La mission et le sauvage. Huguenots et catholiques d'une rive atlantique à l'autre, XVIe-XIXe siècle
Lemaître Nicole
CTHS EDITION
32,00 €
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EAN :9782735506972
Biographie de l'auteur Les Europeens ont l'habitude (l'appeler sauvages les autres, les non-civilisés. Pourtant, du XVIe au XIXe siècle, le Nouveau fonde est devenu pour certains d'entre eux la Terre d'avant la Chute, celle des bons sauvages et de la nature vierge. Lille de Satan aussi. Les pouvoirs et les confessions se sont emparés de ces images en France pour contrôler les territoires lointains, non pour détruire les Indiens mais en alliance avec eux contre les autres. Mais ils ont poursuivi ce contrôle sur leurs territoires proches. Ce livre, qui réunit dix-huit contributions de spécialistes, nous montre que pour les missionnaires et les militaires, les protestants et les catholiques. le sauvage n'est pas toujours d'un même coté de l'Atlantique. Alors que la France se décide 'a domestiquer ses terres américaines, elle découvre ses propres idolâtres baptisés ses sauvages des campagnes françaises. Le prisme confessionnel nous permet de circuler entre les deux pôles en fournissant une masse documentaire considérable qui. croisée Arcs les humbles données matérielles de l'archéologie. traque les malentendus et les manipulations ultérieurs de l'histoire. La France en Amérique et l'Amérique en France entreprennent une histoire inattendue quand elle n'est pas relue avec les illères coloniales. On est toujours le sauvage d'un autre.
Nombre de pages
399
Date de parution
01/10/2009
Poids
636g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782735506972
Titre
La mission et le sauvage. Huguenots et catholiques d'une rive atlantique à l'autre, XVIe-XIXe siècle
Auteur
Lemaître Nicole
Editeur
CTHS EDITION
Largeur
150
Poids
636
Date de parution
20091001
Nombre de pages
399,00 €
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Les religions sont-elles dangereuses? Pourquoi et comment peuvent-elles conduire à l'affrontement alors qu'elles explorent l'au-delà et sa paix? Les Réformes religieuses du XVIe siècle sont un formidable laboratoire pour examiner ces questions car elles ont débouché sur des guerres d'une sauvagerie inouïe et bâti en même temps l'Europe moderne en lui insufflant la méfiance à l'égard de tout radicalisme religieux. Alors que la confrontation médiévale entre chrétiens et musulmans perdurait, que l'idée de croisade mobilisait encore, les chrétiens se divisaient sous l'impact des idées de Luther, Zwingli ou Calvin, véhiculées par les nouveaux médias imprimés. Celles-ci répondaient à tant d'angoisses et d'espérances déçues depuis Savonarole et Erasme... Chacun, persuadé de détenir la vérité, souhaitait parfois l'élimination de l'autre mais les conflits débouchaient aussi sur la paix. C'est alors que les Etats européens imaginent plusieurs solutions pour maintenir la paix et l'ordre: un pouvoir institutionnel fort, la constitution de territoires homogènes du point de vue religieux, mais aussi la coexistence pacifique de plusieurs options religieuses sous l'autorité de l'Etat. Pourquoi ces quêtes de salut, de vérité, de pureté? Pourquoi le schisme est-il préféré à la négociation? Comment le besoin de distinction confessionnelle peut-il se transformer en oppression des consciences? Comment passe-t-on de la paix à la guerre et de la guerre à la paix? Le tumulte des âmes et des armes de ce siècle prend pour nous d'étranges résonances. Biographie de l'auteur Nicole Lemaitre est professeur d'histoire moderne à l'université Paris I (Panthéon-Sorbonne) et enseigne à l'Institut catholique de Paris-Institut supérieur d'études oecuméniques (théologie). Elle est notamment l'auteur de Histoire du christianisme. Pour mieux comprendre notre temps (Seuil, 2007), en co-direction avec Françoise Thélamon, Catherine Vincent, Alain Corbin; Histoire des curés, en collaboration avec C. Vincent, M. Lagrée, L. Perrin (Fayard, 2002); Dictionnaire culturel du christianisme, en collaboration avec M.-T. Quinson et V. Sot (Cerf-Nathan, 1994); Saint Pie V (Fayard, 1994); Le Rouergue flamboyant. Clergé et paroisses du Rouergue. 1417-1563 (Cerf 1988).
