La main sous le fer rouge. Le jugement de Dieu au Moyen Age
Lemesle Bruno
EUD
8,00 €
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EAN :9782364411722
Les ordalies, ou jugements de Dieu, sont des épreuves qui passent pour irrationnelles à nos yeux contemporains. Elles sont considérées comme l'un des traits les plus archaïques de la justice du Moyen Age. Leur interdiction par le pape Innocent III en 1215 est-elle le signe d'une évolution vers la modernité ? La coïncidence de cette date avec l'essor des enquêtes dont, par certains traits, notre justice actuelle a hérité, pourrait le laisser penser. Pourtant, pour qui observe le temps des ordalies, dont le démarrage commence vraiment sous le règne de Charlemagne, l'irrationalité de ces épreuves ne va pas de soi. Ni leur essor ni leur interdiction ne sont spontanés. L'un comme l'autre résultent de choix volontaires des autorités politiques et religieuses. Pourquoi les souverains carolingiens ont-ils soudain encouragé les ordalies ? L'Eglise a-t-elle eu une attitude unanime vis-à-vis des jugements de Dieu ? Pourquoi certains hommes d'Eglise ont-ils dénoncé des manipulations ? Quel rôle les évêques ont-ils joué au sein de leurs diocèses ? Comment la population réagissait-elle ? Pourquoi le pape Innocent III a-t-il pris la décision d'interdire les ordalies après des décennies d'hésitations de la part des autorités ecclésiastiques ? Telles sont les principales questions abordées dans ce livre où l'on verra que le choix de s'en remettre au jugement de Dieu était moins irrationnel qu'il y paraît.
Nombre de pages
75
Date de parution
15/04/2016
Poids
68g
Largeur
104mm
Plus d'informations
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EAN
9782364411722
Titre
La main sous le fer rouge. Le jugement de Dieu au Moyen Age
Auteur
Lemesle Bruno
Editeur
EUD
Largeur
104
Poids
68
Date de parution
20160415
Nombre de pages
75,00 €
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Les conflits de justice au Moyen Âge sont devenus un objet d'études depuis une dizaine d'années, les matériaux documentaires provenant essentiellement des établissements religieux, souvent monastiques, parfois des actes royaux. Ils dressent un tableau assez sombre de la justice féodale durant cette période, qui résulte de l'effondrement carolingien et de l'avènement d'un régime seigneurial. Cette justice apparaît comme une justice dégradée où le seigneur a un rôle d'arbitre et non de juge, où interviennent des preuves irrationnelles, ordalies et combats judiciaires, sans respect ultérieur des décisions prises. Cette étude éclaire les comportements judiciaires de cette période en Anjou et montre l'influence grandissante du droit savant tout comme l'intervention du droit canonique dans les pratiques coutumières. Biographie de l'auteur Bruno LEMESLE est maître de conférences en histoire médiévale à l'Université d'Angers.
L'Eglise catholique d'aujourd'hui aurait-elle renoncé à corriger les abus du clergé ? Non, bien sûr, et elle reste d'ailleurs héritière de cette époque ancienne : quand sévissait la "correction des excès". Cet ouvrage poursuit un double objectif. Tout d'abord, il veut Faire état des recherches actuelles consacrées à l'accroissement brusque de la dénonciation des excès dans le clergé et chez les laïcs et montrer l'exigence de leur correction à partir du XIIe siècle. Le second objectif est de mettre la situation contemporaine en regard du contexte du Moyen Age. Aujourd'hui, dans le Vieux continent et en Amérique du nord, l'Eglise ne parvient plus à modeler les comportements ni à susciter l'adhésion à son dogme. De ce point de vue, notre époque s'oppose aux derniers siècles du Moyen Age, quand l'Eglise était au faîte de sa puissance et que triomphait son idéologie. L'écart entre les deux est non seulement saisissant, mais historiquement inédit. Cet essai offre de nouvelles pistes de réflexion qui permettent de mieux évaluer la situation présente. Il apporte ainsi sa contribution à de questions devenues presque lancinantes : un Aggiornamento de l'Eglise serait-il la bonne réponse à son déclin ? L'Eglise catholique peut-elle transiger sur la doctrine ?
