Le Rouergue flamboyant. Clergé et paroisses du diocèse de Rodez, 1417-1563
Lemaître Nicole
CERF
49,00 €
Epuisé
EAN :9782204028516
Comment se comportement le clergé et les fidèles du Rouergue aux pires moments de la guerre de Cent Ans, des guerres de religion ? Comment réagissent-ils aux chocs culturels de l'Humanisme, de la Renaissance, aux déchirements de la Réforme ? Peut-on expliquer pourquoi telle région reste fidèle à la religion traditionnelle, et telle autre choisit le protestantisme ? Pour comprendre la chrétienté au quotidien, voici une enquête qui a su exploiter minutieusement les archives de la vie paroissiale : visites pastorales, documents fiscaux, registres d'ordination, statuts de confréries, testaments, etc., à l'aide des techniques de la sociologie religieuse et du traitement informatique de la documentation. L'étude fait apparaître une étonnante vitalité spirituelle en Rouergue. Les paroisses n'y ont jamais été aussi dynamiques, le clergé n'y est pas plus mauvais qu'autrefois, il serait plutôt meilleur qu'au XIVe siècle. Meilleur, mieux formé, attentivement suivi, plus nombreux, et parmi ses évêques, des figures de premier plan : Guillaume de la Tour (1429?1457), François d'Estaing le « bienheureux » (1504?1529), Georges d'Armagnac (1530?1561) ... La fin du Moyen Âge, une période d'abus cléricaux et de déclin de la foi ? L'exemple du Rouergue établit au contraire que l'esprit du Concile de Trente y est à l'oeuvre, bien avant le concile. Comme quoi il est grand temps de se défaire de certains clichés de l'historiographie religieuse sur les origines de la Réforme protestante... « ... Le travail de Nicole Lemaître fait honneur à l'historiographie française. » (Jean Delumeau)
Date de parution
12/04/1988
Poids
1 001g
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EAN
9782204028516
Titre
Le Rouergue flamboyant. Clergé et paroisses du diocèse de Rodez, 1417-1563
Auteur
Lemaître Nicole
Editeur
CERF
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1001
Date de parution
19880412
Nombre de pages
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Disponibilité
Epuisé
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Les religions sont-elles dangereuses? Pourquoi et comment peuvent-elles conduire à l'affrontement alors qu'elles explorent l'au-delà et sa paix? Les Réformes religieuses du XVIe siècle sont un formidable laboratoire pour examiner ces questions car elles ont débouché sur des guerres d'une sauvagerie inouïe et bâti en même temps l'Europe moderne en lui insufflant la méfiance à l'égard de tout radicalisme religieux. Alors que la confrontation médiévale entre chrétiens et musulmans perdurait, que l'idée de croisade mobilisait encore, les chrétiens se divisaient sous l'impact des idées de Luther, Zwingli ou Calvin, véhiculées par les nouveaux médias imprimés. Celles-ci répondaient à tant d'angoisses et d'espérances déçues depuis Savonarole et Erasme... Chacun, persuadé de détenir la vérité, souhaitait parfois l'élimination de l'autre mais les conflits débouchaient aussi sur la paix. C'est alors que les Etats européens imaginent plusieurs solutions pour maintenir la paix et l'ordre: un pouvoir institutionnel fort, la constitution de territoires homogènes du point de vue religieux, mais aussi la coexistence pacifique de plusieurs options religieuses sous l'autorité de l'Etat. Pourquoi ces quêtes de salut, de vérité, de pureté? Pourquoi le schisme est-il préféré à la négociation? Comment le besoin de distinction confessionnelle peut-il se transformer en oppression des consciences? Comment passe-t-on de la paix à la guerre et de la guerre à la paix? Le tumulte des âmes et des armes de ce siècle prend pour nous d'étranges résonances. Biographie de l'auteur Nicole Lemaitre est professeur d'histoire moderne à l'université Paris I (Panthéon-Sorbonne) et enseigne à l'Institut catholique de Paris-Institut supérieur d'études oecuméniques (théologie). Elle est notamment l'auteur de Histoire du christianisme. Pour mieux comprendre notre temps (Seuil, 2007), en co-direction avec Françoise Thélamon, Catherine Vincent, Alain Corbin; Histoire des curés, en collaboration avec C. Vincent, M. Lagrée, L. Perrin (Fayard, 2002); Dictionnaire culturel du christianisme, en collaboration avec M.-T. Quinson et V. Sot (Cerf-Nathan, 1994); Saint Pie V (Fayard, 1994); Le Rouergue flamboyant. Clergé et paroisses du Rouergue. 1417-1563 (Cerf 1988).
Les quatre auteurs de cet ouvrage - Nicole Lemaitre, Michel Lagrée, Catherine Vincent, Luc Perrin -sont des historiens réputés. N. Lemaitre est professeur à Paris I; M. Lagrée était professeur à l'Université de Rennes; C. Vincent est professeur à l'université de Rouen et L. Perrin enseigne à la faculté de théologie catholique de l'université Marc-Bloch à Strasbourg.
Biographie de l'auteur Les Europeens ont l'habitude (l'appeler sauvages les autres, les non-civilisés. Pourtant, du XVIe au XIXe siècle, le Nouveau fonde est devenu pour certains d'entre eux la Terre d'avant la Chute, celle des bons sauvages et de la nature vierge. Lille de Satan aussi. Les pouvoirs et les confessions se sont emparés de ces images en France pour contrôler les territoires lointains, non pour détruire les Indiens mais en alliance avec eux contre les autres. Mais ils ont poursuivi ce contrôle sur leurs territoires proches. Ce livre, qui réunit dix-huit contributions de spécialistes, nous montre que pour les missionnaires et les militaires, les protestants et les catholiques. le sauvage n'est pas toujours d'un même coté de l'Atlantique. Alors que la France se décide 'a domestiquer ses terres américaines, elle découvre ses propres idolâtres baptisés ses sauvages des campagnes françaises. Le prisme confessionnel nous permet de circuler entre les deux pôles en fournissant une masse documentaire considérable qui. croisée Arcs les humbles données matérielles de l'archéologie. traque les malentendus et les manipulations ultérieurs de l'histoire. La France en Amérique et l'Amérique en France entreprennent une histoire inattendue quand elle n'est pas relue avec les illères coloniales. On est toujours le sauvage d'un autre.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...