/2017
Poids
116g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782847051483
Titre
NEVERLAND
Auteur
Léon David
Editeur
ESPACES 34
Largeur
130
Poids
116
Date de parution
20170406
Nombre de pages
51,00 €
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Un espace sans nom, bordé d'une forêt, contrôlé par des forces militaires. A la lisière de cette forêt, un homme reclus survit avec son fils, dans une grange. Invariablement, l'homme refuse de se nourrir. Chaque jour, il sort, puis, le soir venu, raconte à son fils ce qu'il voit au dehors : la quête du peuple des morts, dans la forêt. Chaque jour, le père franchit la frontière de la lisière à la rencontre de ceux qui, rongés par la faim, arrivent, cherchant une terre d'asile. De l'autre coté, les vivants viennent visiter, photographier le no man's land en ruines - un lieu devenu interdit aux morts. Dans ce texte épuré où se superposent le temps des camps et celui des bateaux d'exilés, David Léon saisit la condition humaine dans trois de ses gestes élémentaires : se nourrir, créer, détruire.
Seul face à l'immensité, un homme (mais cela pourrait être une femme) prend la parole, s'adressant tout autant aux Hommes qu'aux Bêtes. Sa parole est fulgurante, comme un appel, un cri, une incantation. Ce poème dramatique est traversé de visions parfois apocalyptiques portant traces des corps et des éléments. La langue en circonvolution ressasse et lutte, inscrivant son souffle à la manière de l'envol des oiseaux qui inaugure le texte.
La nuit La chair traverse les troubles d'une rencontre. Celle d'une femme ? mais il pourrait s'agir d'un homme ? avec un homme plus âgé, d'une classe supérieure, dans les arcanes du pouvoir. Se jouant de toute ambiguïté sexuelle, David Léon tisse les voix pour conter une histoire sensuelle et amoureuse, touchant aux vertiges de l'érotisme. Il explore, avec un humour piquant et une cocasserie des détails, les codes sociaux et le rapport fasciné / fascinant des deux personnages, sans cesse brouillé et réinterrogé : est-il possible d'être complètement en face l'un de l'autre ? d'aller au-delà de notre solitude ontologique dans l'abandon de soi, le désir ? de trouver une place ? d'être soi ?
Matthieu, un adolescent, passe de plus en plus de temps devant sa console de jeu. Depuis qu'il s'est plongé dans les aventures du Batman, il entend une voix qui s'adresse à lui de façon répétée et envahissante. Elle lui raconte des souvenirs d'enfance, lui parle de sa famille, et fait resurgir des événements qu'il croyait oubliés, des émotions qui lui échappent. Peu à peu, Matthieu recompose une histoire, son histoire, à travers une parole intime et brutale qui ne fait plus la part entre le réel et le monde virtuel dans lequel évolue son double, le Batman. Un soliloque sensible qui explore notamment la construction de la personnalité au moment de l'adolescence.
Résumé : S'intéressant aux relations entre imaginaire et réalité, Je reviens de loin est une pièce qui, tout en s'appuyant sur des faits ou des détails concrets, nous fait vivre à l'intérieur de l'esprit d'une femme, Camille. Elle est partie, elle a laissé mari et enfants. Ils évoluent sous nos yeux, vaquent et s'interrogent sur son absence. Cependant, ont-ils une existence réelle ou sont-ils rêvés, réimaginés par Camille ?
Ces deux comédies sont « en tous points comparables aux meilleurs du contemporain Marivaux ». --[Dix-huitième siècle, Martine de Rougemont, n° 29, 1997]