Après huit siècles de domination de l'Eglise catholique romaine sur la Chrétienté occidentale, le pape Alexandre III s'effrayait car, selon lui, la malice des hommes continuait de s'accroître. Aussi confiait-il aux évêques le soin de relayer l'action de la papauté pour la juguler. Cette préoccupation est l'une des principales nouveautés dans le gouvernement pastoral des évêques dont la mission constante était de mener le troupeau des fidèles au salut, de prendre soin de leurs âmes et de veiller à accroître les biens de l'Eglise. Ce livre apporte des éclairages neufs sur la conception du gouvernement des évêques dans la seconde moitié du x][e siècle et au commencement du XIIIe. La Chrétienté latine étant l'aire de référence, les lettres pontificales se sont imposées comme une des sources majeures, en raison de l'unicité de leur provenance, et parce qu'elles étaient le moyen par excellence de gouverner sur les longues distances. Les travaux des canonistes auxquels sont jointes les quaestiones des maîtres des écoles épiscopales qui exposaient de véritables "cas pratiques" à partir des normes juridiques forment l'autre source essentielle de ce livre. Le gouvernement des évêques s'inscrit à cette époque dans un processus de construction institutionnelle inédit dont les principaux traits sont le développement et le renforcement de la justice épiscopale, la multiplication des appels à la Curie pontificale et l'intensification de l'administration des diocèses. Ainsi la conduite pastorale ne peut-elle désormais être envisagée hors d'une organisation administrative plus complexe dans laquelle, en dépit de l'importance de la mission confiée aux évêques, leur puissance tend à être diminuée. Si l'on admet, avec l'historien Gabriel Le Bras, que les modes d'administration de notre temps présent sont héritiers des pratiques ecclésiastiques du Moyen Age, ce livre pourra montrer à la fois la pertinence de cette idée et aider à mesurer des écarts qui n'en sont pas moins saisissants.
Fruit de la collaboration d'historiens et de juristes, le présent livre témoigne que les historiens se sont décidés à faire l'histoire de la justice sous tous ses rapports. Alors qu'ils s'étaient longtemps contentés de l'examiner sous l'angle des institutions judiciaires, ils prennent désormais en considération l'épaisseur sociale et les constructions politiques. En quoi un tel ouvrage peut-il intéresser non seulement l'historien de la société et l'historien du droit, mais aussi le praticien de la justice d'aujourd'hui ? Les juristes s'interrogent : le droit des preuves ne serait-il pas devenu archaïque ? Les sciences et les techniques modernes n'obligeraient-elles pas à reconsidérer la notion de preuve ? Les contributions réunies dans cet ouvrage marquent autant de jalons pour l'histoire de la preuve. Elles font ressortir pourquoi cette manière d'opposer archaïsme et modernité n'est pas le meilleur moyen de penser la preuve. À travers l'analyse de situations, elles montrent que la référence à des preuves se rapporte toujours à une construction intellectuelle. La recherche de la preuve s'apparente donc moins à la découverte d'un objet préconstitué, qu'il soit matériel ou non, qu'à l'élaboration de critères selon lesquels elle est tenue pour acceptable. C'est pourquoi les choix qu'une société fait en matière de preuve renvoient finalement à elle-même, c'est-à-dire à ses héritages, à ses clivages et à ses tensions.
Le musée d'archéologie des années 1950, avec de beaux objets présentés dans des vitrines savamment éclairées, est sur le point de disparaître du paysage culturel. Et tandis que l'archéologie se diversifie et se ramifie en plusieurs spécialités qui tentent de se rapprocher des sciences exactes, par leurs méthodes comme par leur extrême focalisation, les musées, qui se sont tous plus ou moins convertis au rythme annuel de la succession des expositions temporaires, découvrent le rôle essentiel des médiations. Qu'est-ce que la (ou les) médiation (s) ? Quel tableau peut-on en dresser aujourd'hui ? En quoi les médiations modifient-elles les missions des musées ? Un déplacement essentiel s'est produit : si le travail de recherche archéologique et sa diffusion continuent d'être prioritaires, le public est dorénavant une préoccupation essentielle. Il est placé au centre d'un musée qui se transforme ; à sa mission première d'institution chargée de mettre en valeur des vestiges, le musée ajoute une dimension nouvelle de dispositif de communication. Cet ouvrage, le premier du genre, présente un panorama complet des différentes catégories de médiations à l'oeuvre dans le champ de l'archéologie. Qu'elles soient une préoccupation des archéologues eux-mêmes, qu'elles relèvent de l'activité professionnelle des médiateurs ou bien encore qu'elles se déroulent spontanément au sein du public, les formes et les types de médiation sont nombreux et variés. L'ouvrage en dresse un tableau très suggestif.