Heinz Guderian fut l’un des visages les plus célèbres de la guerre blindée allemande. Né en Prusse-Occidentale en 1888, formé dans l’austérité des écoles de cadets, il rêve très tôt de servir au sommet de l’armée allemande. Élève brillant, impétueux, il se forge une réputation : « Heinz le rapide ». Mais derrière l’officier méthodique se dessine une personnalité intransigeante, avide d’action et peu disposée à céder devant ses supérieurs.De la Grande Guerre aux troubles révolutionnaires de 1918, Benoît Lemay suit son itinéraire au plus près : les transmissions radio, Verdun, l’apprentissage de l’état-major, les Freikorps dans les pays baltes, puis la Reichswehr humiliée par Versailles. Documents, correspondances et témoignages éclairent les convictions d’un homme marqué par le nationalisme, l’anticommunisme et le désir de revanche.Lorsque Heinz Guderian rejoint les troupes motorisées, ce qui ressemble d’abord à une mise à l’écart lui ouvre un horizon décisif. Il étudie les chars, la mobilité, la radio et la coordination des armes ; il défend une guerre de mouvement appelée à bouleverser les champs de bataille.Cet ouvrage interroge la compromission de Guderian avec le pouvoir, ainsi que la responsabilité des chefs militaires dans les guerres d’agression et leur implication dans les crimes de guerre.Il revient également sur la manière dont, au lendemain du conflit, celui-ci a contribué à forger le mythe d’une armée « irréprochable », en examinant les mécanismes de cette représentation et sa diffusion durable dans les récits historiques et la mémoire collective.Une biographie critique et documentée qui démystifie la figure de Heinz Guderian et replace son action dans le contexte politique du IIIe Reich.Benoît Lemay est spécialiste d’histoire militaire, et enseigne au Collège militaire royal du Canada. Il est notamment l’auteur, aux éditions Perrin, des biographies Erich von Manstein : le stratège de Hitler et Erwin Rommel.
Nombre de pages
1200
Date de parution
21/10/2026
Poids
1 100g
Largeur
153mm
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EAN
9782213662107
Auteur
Lemay Benoît
Editeur
FAYARD
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153
Date de parution
20261021
Nombre de pages
1 200,00 €
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Erwin Rommel est sans doute le plus connu des généraux allemands de la Seconde Guerre mondiale. Plus de soixante ans après sa mort, il est encore vu comme le soldat exemplaire, le tacticien intègre, qui inspire le respect aussi bien pour sa formidable maîtrise de l'art de la guerre que pour s'être montré réservé avec le régime nazi. Et le fait qu'il ait justement été contraint de se donner la mort sur l'ordre de Hitler est pour beaucoup dans la construction de cette image. Or, à la lumière des archives et des dernières études sérieuses parues pour la plupart en langue allemande,il convient de remettre en question cette image apologétique de Rommel. Il s'avère en effet que celui-ci a été un partisan convaincu du Führer et que sa gloire est redevable en partie à la propagande nazie de Joseph Goebbels, qui en a fait un « dieu de la guerre » issu du peuple, comme Hitler, ainsi qu'à l'ennemi britannique, qui lui a attribué des qualités presque surnaturelles. Cette biographie critique présente ainsi un portrait authentique de l'homme, qui se distingue de l'image apologétique et mythique mise en avant depuis plus d'un demi-siècle.
Parmi les généraux de la Wehrmacht, l'armée du IIIe Reich, il y avait plusieurs excellents tacticiens, mais un seul grand stratège : le feld-maréchal Erich von Manstein. La légende militaire en a fait le plus grand manoeuvrier de la guerre. D'où l'importance de cette biographie critique, la première du genre, qui fait la lumière sur l'un des généraux les plus importants de l'armée allemande, et montre le rôle de premier plan que celui-ci a joué dans les guerres en Pologne, en France et en Union soviétique. Elle décortique l'élaboration de ses intuitions stratégiques, comme le plan opérationnel de la campagne de France de mai-juin 1940, ou ses glorieux faits d'armes en Russie. Mais cette biographie de Manstein démontre aussi que ce dernier est un repère important pour comprendre les rouages de l'alliance entre la Wehrmacht et Hitler. En effet, à l'instar de la majorité de ses collègues du corps des officiers, Manstein a non seulement cautionné les guerres d'agression de Hitler, mais il s'est également fait le complice de la guerre criminelle menée par le Reich en Europe de l'Est, notamment contre la Russie bolchevique. Le cas Manstein permet enfin de comprendre la tragédie allemande de son temps, car à travers lui se profile le destin de ses pairs, ces officiers qui ont servi le Führer jusqu'à la fin en croyant accomplir un devoir patriotique.
Erwin Rommel est le plus connu des généraux allemands de la Seconde Guerre mondiale. Plus de soixante ans après sa mort, il personnifie encore le soldat allemand exemplaire, qui inspire le respect aussi bien pour sa formidable maîtrise de l'art de la guerre que pour s'être montré réservé avec le régime nazi. Or, à la lumière des archives et notamment des correspondances privées de Rommel, comme des rapports officiels, Benoît Lemay remet en question cette image apologétique. En réalité, Rommel a été un partisan convaincu du Führer qui lui est resté fidèle jusqu'à la fin et sa gloire est redevable en partie à la propagande nazie qui en a fait un "dieu de la guerre" issu du peuple. Mais cela n'aurait pas suffi à faire du "Renard du désert" un héros capable d'inspirer Hollywood: l'adversaire britannique a contribué presque autant à la fabrication du "mythe Rommel". C'est l'histoire paradoxale d'un soldat d'exception au service d'un régime criminel que raconte ce livre.
