Paysans et seigneurs en Europe. Une histoire comparée XVIe-XIXe siècle
Lemarchand Guy
PU RENNES
26,00 €
Impression à la demande
EAN :9782753517011
Centré sur les structures féodales rurales, le livre vise à répondre à travers une comparaison internationale à l'échelle du Vieux Continent à quelques grandes questions: En dépit de l'extrême diversification des formes de la seigneurie, n'y a-t-il pas sur les traits majeurs une certaine uniformité dans toute l'Europe? Ne faut-il pas, pour comprendre les ressemblances et différences, faire intervenir dans le jeu paysans-seigneurs trois autres acteurs, l'un direct la noblesse, les deux autres externes: l'Etat et la ville? Du même coup, si l'ouvrage de Guy Lemarchand se veut essentiellement un livre d'histoire sociale, il ne peut se couper de l'énoncé de certaines grandes données économiques et démographiques dont le poids effectif doit être discuté. De là toute une série de questions supplémentaires: La grande question du "pourquoi la liberté paysanne à l'Ouest, le servage à l'Est?", peut-elle être résolue en s'en tenant à l'histoire nationale de chaque Etat? Pourquoi seulement "une féodalité naissante au Sud-Est"? Quelles sont les raisons de la vague d'abolition de la féodalité qui parcourt l'Europe de 1760 à 1860 et quelle est la validité du couple théorique "révolution par le bas" et "révolution par le haut"? Quel est alors le rôle de la Révolution française et du grand Empire napoléonien dans l'évolution européenne? Au simple énoncé de ces interrogations, on comprendra toute l'ambition de l'ouvrage de Guy Lemarchand.
Nombre de pages
371
Date de parution
17/11/2011
Poids
501g
Largeur
220mm
Plus d'informations
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EAN
9782753517011
Titre
Paysans et seigneurs en Europe. Une histoire comparée XVIe-XIXe siècle
Auteur
Lemarchand Guy
Editeur
PU RENNES
Largeur
220
Poids
501
Date de parution
20111117
Nombre de pages
371,00 €
Disponibilité
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A l'heure où les Etats-Unis et la Russie négocient en Arabie Saoudite pour trouver une issue à la guerre d'Ukraine, où un certain nombre d'agences internationales ont été installés depuis moins d'une vingtaine d'années dans le Golfe ou en Inde, cet ouvrage collectif propose une réflexion inédite sur la capitalité diplomatique, ses géographies, ses fonctions nouvelles. Il montre la cohabitation de pratiques juridiquement réglées, mais aussi d'usages paradiplomatiques et inédits. Il questionne les enjeux symboliques et pratiques entourant le statut de capitale diplomatique, compte tenu du contexte postcolonial et de l'évolution générale des relations internationales après la Seconde Guerre mondiale. Enfin, il permet d'interroger les limites de la déseuropéanisation diplomatique.
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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