Les banques culturelles. Penser la redéfinition du développement par l'art
Leloup Mathilde ; Devin Guillaume
L'HARMATTAN
23,00 €
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EAN :9782343083247
Fondé en 1997 dans le village malien de Fombori (cercle de Douentza), le modèle de la Banque Culturelle est parvenu à créer une interdépendance entre deux objectifs apparemment contradictoires : celui du développement local, a priori tourné vers le progrès et l'avenir, et celui de la lutte contre le trafic illicite de biens culturels, plutôt tourné vers la mémoire et le passé. Pour ce faire, la Banque Culturelle est composée de trois structures : un musée collectant les biens culturels des habitants des villages alentour, une banque de micro-crédit allouant des prêts en échange du dépôt de ces biens et un centre de formation entraînant les bénéficiaires de ces prêts au développement d'"activités génératrices de revenus". Reconnu lors du Development Marketplace de la Banque Mondiale sous la présidence de James Wolfensohn, ce modèle est rapidement devenu l'incarnation du paradigme de la "Lutte contre la pauvreté" mais également celle du principe de "Conservation préventive" sous l'égide de l'ICCROM au début des années 2000. Aujourd'hui, la Banque Culturelle est un des exemples probants de l'articulation bénéfique entre culture et développement au sein des Agendas du Développement 2015 et Post-2015. Comment une initiative de si petite envergure a-t-elle fait l'objet d'une réappropriation de la part des différents acteurs de l'espace mondial ? Se situant dans la lignée de la Sociologie des Relations internationales, Mathilde Leloup propose une analyse du "multilatéralisme social" qui fait correspondre à l'intégration de nouveaux enjeux - tel que le patrimoine culturel -, dans l'agenda international, celles de nouveaux acteurs - les communautés locales -, remettant ainsi en cause l'Etat comme acteur monopolisant la scène internationale. Son livre est le résultat "d'une enquête passionnante", "d'une recherche minutieuse et instructive sur la dimension multidimentionnelle qui caractérise de plus en plus les actions de paix et de coopération" (G. Devin).
Nombre de pages
212
Date de parution
25/01/2016
Poids
255g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343083247
Titre
Les banques culturelles. Penser la redéfinition du développement par l'art
Auteur
Leloup Mathilde ; Devin Guillaume
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
255
Date de parution
20160125
Nombre de pages
212,00 €
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Héritages de la Seconde Guerre mondiale pour la majorité d'entre elles, créées avec la mission de garantir la paix, les organisations internationales ont très vite été l'objet de critiques et, depuis quelques années, d'une profonde remise en cause souvent assortie de l'annonce de leur fin prochaine. On leur reproche de ne servir que les intérêts des Etats forts, de faire preuve de colonialisme et de néolibéralisme, de bénéficier de budgets pléthoriques autant qu'opaques, d'être aux mains de technocrates déconnectés... Et les exemples ne manquent pas pour illustrer leur impuissance face aux crises les plus graves : de l'échec du règlement du conflit israélo-palestinien à l'incapacité des COP à affronter le changement climatique. Mais n'est-ce pas se focaliser sur la seule ONU, et plus particulièrement sur son Conseil de sécurité ? Et passer ainsi par pertes et profits l'action de toutes ses agences, dont les mandats sont pourtant tournés vers des objectifs de paix, de développement et de réduction de la souffrance humaine ? Pour nous aider à y voir plus clair dans cette "nébuleuse", mieux en comprendre le fonctionnement et les enjeux, Mathilde Leloup dresse un portrait précis et documenté de ces organisations internationales que nous connaissons si mal.
