Lendja Ngnemzué Ange Bergson ; Wihtol de Wenden Ca
L'HARMATTAN
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EAN :9782296061880
Ce livre évalue et contourne certaines habitudes de recherche et de pensée sur l'immigration irrégulière pour considérer les enjeux des " papiers " du côté des sans-papiers eux-mêmes. L'enquête s'intéresse à quelques parcours de migrants " irréguliers " et aux " bricolages " qu'ils élaborent pour se régulariser, parfois depuis le pays de départ, quitte à se mettre dans l'illégalité pour sortir de l'illégalité. L'auteur analyse cette dimension " self made man " de la régularisation et montre comment émerge, chez les sans-papiers interrogés et à travers eux, une chaîne d'illusions et de possibilités, de solidarités et de calculs, d'ententes et de difficultés, de connivences et de réalités insoupçonnées ou mal connues qui mettent en scène des individus et des réseaux d'acteurs aux intérêts divers : l'employeur, l'État en tant que gouvernement de la société d'" accueil ", le logeur, le loueur de papiers, etc. En cela, ce livre est une approche sociologique singulière et innovante de ce projet individuel de régulariser son séjour, où le sans-papiers se perçoit comme un vrai entrepreneur agissant pour " sauver son avenir ". Il montre aussi, et entre autres, en quoi, dans les sociétés d'arrivée et les communautés diverses où il évolue, le sans-papiers n'est pas un acteur social entièrement à part : il s'inscrit totalement et " mieux qu'on ne le dit " dans l'économie formelle et informelle, politique et symbolique des sociétés européennes.
Nombre de pages
209
Date de parution
23/07/2008
Poids
230g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296061880
Titre
Les étrangers illégaux à la recherche de papiers
Auteur
Lendja Ngnemzué Ange Bergson ; Wihtol de Wenden Ca
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
230
Date de parution
20080723
Nombre de pages
209,00 €
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Résumé : Maurice Merleau-Ponty a placé la primauté d'autrui au centre de la structure du sujet, inaugurant une philosophie de l'hospitalité à contre-courant des phénoménologies du conflit (Hegel, Husserl, Sartre, etc.), et en dépassement radical du cogito cartésien et husserlien : la Phénoménologie de la perception institue le pluralisme ontologique tiré de la transcendantalité de l'intersubjectivité. L'étude précise (chapitre 1) que la montée des théories essentialistes a profité de l'analyse de la crise sociale des années 1960. Samuel P. Huntington en a été l'un des leaders, qui animait un débat sur les identités rentré récemment dans l'arène académique. Au fond, on ne peut parler philosophiquement et sérieusement de l'identité et de l'essentialisme qu'en partant de la découverte cartésienne d'un cogito insulaire (chapitre 2), qui hante les Méditations cartésiennes : la réduction eidétique ne dépasse le cogito cartésien qu'en en gardant la caractéristique essentielle, qui est la transcendance (chapitre 3). Radicale et hérétique, la démarche de Merleau-Ponty s'en tient à l'analyse de l'expérience ingénue tirée du dernier Husserl (chapitre 4), pour faire du sujet lui-même un être (en) dehors (de soi). La transcendance de l'intersubjectivité est primordiale (chapitre 5) et éclaire singulièrement le passage de l'analytique du sujet à la politique et à l'histoire (chapitre 6). Repenser le politique à partir d'une telle approche, c'est faire du pluralisme ontologique le concept de déconstruction des constellations historiques (communauté, nationalité, ethnicité, etc.) rigidifiées par les essentialistes (chapitre 7). L'appendice du livre réfléchit sur les relations que cette thèse neuve sur la Lebenswelt peut entretenir au plenum de la sociologie radicale.