Le maréchal von Manstein fut le maître tacticien de Hitler, l'homme de la guerre éclair et des coups de génie offensifs. Fondée sur des archives inexplorées, cette biographie critique fait la lumière sur l'un des chefs les plus importants de l'armée allemande et montre le rôle de premier plan qu'il a joué dans les guerres en Pologne, en France et en Union soviétique. Surtout, le cas Manstein éclaire les rouages de l'alliance entre la Wehrmacht et Hitler. A travers lui se profile ainsi le destin de ses pairs, ces officiers qui ont servi le Führer jusqu'à la fin, pensant accomplir un devoir patriotique.
Le Sûtra du Lotus est sans aucun doute l'un des textes fondamentaux du Mahâyâna. Depuis plus de quinze siècles, dans la version de Kumârajîva, il scandé la pratique des bouddhistes de l'Extrême-Orient et permis à des millions d'entre eux d'approfondir le message du Bouddha. Ce livre canonique connaît actuellement une renaissance impressionnante en Chine, en Corée, voire au Vieêt-Nam. Au Japon, il a joui d'une ferveur ininterrompue : les plus croyants continuent à en réciter des passages chaque jour et des mouvements religieux ne cessent de le diffuser pour en faire la Bible du bouddhisme. Grandiose fresque, le Sûtra du Lotus apparaît comme une mise en scène, à l'échelle cosmique, de la prédication du Bouddha, illustrée de paraboles décrivant les différentes étapes qui mènent à l'Eveil. Au cours des âges, poètes et artistes en ont exploré et transposé les innombrables images. Ses virtualités philosophiques, dont le sens peut paraître aujourd'hui obscur, furent mises en valeur par des commentateurs issus de tous les courants du bouddhisme. Le Sûtra du Lotus, dont l'original sanscrit a été magistralement traduit au XIXe siècle par Eugène Burnouf, fut propagé à travers toute l'Asie dans la version en chinois classique qu'en fit Kumârâjiva au Ve siècle. C'est cette dernière qui est présentée pour la première fois en français, avec ses deux traditionnels sûtra d'accompagnement. Le Livre des sens innombrables et Le Livre de la contemplation du Sage-universel.
Si le Soûtra du Diamant et le Soûtra du C'ur sont célèbres dans l'ensemble du monde himalayen et sino-japonais, faisant l'objet de récitations et de méditations quotidiennes sur le sens de la vacuité universelle dans le bouddhisme tibétain et zen, il n'en est pas de même du Soûtra de la Pousse de Riz, injustement méconnu, et traduit ici pour la première fois en français. Il s'agit pourtant d'un texte clé des débuts du Mahâyâna, qui traite de tous les aspects de la production interdépendante en soulignant l'irréalité fondamentale des éléments qui la constituent. Loin d'être un culte du néant, cette insistance sur la vacuité, propre au Grand Véhicule, fait voler en éclats le cadre étroit de l'être et de la substance, si chers à nos philosophes occidentaux, et débouche sur la mise en ?uvre d'une compassion sans limites.
Le monde de l'art fonctionne comme une société secrète mondiale qui agit en plein jour. Le délit d'initiés n'y est pas interdit, mais recommandé. Décréter quels sont les «bons artistes», les «bonnes toiles», les «bons acheteurs», influencer les enchères, faire et défaire les cotes est le domaine réservé d'une centaine de décideurs.La crise financière de 2008 a certes secoué le monde de l'art, mais le système n'est pas près de s'effondrer. L'art est partout: dans la mode, dans la maison, dans la rue. C'est la fièvre de l'art: des amateurs de plus en plus nombreux veulent accéder à leur tour à ce pays des merveilles et s'y sentir aussi chez eux.Pour leur permettre de connaître de l'intérieur ce milieu opaque, et qui voudrait le rester, deux journalistes indépendantes ont mené l'enquête pendant plus de deux ans, de Shanghai à New York, de Berlin à Miami.Danièle Granet a fait toute sa carrière dans la presse écrite (L'Express, Le Figaro, Le Nouvel Économiste, Novapress).Catherine Lamour a commencé sa carrière au Monde. Elle a créé et dirigé le département des documentaires de Canal +.
Laurentin René ; Sbalchiero Patrick ; Etchegaray R
Biographie de l'auteur Théologien réputé, historien et journaliste religieux, auteur de nombreuses études d'exégèse et spécialiste des apparitions mariales, l'abbé Laurentin a publié récemment aux Éditions Fayard Découverte du secret de la Salette (avec l'abbé Corteville) et Le Nouveau Diatessaron.Docteur en histoire et journaliste, Patrick Sbalchiero enseigne à l'École cathédrale de Paris. Directeur de la revue Mélanges carmélitains, il est notamment l'auteur d'Enquête parmi les voyants (Éditions de Paris, 2007) et de Jean Paul II et les canonisations (Fayard, 2007). Il a dirigé les publications du Dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétiens (Fayard, 2002) et du Dictionnaire des "apparitions" de la Vierge Marie, avec René Laurentin (Fayard, 2007).