Qui est donc Jean-Baptiste Brafort, ce consciencieux chef de gare que le narrateur du roman rencontre sous le second Empire ? Quels talents exceptionnels - ou quels inavouables secrets ? - expliquent la spectaculaire ascension de ce fds de garde champêtre, qui fut quincaillier, patron d'usine, député puis préfet, avant de tomber en disgrâce ? Son histoire pourrait illustrer à merveille l'égalité des chances promise par tous les régimes depuis la Révolution, si la plume mordante d'André Léo (nom de plume de Léodile Champseix, 1824-1900) n'entraînait plutôt les lecteurs vers les tréfonds sordides de la société du dix-neuvième siècle. Les aventures de Brafort, né en 1800 et mort en 1872, se mêlent aux péripéties historiques, retraçant de manière vivante le panorama d'un siècle marqué par les aspirations démocratiques et la lutte des classes. Cette première édition du feuilleton Le Père Brafort (publié par le Siècle de novembre 1872 à février 1873) nous fait découvrir un roman de moeurs politique, socialiste et féministe, l'un des rares textes littéraires traitant de deux insurrections largement oubliées : celles de juin 1832 et juin 1848. Ecrit dans une période de frémissement révolutionnaire, publié avec la volonté de porter un message d'espoir malgré l'écrasement de la Commune, ce récit continue aujourd'hui d'interpeller les lecteurs sur bien des enjeux actuels, en les invitant à "voir les choses autrement qu'avec l'oeil de l'habitude".
Nombre de pages
368
Date de parution
10/10/2019
Poids
586g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753577596
Titre
Le père Brafort
Auteur
Léo André ; Primi Alice ; Bonnet Jean-Pierre
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
586
Date de parution
20191010
Nombre de pages
368,00 €
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La Guerre Sociale" est un roman écrit par André Léo, le nom de plume de la militante et écrivaine française Léodile Champseix. Le livre a été publié pour la première fois en 1871. Il s'agit d'une oeuvre de fiction qui se situe dans le contexte de la Commune de Paris, un événement majeur de l'histoire de France au XIXe siècle. Le roman "La Guerre Sociale" raconte l'histoire de plusieurs personnages qui ont été impliqués dans la Commune de Paris de 1871. Il explore les idéaux révolutionnaires de l'époque, les luttes politiques et sociales, ainsi que les sacrifices et les pertes subis par les communards. Le livre est un témoignage important de cette période de l'histoire française et reflète les préoccupations politiques et sociales de l'auteure. André Léo était une militante engagée dans la lutte pour les droits des femmes et des travailleurs, et elle a participé activement à la Commune de Paris. Son roman "La Guerre Sociale" s'inscrit dans le contexte de son engagement politique et social.
Badel Laurence ; Badalassi Nicolas ; Gijs Anne-Sop
A l'heure où les Etats-Unis et la Russie négocient en Arabie Saoudite pour trouver une issue à la guerre d'Ukraine, où un certain nombre d'agences internationales ont été installés depuis moins d'une vingtaine d'années dans le Golfe ou en Inde, cet ouvrage collectif propose une réflexion inédite sur la capitalité diplomatique, ses géographies, ses fonctions nouvelles. Il montre la cohabitation de pratiques juridiquement réglées, mais aussi d'usages paradiplomatiques et inédits. Il questionne les enjeux symboliques et pratiques entourant le statut de capitale diplomatique, compte tenu du contexte postcolonial et de l'évolution générale des relations internationales après la Seconde Guerre mondiale. Enfin, il permet d'interroger les limites de la déseuropéanisation diplomatique.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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