Le monothéisme biblique. Evolutioon, contexte et perspectives
Legrand Thierry ; Bons Eberhard
CERF
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EAN :9782204093118
Les fouilles archéologiques effectuées ces dernières décennies en Palestine ont provoqué un regain d'intérêt pour le monothéisme tel qu'il est exprimé dans la Bible. En effet, la découverte d'un grand nombre d'objets sacrés a ébranlé l'hypothèse qui a longtemps fait l'unanimité : la société d'Israël aurait adopté le monothéisme yahviste au plus tard au moment de l'Exode. Dans le débat plus récent, nul ne peut ignorer la question de la violence que l'exclusivisme monothéiste est supposé engendrer. Il était donc urgent de reprendre à frais nouveaux la question du monothéisme, de ses enjeux et de ses implications. Des spécialistes ? en sciences bibliques, en histoire des religions et en sciences humaines ? apportent ici leur contribution. Comment a-t-on cherché à exprimer l'unicité et l'incomparabilité du Dieu des juifs et des chrétiens ? Comment concevoir la spécificité du Dieu unique, tout en mentionnant d'autres dieux et êtres célestes ? Comment le monothéisme juif et chrétien a-t-il reçu la façon dont les érudits et les philosophes issus du monde « païen » évoquaient le Dieu un ? Tout cela est peu connu et peu étudié. On trouvera ici une étude approfondie des textes du judaïsme, du christianisme naissant et de la littérature du monde gréco-romain. Cet apport scientifique de qualité, sur une question qui prend aujourd'hui de l'importance, contribuera certainement au dialogue actuel et au respect réciproque, et espère ainsi participer à l'apaisement de nos sociétés.--Over the last few decades, archeological excavation in Palestine has increased interest in monotheism as represented in the Bible. Indeed, the discovery of a large number of sacred objects has shaken a hypothesis that was universally accepted: that Israel adopted Yahwist monotheism at the time of the Exodus at the very latest. In more recent debate, no one can ignore the question of the violence supposedly engendered by monotheistic exclusivism. Hence it was vital to take a fresh look at monotheism, its challenges and its implications. Specialists in biblical science, the history of religions and the humanities have also made contributions. How was the unicity and the incomparability of the Jewish and Christian God expressed? How can the specificity of one God be conceived, while mentioning other gods and heavenly beings? How did Jewish and Christian monotheism receive the way in which learned men and philosophers from the ?pagan' world evoked a unique God? All of these questions have been rarely investigated or answered. In this book, the reader will find an in-depth study of texts from Judaism, early Christianity and literature from the Greco-Roman world. This excellent scientific contribution, on a subject that is gaining in importance today, will undoubtedly contribute to today's dialogue, the creation of mutual respect and hopefully, more peaceful societies.
Boespflug François ; Legrand Thierry ; Zwilling An
Présentation de l'éditeur Tel footballeur est qualifié d'idole des jeunes. Façon de dire fort répandue mais qui finit par occulter complètement l'origine et le sens de la notion. Etre iconoclaste, pour un penseur, ou un "artiste contemporain", c'est assurément très bien porté. Il n'empêche que cet usage piétine allègrement le sens étymologique du mot. Le même diagnostic peut être ainsi appliqué à la manière d'user des principaux mots qui viennent à l'esprit pour parler de religion : mythe, rite, sacré, sacrifice, piété, mystique... Cet ouvrage original entreprend de rappeler leur sens premier et leur valeur technique, dans une présentation claire et simple mais pas simpliste des principales différences entre les systèmes religieux. Il propose ainsi une passionnante visite guidée du patrimoine sémantique des grandes religions du monde.
Composée de neuf volumes, la Bibliothèque de Qumrân a l'ambition d'offrir à tous un accès à des textes difficiles surgis d'un lointain passé et qui jettent une lumière renouvelée sur les racines de la culture occidentale. Avec cette publication, on disposera de la totalité des quelque neuf cents manuscrits exhumés de onze grottes environnant le site de Qumrân. Les divers écrits sont classés thématiquement, en suivant l'ordre des livres de la Bible hébraïque. Ce volume est le deuxième de la série. Il présente les textes liés aux livres de l'Exode, du Lévitique et des Nombres.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Un document pour accompagner les adultes au sacrement du baptême. Une proposition d'itinéraire en plusieurs rencontres, qui peut élargie aux recommençants.