Défendre l'humanité en protégeant son patrimoine. Un nouveau mandat pour les opérations de paix onus
Leloup Mathilde ; Ramel Frédéric
DALLOZ
65,00 €
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EAN :9782247207466
A partir de juin 2012 le groupe terroriste Ansar Dine s'empare du Nord du Mali. De nombreux sites historiques et culturels sont alors détruits et pillés. Le 25 avril 2013, le Conseil de Sécurité charge la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA) par le biais de l'alinéa f) de la résolution 2100 de " protéger les sites culturels et historiques du pays contre toutes attaques, en collaboration avec l'UNESCO ". Or, les sites historiques et culturels du pays réhabilités et reconstruits en priorité par l'unité 'Environnement et Culture' de cette opération ont été les sites classés sur la liste du patrimoine mondial, à savoir les mausolées de Tombouctou. Alors qu'en 2015 le groupe terroriste ISIS entame une campagne de destruction systématique des sites du patrimoine mondial irakiens et syriens, la protection du patrimoine culturel par la MINUSMA devient le symbole de la défense de l'humanité face à l'inhumanité, de la civilisation face à la barbarie. Fondée sur une observation participante à l'UNESCO et au Département des Opérations de la Paix de l'ONU, mais également sur des entretiens avec les fonctionnaires onusiens au siège et sur le terrain des opérations de paix ainsi que sur un travail d'archives, cette thèse vise à comprendre comment une initiative ponctuelle et locale telle que la protection du patrimoine culturel par la MINUSMA est devenue, à la faveur d'un contexte de crise, le c'ur d'une rhétorique prétendant à l'universalisme. Afin de faire de la MINUSMA un précédent pour les futures opérations de paix, trois types d'acteurs (l'UNESCO, sa Directrice Générale et certains de ses Etats membres) ont en effet donné corps à l'humanité par le biais de son patrimoine commun : en identifiant les coupables (par un processus de criminalisation) et les victimes de sa destruction (par un processus de victimisation) mais aussi ses défenseurs (par un processus d'héroïsation).
Nombre de pages
688
Date de parution
21/04/2021
Poids
935g
Largeur
157mm
Plus d'informations
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EAN
9782247207466
Titre
Défendre l'humanité en protégeant son patrimoine. Un nouveau mandat pour les opérations de paix onus
Auteur
Leloup Mathilde ; Ramel Frédéric
Editeur
DALLOZ
Largeur
157
Poids
935
Date de parution
20210421
Nombre de pages
688,00 €
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Héritages de la Seconde Guerre mondiale pour la majorité d'entre elles, créées avec la mission de garantir la paix, les organisations internationales ont très vite été l'objet de critiques et, depuis quelques années, d'une profonde remise en cause souvent assortie de l'annonce de leur fin prochaine. On leur reproche de ne servir que les intérêts des Etats forts, de faire preuve de colonialisme et de néolibéralisme, de bénéficier de budgets pléthoriques autant qu'opaques, d'être aux mains de technocrates déconnectés... Et les exemples ne manquent pas pour illustrer leur impuissance face aux crises les plus graves : de l'échec du règlement du conflit israélo-palestinien à l'incapacité des COP à affronter le changement climatique. Mais n'est-ce pas se focaliser sur la seule ONU, et plus particulièrement sur son Conseil de sécurité ? Et passer ainsi par pertes et profits l'action de toutes ses agences, dont les mandats sont pourtant tournés vers des objectifs de paix, de développement et de réduction de la souffrance humaine ? Pour nous aider à y voir plus clair dans cette "nébuleuse", mieux en comprendre le fonctionnement et les enjeux, Mathilde Leloup dresse un portrait précis et documenté de ces organisations internationales que nous connaissons si mal.
Fondé en 1997 dans le village malien de Fombori (cercle de Douentza), le modèle de la Banque Culturelle est parvenu à créer une interdépendance entre deux objectifs apparemment contradictoires : celui du développement local, a priori tourné vers le progrès et l'avenir, et celui de la lutte contre le trafic illicite de biens culturels, plutôt tourné vers la mémoire et le passé. Pour ce faire, la Banque Culturelle est composée de trois structures : un musée collectant les biens culturels des habitants des villages alentour, une banque de micro-crédit allouant des prêts en échange du dépôt de ces biens et un centre de formation entraînant les bénéficiaires de ces prêts au développement d'"activités génératrices de revenus". Reconnu lors du Development Marketplace de la Banque Mondiale sous la présidence de James Wolfensohn, ce modèle est rapidement devenu l'incarnation du paradigme de la "Lutte contre la pauvreté" mais également celle du principe de "Conservation préventive" sous l'égide de l'ICCROM au début des années 2000. Aujourd'hui, la Banque Culturelle est un des exemples probants de l'articulation bénéfique entre culture et développement au sein des Agendas du Développement 2015 et Post-2015. Comment une initiative de si petite envergure a-t-elle fait l'objet d'une réappropriation de la part des différents acteurs de l'espace mondial ? Se situant dans la lignée de la Sociologie des Relations internationales, Mathilde Leloup propose une analyse du "multilatéralisme social" qui fait correspondre à l'intégration de nouveaux enjeux - tel que le patrimoine culturel -, dans l'agenda international, celles de nouveaux acteurs - les communautés locales -, remettant ainsi en cause l'Etat comme acteur monopolisant la scène internationale. Son livre est le résultat "d'une enquête passionnante", "d'une recherche minutieuse et instructive sur la dimension multidimentionnelle qui caractérise de plus en plus les actions de paix et de coopération" (G. Devin).