Loin de constituer un objet secondaire dans l'abord des relations internationales, le patrimoine offre une porte d'entrée particulièrement stimulante en vue de mieux saisir la notion même d'humanité. Cette thèse révèle toute la fragilité de cette valeur en devenir. Fragilité, car fondée sur toute une série de négativités et d'exclusions : par la désignation d'un ennemi au genre humain, par la reconnaissance de la perte patrimoniale, par la promotion de défenseurs qui agissent au nom de l'humanité et dont la représentativité est alors interrogée. Ces tensions sont analysées de manière très fine à partir de différents postes d'observation au sein de l'ONU et de l'UNESCO. Le travail de Mathilde Leloup permet alors d'éclairer la problématique du changement au sein des organisations intergouvernementales. Il interroge le processus par lequel le momentum incarné par les destructions du patrimoine mondial entre 2012 et 2015 offre à certains acteurs du multilatéralisme une opportunité indéniable de tirer leur épingle du jeu. L'ancrage empirique offre une belle description de l'intérieur du rapport des organismes à la mémoire institutionnelle, aux rivalités entre services et à leurs conceptions variables du patrimoine, aux concurrences entre organisations intergouvernementales, aux instrumentalisations du patrimoine à des fins politiques. Cette recherche le prouve : le patrimoine culturel nous offre des chemins stimulants pour penser la société mondiale en devenir. Dans cette période de bifurcation historique que nous traversons face à la pandémie de la COVID-19, nous avons besoin d'accéder à une plus grande intelligibilité de ce qui fait l'humanité. Incontestablement, Mathilde Leloup nous offre un regard plus que bienvenu en la matière, avec justesse mais aussi subtilité.
En plus d'être jolie, intelligente et combative, Yoko Tsuno est électronicienne. Cette spécialité l'entraîne, en compagnie de ses amis Pol et Vic, dans des aventures à mi-chemin entre fantastique et science-fiction. Mais, qu'elle remonte le temps pour se retrouver dans la Bruges du XVe siècle ou qu'elle affronte les dangers de la planète Vinéa, la jeune Japonaise reste toujours fidèle à elle-même, privilégiant la loyauté, l'amitié et le respect de la vie. Une série d'action et de réflexion, magnifiquement documentée et dessinée par Roger Leloup, un maître du genre.
Konaté Ousseynou ; Ndoye Aby ; Ndour Ngor ; Sané T
Ce livre explore les solutions pour une gestion durable et intégrée des ravageurs et maladies qui affectent le maïs, l'anacardier et le manguier en Casamance, dans le cadre du Programme National de Développement des Agropoles du Sénégal. Structuré autour des conclusions d'un atelier scientifique tenu à Ziguinchor, l'ouvrage met en lumière les défis phytosanitaires entravant la productivité de ces filières stratégiques pour l'agro-industrie. Il propose des stratégies combinant des approches biologiques, chimiques et des innovations locales pour renforcer la souveraineté alimentaire et la compétitivité économique. S'appuyant sur une collaboration étroite entre chercheurs, décideurs et producteurs, ce travail offre une vision stratégique pour valoriser le potentiel agricole de la région. Les recommandations incluent la vulgarisation des bonnes pratiques, l'amélioration des capacités de stockage et la transformation agro-industrielle accrue. Cet ouvrage se veut un outil précieux pour les acteurs du développement rural, les institutions publiques et les partenaires internationaux, en quête de solutions concrètes pour le développement durable des territoires.
Les rivages de Bretagne sont soumis en permanence à l'action des vagues, des marées et des courants côtiers. L'abondance ou le manque de sédiments le long des côtes, l'évolution du niveau moyen de la mer, la fréquence des tempêtes et, depuis quelques siècles, les diverses interventions humaines participent également au façonnement du littoral, dont la dynamique est dominée par des tendances à l'érosion et/ou à l'accumulation de limons, sables et galets suivant les périodes et les secteurs considérés. Cet ouvrage porte sur l'évolution des flèches de galets qui ourlent les côtes bretonnes. La mise en place et la mobilité de ces cordons littoraux est retracée à différentes échelles spatiales et temporelles, permettant de déterminer la part respective des forçages naturels et anthropiques dans l'évolution de ces formes d'accumulation.
Ce livre présente la vision politique, économique et sociale de monsieur Thiémokho Diop pour le Sénégal, en proposant des réformes fondatrices et un modèle de développement endogène. L'auteur, qui a consacré plus d'une décennie de réflexion et de recherche aux régimes politiques les plus démocratiques et les modèles économiques les plus performants, propose une vision innovante qui vise à inspirer le peuple sénégalais à prendre son destin en main et à impulser un modèle abouti de développement économique et social. La notion de filières transfrontalières, conceptualisée par Thiémokho Diop et qui est axée sur une intégration économique africaine forte devrait, selon lui, permettre aux pays du continent de développer individuellement et collectivement une industrie manufacturière lourde seule à même de garantir une souveraineté économique.