Les liens entre parenté et pouvoir sont au coeur de l'anthropologie politique, et leur importance est ici décrite chez les Babitchoua du sud-est bamiléké, chefferie fondée au XIXe siècle par un groupe d'artisans du fer partis de Pitoa, près de Garoua dans le nord du Cameroun, pour fuir l'islamisation forcée du djihadiste Ousmane Dan Fodio (1804-1809). A deux unités près, la vingtaine des lignages ou "grandes familles" proviennent d'une filière unilinéraire (descent group) fondée par Moukoua, qui sédentarisa son groupe à Tchapla au sud-est de Baloua et de Bandounga, sur des terres achetées aux Loba du nord Makombé (vers Yabassi). Les institutions politiques sont donc contrôlées par un même macrolignage : le livre parle d'un cas (polémique) d'"anarchie semi-ordonnée" en milieu bamiléké qui, de fait, impose l'exogamie et la précarité du centre politique. Monogame, Moukoua et son épouse Mbon ont eu deux garçons, qui forment le système de base de la parenté dans cette société patrilinaire : Sâmou Mbon (fondateur de la lignée Sâkeke, ou Sâ) et Dimou Mbon (fondateur de la lignée Bodime, ou Bo). Les descendants ont pris le pouvoir très au sérieux : après Moukoua, des lignages dissidents et des outsiders n'ont eu de cesse de se multiplier. Crises de succession et compétitions d'ascension hégémonique sont devenues la norme : la pénétration coloniale allemande massacra des Babitchoua à Nouboum Tchapla en 1912 ou 1913 en en tirant profit. L'arrivée des Français (1923), la guerre civile (1955-1965), le décret hiérarchisant les chefferies (1977) et les tentatives hégémoniques incessantes des Bandounga, que les Babitchoua placent à l'origine de bien de leurs malheurs et des pires, ont exacerbé ces disputes, entraînant de grandes vagues migratoires. Depuis 1983, le retour et le rassemblement Sâ-Bo sont devenus des enjeux centraux dont la diaspora urbaine s'est emparé : des "courtiers en développement" en tous genres apparaissent avec l'Etat et des "projets structurants" (écoles, électrification, construction de maisons de campagne, exploitation du domaine, etc.), au moment où des confréries planchent sur des réformes inédites (refondation du code matrimonial pour marier Sâ et Bo, pouvoir unitaire, etc.). Babitchoua est en marche !
Le démiurge de Platon et l'atome primitif de Lemaitre sont deux intuitions inédites, que la présente étude considère comme des artifices théoriques d'astronomie anti-observationnelle. La genèse de ces artifices remonte à la thématisation présocratique de l'unité cosmique (1re partie), principe matériel dans son éclosion ionienne, et principe abstrait dans l'école pythagoricienne (chap. 1). Platon institutionnalise les Formes intelligibles et platonise les présocratiques (mathématisation du principe quadruple d'Empédocle et dépassement de la controverse être/devenir qui opposa éphésiens et éléates, chap. 2). Lemaître, contemporain d'Einstein, est tributaire d'une unité cosmique marquée par la gravitation relativiste, qui disqualifie le système classique ayant, en son temps, déclassé les substances et le mouvement aristotéliciens (chap. 3). La théorisation (2e partie) montre comment Platon fait du démiurge le concept axial de son astronomie géométrique, qui adjoint le monde sensible en devenir aux Formes intelligibles, en n'en gardant que la trame (khora). L'univers est conforme aux normes mathématiques (proportion, symétrie, etc., chap. 4). La perspective dynamique de Lemaitre émerge contre le modèle stationnaire d'Einstein/De Sitter, aristotélicien en son fond (chap. 5). Au bout, deux configurations apparaissent (3e partie) : sphérique et homogène, l'univers de Platon repose sur le triangle, figure fondamentale dont les combinaisons forment des enveloppes avec quatre polyèdres réguliers : tétraèdre, octaèdre, icosaèdre, hexaèdre. L' "âme du monde" en assure la dynamique (chap. 6). D'interprétation quantique, la singularité cosmique de Lemaitre développe le modèle d'un univers issu de l'explosion (big bang) d'un atome primitif : l'isotope du neutron (chap. 7).
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.