Les quatre auteurs de cet ouvrage - Nicole Lemaitre, Michel Lagrée, Catherine Vincent, Luc Perrin -sont des historiens réputés. N. Lemaitre est professeur à Paris I; M. Lagrée était professeur à l'Université de Rennes; C. Vincent est professeur à l'université de Rouen et L. Perrin enseigne à la faculté de théologie catholique de l'université Marc-Bloch à Strasbourg.
Comment se comportement le clergé et les fidèles du Rouergue aux pires moments de la guerre de Cent Ans, des guerres de religion ? Comment réagissent-ils aux chocs culturels de l'Humanisme, de la Renaissance, aux déchirements de la Réforme ? Peut-on expliquer pourquoi telle région reste fidèle à la religion traditionnelle, et telle autre choisit le protestantisme ? Pour comprendre la chrétienté au quotidien, voici une enquête qui a su exploiter minutieusement les archives de la vie paroissiale : visites pastorales, documents fiscaux, registres d'ordination, statuts de confréries, testaments, etc., à l'aide des techniques de la sociologie religieuse et du traitement informatique de la documentation. L'étude fait apparaître une étonnante vitalité spirituelle en Rouergue. Les paroisses n'y ont jamais été aussi dynamiques, le clergé n'y est pas plus mauvais qu'autrefois, il serait plutôt meilleur qu'au XIVe siècle. Meilleur, mieux formé, attentivement suivi, plus nombreux, et parmi ses évêques, des figures de premier plan : Guillaume de la Tour (1429?1457), François d'Estaing le « bienheureux » (1504?1529), Georges d'Armagnac (1530?1561) ... La fin du Moyen Âge, une période d'abus cléricaux et de déclin de la foi ? L'exemple du Rouergue établit au contraire que l'esprit du Concile de Trente y est à l'oeuvre, bien avant le concile. Comme quoi il est grand temps de se défaire de certains clichés de l'historiographie religieuse sur les origines de la Réforme protestante... « ... Le travail de Nicole Lemaître fait honneur à l'historiographie française. » (Jean Delumeau)
Le Garde-Meuble de la Couronne était l'administration chargée de la gestion du mobilier et des objets d'art destinés à l'ornement des appartements royaux. Tout d'abord simple attribution du valet de chambre du roi depuis le Moyen Âge, la création d'une administration spécifique, dirigée par un intendant, s'avéra nécessaire pendant le règne de Henri IV devant le développement des maisons royales. La charge d'intendant général des meubles de la Couronne devint de plus en plus prestigieuse à partir du règne de Louis XIV grâce à l'attention croissante portée au mobilier royal par les souverains. Les intendants furent des personnalités intéressantes et l'étude de leur origine sociale et de leurs parcours permet de mieux comprendre leur action à la tête du Garde-Meuble. Tour à tour excellents administrateurs, amateur éclairé ou favori du roi, ils contribuèrent au rayonnement du mobilier royal et de leur administration. Pour la première fois, le statut juridique du mobilier royal est abordé avec particulièrement la question de son inaliénabilité et les limites de celle-ci, ainsi que. parallèlement, celui des garde-meubles personnels des souverains qui géraient leurs biens mobiliers privés. Cette étude de l'histoire administrative, juridique et sociale du Garde-Meuble apporte un regard nouveau et complémentaire sur cette importante institution de l'Ancien Régime et son fonctionnement, incontournable pour l'étude du mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que sur la personnalité de ses directeurs.