On sait qu'il faut des années, voire des décennies pour faire d'une personne même douée un pianiste, un violoniste, un chef d'orchestre, un chanteur. Parvenus à ce qu'il est convenu d'appeler la maîtrise de leur art, ces musiciens continuent néanmoins à éprouver des difficultés et des incertitudes. Les raisons d'un tel état de choses sont faciles à comprendre : le compositeur, dont les oeuvres constituent la raison d'être de l'interprète, exige de celui-ci un effort de lecture qui est une des tâches les plus ardues qui soient. On peut dire qu'aucun interprète n'a jamais fini de déchiffrer un texte et qu'il réussit rarement à se confondre avec ce texte, à devenir le double du compositeur. Introduire un peu de clarté en ce domaine jusqu'à présent relativement peu exploré, tel est le but que se propose le présent ouvrage.
Nombre de pages
560
Date de parution
11/02/1986
Poids
540g
Largeur
125mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782070703760
Titre
Le compositeur et son double
Auteur
Leibowitz R
Editeur
GALLIMARD
Largeur
125
Poids
540
Date de parution
19860211
Nombre de pages
560,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Compositeur, directeur d'orchestre et musicologue de grand talent, René Leibovitz donne priorité, dans son étude, à l'analyse du langage musical, et cherche la "vérité" du drame lyrique.
A la fin de la Deuxième Guerre mondiale, alors que le dodécaphonisme de Schoenberg reste méconnu ou semble une tentative avortée, René Leibowitz commence à enseigner ce "langage musical nouveau" à un petit groupe de jeunes compositeurs (Boulez, Philippot, Le Roux, Martinet, Nigg). Il lui consacre la plupart des articles qu'il publie dans Les Temps modernes, dont il tient la rubrique musicale. Fondée sur l'étude des Variations pour orchestre, op 31, de Arnold Schoenberg, l'Introduction à la musique de douze sons constitue la première vaste synthèse de cette technique dodécaphonique à partir de laquelle la composition musicale a connu une véritable mutation.
Biographie de l'auteur Yeshayahou Leibowitz (1903-1994) fut l'un des intellectuels les plus marquants de la société israélienne du XXe siècle. Médecin, biochimiste, philosophe, connu pour sa violente critique de la politique israélienne, ce fut aussi un homme d'une foi religieuse ardente qui chercha à définir les problèmes nouveaux qui se posaient au judaïsme à ce moment de son histoire.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.