ESSAIS SUR POUTRES : PEINTURES ET INSCRIPTIONS CHEZ MONTAIGNE
LEGROS ALAIN
KLINCKSIECK
82,50 €
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EAN :9782252033173
Dans les annes 1571-1572, au deuxime tage d'une tour panoptique, Montaigne transforme une garderobe en librairie , flanque d'un cabinet : ici, des peintures murales l'antique ; l, des sentences ou maximes traces sur des poutres, en grec et en latin. Un espace consacr l'amiti et surtout soi-mme, o le gentilhomme s'est rv trs romain et un peu grec, puis rvl crivain francophone. La dcouverte de ce lieu d'exception a une histoire, lie celle du tourisme et celle du regard. Il fallait d'abord raconter cette histoire curieuse d'un apprentissage de la vue. L'observation in situ est une autre exigence : on lui doit une belle moisson de dix sentences indites, prsentes dans la couche infrieure de solives palimpsestes (donc soixante-cinq sentences pour l'dition critique, outre deux inscriptions murales et une ddicace de la bibliothque La Botie). La recherche s'effectue alors en amont (sources textuelles, modles graphiques et traditions dcoratives) et en aval (innutrition des Essais de 1580 par le paratexte toujours offert des sentences peintes). Un constat : au plafond (surmoi ?) comme dans le livre (II, 12), voix sceptique et versets bibliques s'entendent condamner le penser orgueilleux, avide de science vaine et ennemi de la grce, comme de la sant. Mais comment se bien placer dans ce theatrum de la vanit des sciences, o l'architectonique a command en partie la disposition des inscriptions ? Faut-il tre assis, debout, mobile ? Regarder devant soi, au-dessus de soi, ou bien de bon biais , d'une vue oblique ? Le mieux est de tout essayer : dans tous les cas, on aura sans doute appris, le corps aidant, mieux lire les Essais, ce livre unique qui eut la tour de Montaigne pour berceau.
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Nombre de pages
548
Date de parution
09/01/2001
Poids
798g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782252033173
Titre
ESSAIS SUR POUTRES : PEINTURES ET INSCRIPTIONS CHEZ MONTAIGNE
Auteur
LEGROS ALAIN
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
148
Poids
798
Date de parution
20010109
Nombre de pages
548,00 €
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Quatre-vingts escales au pays de Montaigne, qu'Alain Legros a passionnément et patiemment exploré durant trente années de compagnonnage avec l'auteur des Essais. Bien que né voilà près de cinq siècles, Montaigne nous parle encore, il nous fait du bien, nous aimons sa compagnie. Le voyage auquel invite le titre enjoué de ce livre, chaque lecteur ou lectrice le construira à sa guise, en sautant d'un lieu à l'autre au gré de ses caprices, de ses curiosités. On ne fait pas le tour de Montaigne. Tout au plus peut-on, comme ici, dans des textes courts, donc lisibles d'une traite - à raison d'un par jour ? comme on lit un article de journal, une fiche de cuisine, une notice de catalogue... -, exposer à un large public les considérations fragmentaires et les découvertes originales d'un chercheur soucieux d'exactitude et de vérité, qui s'est rêvé aussi auteur, en quête de partenaire avec qui jouer à la paume sur le terrain des mots : " La parole, dit Montaigne, est moitié à celui qui parle, moitié à celui qui l'écoute". La balle est maintenant dans votre camp.
Édition diplomatique de la totalité des autographes conservés (excepté l?exemplaire de Bordeaux), avec traductions, explications et commentaires: ex-libris, ex-dono et devises de jeunesse, notes du Beuther, arrêts du Parlement, notes de lecture dont celles, inédites, d?un Térence retrouvé, lettres missives, dédicaces. L?illustration montre les permanences et les évolutions du ductus de Montaigne sur une quarantaine d?années, en latin, puis en français, parfois en grec et en italien.
La publicité ne se donne aucune limite: son intrusion dans les écoles est une réalité de plus en plus perceptible qui n'est pas sans inquiéter. Cette tendance à l'arrivée des marques en milieu scolaire est à mettre en relation avec le désir de certains de marchandiser progressivement, avant de le privatiser, le système éducatif public. Sous quelles formes cette entrée de la pub se présente-elle? Quels sont les soubassements idéologiques de cette immixtion? Quelles sont les forces économiques qui la sous-tendent ? Quelles sont les stratégies mises en œuvre? Quelles en sont les conséquences ? Pourquoi et comment résister, collectivement et individuellement ?