Essaïan Elisabeth ; Leloup Mathilde ; Fleury Cécil
Dans les conflits armés du XXIe siècle, le patrimoine apparaît comme bien plus qu'un héritage à conserver : il devient une cible, un témoignage, un terrain d'action. Conçu dans le prolongement de l'exposition "Patrimoines en résistance. De Tombouctou à Odessa", présentée à la Cite de l'architecture et du patrimoine en 2026, cet ouvrage propose une réflexion collective sur la valeur du patrimoine à l'épreuve de la guerre. Cartographes, juristes, historiens, acteurs Institutionnels, architectes, archéologues et artistes y croisent leurs perspectives pour penser les formes inédites de destruction, les actions de terrain et lb puissance des images. Ils montrent comment le patrimoine peut devenir lieu de mémoire, objet de lutte et horizon de réparation.
En plus d'être jolie, intelligente et combative, Yoko Tsuno est électronicienne. Cette spécialité l'entraîne, en compagnie de ses amis Pol et Vic, dans des aventures à mi-chemin entre fantastique et science-fiction. Mais, qu'elle remonte le temps pour se retrouver dans la Bruges du XVe siècle ou qu'elle affronte les dangers de la planète Vinéa, la jeune Japonaise reste toujours fidèle à elle-même, privilégiant la loyauté, l'amitié et le respect de la vie. Une série d'action et de réflexion, magnifiquement documentée et dessinée par Roger Leloup, un maître du genre.
Une analyse juridique complète des cryptoactifs dans la multiplicité de leurs usages. Dans un contexte de transformation rapide des systèmes financiers, les cryptoactifs , également désignés comme actifs numériques en droit français , s'imposent comme l'un des phénomènes majeurs du XXIe siècle. Derrière des notions souvent techniques ( blockchain, bitcoin, smart contracts ) se dessinent des évolutions juridiques, économiques et institutionnelles qui renouvellent profondément les cadres traditionnels et appellent une structuration des règles applicables. Cet ouvrage propose une analyse claire, structurée et opérationnelle du droit des cryptoactifs. Il permet notamment de : - comprendre les mécanismes techniques et économiques des cryptoactifs ; - maîtriser leur qualification juridique et leur régime financier ; - appréhender leur traitement en droit civil, commercial et fiscal ; - identifier les obligations de conformité, notamment en matière de lutte contre le blanchiment. Une attention particulière est portée aux évolutions récentes du cadre européen, en particulier au règlement Markets in Crypto-Assets ( MiCA ), dont les implications sont analysées tant pour les prestataires de services sur cryptoactifs ( PSCA ) que pour l'ensemble des acteurs concernés. Destiné aux professionnels du droit (magistrats, avocats, notaires, universitaires), aux opérateurs financiers, aux dirigeants et juristes d'entreprise ainsi qu'aux étudiants, cet ouvrage offre une vision d'ensemble claire et actualisée du droit et de la pratique des cryptoactifs. Xavier Leonetti est magistrat, docteur en droit. Il a notamment occupé les fonctions de chef de la mission de lutte contre la cybercriminalité au ministère de la Justice. Il est l'auteur ou co-auteur de plusieurs ouvrages consacrés au droit du numérique et à la cybersécurité.
Résumé : Cet ouvrage se veut une présentation générale et renouvelée de l'argumentation juridique, ne se limitant pas au droit français et pulsant volontiers au système de common law ou au droit talmudique. De nombreux arguments sont analysés et illustrés les arguments a pari, a contrario, a fortiori, mais également les présomptions, les standards, les principes non écrits. En outre, une place est faite à des procédés moins connus, comme l'obiter dictum, les perspectives ex post et ex ante, les lectures de re et de dicto, l'effet utile, le distinguishing. L'approche proposée ici est pragmatique, dans l'esprit de Chaïm Perelman et de l'Ecole de Bruxelles : les notions de formalisme, d'arbitraire, de fiction, de présomption, de sens littéral, sont étudiées sous l'angle du rôle pragmatique que ces procédés jouent dans l'argumentation et non de manière décontextualisée. L'ouvrage sera utile tant à l'étudiant en droit qu'au praticien expérimenté de l'argumentation juridique. Un glossaire rend son maniement plus facile.
Mémorisez les idées essentielles de la matière. La propriété littéraire et artistique, qui régit les droits des auteurs et des auxiliaires de la création, traverse une mutation profonde. Ce Mémento offre une analyse complète de cette discipline, désormais indissociable de la mondialisation et de la révolution numérique. L'émergence de l'intelligence artificielle (IA) et de la numérisation transforme radicalement la gestion des oeuvres. Cet ouvrage décrypte les conséquences majeures de ces technologies : - Apparition de nouveaux outils d'aide à la création et de formes d'oeuvres inédites. - Utilisation de la propriété intellectuelle comme arme stratégique et levier de retour sur investissements. - Evolution du statut de l'auteur : contrats de travail, contrats de commande et travail collaboratif. - Explosion de l'exploitation des oeuvres à l'échelle internationale, portée par le numérique. La maîtrise de cette matière est devenue capitale dans une société de l'information en pleine expansion. L'ouvrage explore les interactions complexes entre le droit d'auteur, les droits voisins et les autres normes juridiques : - Confrontation avec le droit de la concurrence et les droits de l'homme. - Influence prépondérante du droit communautaire (Union européenne) et des traités internationaux. - Transformation des modes de commercialisation et de l'utilisation des contenus protégés. L'objet de ce Mémento est de présenter la matière selon un plan classique, avec une approche simple et accessible. Il n'élude aucune difficulté et suit de près l'évolution de la discipline pour offrir des grilles de lecture adaptées aux enjeux du XXIe siècle.