Soin des enfants et des personnes âgées, nettoyage, travail pénible, boulot sale et sale boulot, ces activités ont en commun d'être à la fois nécessaires et invisibles, essentielles et pourtant dévalorisées, difficiles et donc déléguées à d'autres. Elles sont souvent oubliées par les philosophies du travail comme elles le sont dans la réalité sociale. C'est paradoxalement chez Hannah Arendt, pourtant accusée d'avoir une conception réductrice du travail, que l'on trouve une catégorie permettant de les appréhender dans leur unité : celle de labeur. Modifiant la traduction usuelle de sa distinction entre travail (labor) et oeuvre (work), qui renforce l'impression d'une dépréciation du travail par rapport à l'oeuvre, nous proposons de la rendre plus littéralement par le couple du labeur (labor) et du travail (work). Apparaît dès lors chez Arendt une véritable philosophie de l'activité posant le labeur comme condition du travail, lui-même condition de l'action. A l'aide de cette catégorie, elle pointe un ensemble d'activités vouées à la reproduction de la vie qui n'ont pas "droit de cité" , mais aussi le redoublement de cet effacement avec l'avènement du social dans la modernité. Malgré l'emprise théorique qu'exerce la logique du labeur, on ne cesse de refuser de le voir, d'en dénier la nécessité comme la dureté, en le confondant avec le travail. Une convergence aussi frappante qu'inattendue peut être mise en évidence entre cette catégorie de labeur et toute une constellation de concepts issus des théories féministes : le travail domestique, reproductif, travail de care ou encore de subsistance. Ces théories ne se sont pas réclamées d'Arendt, qui elle-même ne s'est jamais revendiquée du féminisme. Mais on peut mobiliser ces concepts pour préciser le sens de la catégorie de labeur, répondre aux problèmes qu'elle soulève quant à sa teneur critique, et en esquisser un usage possible dans le cadre d'une philosophie sociale du travail renouvelée.
Acquis par la National Gallery de Londres en 1842, le Portrait des Arnolfini de Jan van Eyck reste depuis cette date une énigme pour les historiens de l'art. Le sujet du tableau a en effet suscité de nombreuses hypothèses : s'agit-il d'une scène de mariage, de fiançailles, ou de la simple représentation d'un couple de riches bourgeois ? L'homme est-il bien Giovanni Arnolfini, un marchand de Lucques très connu dans les Flandres au XVe siècle, comme semblent l'indiquer certaines archives ? Ou quelque autre membre de sa famille ? L'oeuvre ne serait-elle pas plutôt un portrait de l'artiste, qui se serait représenté avec son épouse Marguerite ? Et si la jeune femme n'était pas enceinte, en dépit de ce que suggère son ventre proéminent ? Quant à la signature en latin du peintre, bien en vue au centre du tableau, quel sens donner à sa formulation, restée unique dans l'histoire de la peinture ? Anne-Marie Lecoq fait dans cet ouvrage inédit une passionnante recension des interprétations qui se sont succédé au cours des décennies, suscitées par tous les détails du tableau et leur symbolique supposée, pour livrer enfin - au risque de surprendre - sa propre hypothèse sur les intentions de Jan van Eyck.
Fenimore Cooper Susan ; Audubon Jean-Jacques ; Wil
Précédant Thoreau de quelques années, Chroniques de la vie rurale s'impose comme l'un des jalons fondateurs du naturalisme littéraire américain. Dans ce journal publié en 1851, jusqu'alors inédit en français, Susan Fenimore Cooper raconte la vie d'un village de l'Etat de New York au fil des saisons. Entre carnet de terrain et journal intime, sa prose lumineuse, jamais naïve, dit la beauté du détail et la fragilité des équilibres naturels. Fille du romancier James Fenimore Cooper, dont elle accompagna l'oeuvre et assura la postérité, Susan écrit avec la discrétion d'une sentinelle ou d'une veilleuse. Elle tisse une langue limpide et habitée, attentive à chaque nuance du paysage, à chaque oiseau, à chaque usage d'un monde rural aujourd'hui disparu. A la rigueur scientifique de ses observations répond une sensibilité poétique, qui fait de ce texte un manifeste d'écoute et de lenteur, à rebours de l'accélération contemporaine. Cette première traduction française, réalisée par Faustine Galicia, est illustrée de planches issues des Oiseaux d'Amérique de Jean-Jacques Audubon et préfacée par l'écrivaine Audrée Wilhelmy, qui, nichée dans la forêt québécoise, l'évoque en soeur : "Chroniques de la vie rurale est une leçon d'écoute : une conversation muette entre le monde extérieur et le monde intérieur. C'est dans cette correspondance subtile entre les saisons du paysage et celles de l'esprit que se forge, je crois, l'acte d'écrire".
Vinclair Pierre ; Min Byung-Hun ; Domissy-Lee Jeon
Ce livre est né d'un paradoxe fécond : comment écrire sur les oiseaux sans rien savoir d'eux, ou presque ? Du jour au lendemain, Pierre Vinclair se met à enquêter au fil de poèmes-minute sur ce que les oiseaux nous font, sur la manière dont ils déplacent nos idées en nuées, frôlent nos matins, habitent un monde où leur présence s'efface. Guidé par une curiosité impressionniste, Pierre Vinclair ne s'approche jamais trop près, s'émerveille que l'on entende d'abord leur chant avant de les voir ou de vouloir les nommer. Les photographies de l'artiste coréen Byung-Hun Min, dans la contemplation desquelles s'est élaboré cet essai qui est d'abord une rêverie, viennent scander le texte comme des pointillés noir et blanc.