Le monde de l'Angle. Voix paysannes 1915-2020, avec 1 Clé USB
Legoy Corinne ; Busser Philippe ; Corbin Alain
BLEU AUTOUR
27,00 €
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EAN :9782358481410
L'Angle est le nom d'un lieu-dit d'altitude de la commune du Mont-Dore, en Auvergne. Ce bout de terre a été acquis en 1932 par Blaise Legay (1897-1972) et son épouse Anaïs. Le buron qui s'y trouvait à l'origine est devenu une ferme-auberge, aujourd'hui tenue par Virginie et Alexandra, leurs arrière-petites-filles, et les parents de celles-ci, Jean-François et Maryse. Le livre s'ouvre par un document rare : le carnet de Blaise, qu'il a titré Souvenirs et récits de mes pèlerinages à Vassivière. Rare, ce carnet l'est par sa richesse documentaire, sa force littéraire et l'étendue de la période sur laquelle il court : plus d'un demi-siècle, de 1915 à 1967. Coutumière des lieux, l'historienne Corinne Legoy, disciple d'Alain Corbin, a recueilli entre 2016 et 2019 les paroles des descendants de Blaise qui témoignent de leur passé et de leur quotidien, de leurs rêves et de leurs fatigues. Ainsi se tisse l'histoire du monde de l'Angle. Ainsi s'entendent des vies paysannes, souvent méconnues, oubliées ou tues. Deux " films sonores " (50' chacun, 2020) accompagnent et prolongent le livre, Aux quatre coins de l'Angle et Dans les pas de Blaise et des sangliers. Une autre manière ? par l'ouïe, un sens guère sollicité pour " voir " ? d'appréhender le monde de l'Angle, ses gens et ses bêtes, ses bâtiments et ses machines, ses entours enneigés et venteux. Le réalisateur Philippe Busser fait oeuvre pionnière avec ces saisissantes créations sonores au service d'un livre. On y entend les comédiens Monique Brun et Olivier Perrier lire des extraits du carnet de Blaise. Une clé USB est encartée dans le premier rabat du livre.
Nombre de pages
269
Date de parution
22/10/2020
Poids
506g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782358481410
Titre
Le monde de l'Angle. Voix paysannes 1915-2020, avec 1 Clé USB
Auteur
Legoy Corinne ; Busser Philippe ; Corbin Alain
Editeur
BLEU AUTOUR
Largeur
170
Poids
506
Date de parution
20201022
Nombre de pages
269,00 €
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L'objet de ce numéro est d'éclairer la longue histoire, vivante et complexe, des liens entre théâtre et politique : les dynamiques et les pratiques par lesquelles le public s'approprie politiquement le texte, l'espace ou le temps d'une représentation, les forces qui tentent de faire barrage à cette appropriation et les tensions qui, depuis l'Antiquité, naissent de cette mise en présence des publics, des pouvoirs, des oeuvres et des acteurs.
Restauration et monarchie de Juillet apparaissent souvent comme une période d’éloignement maximal entre le peuple et ses élites. Le mécanisme du suffrage censitaire, qui restreint à l’extrême le droit de vote, semble l’illustration même de ce processus de cloisonnement des notables, séparés de la nation. Quelques grandes crises donnent une traduction paroxystique à cet apparent divorce, que n’atténue guère en 1830 le passage à la « monarchie bourgeoise » de Louis-Philippe. Pourtant, si forte que soit cette fracture inhérente à l’élitisme du système, il existe aussi des mouvements de convergence qu’il importe de ne pas minimiser. Tandis que les postures des opposants accentuent volontiers la dimension anti-élitiste de leur combat, d’autres Français, même exclus du vote, préfèrent utiliser le régime, sinon l’instrumentaliser, pour défendre une sensibilité politique, un terroir, une réputation ou des intérêts corporatistes. Ainsi, au moment où l’affrontement entre classes sociales commence à devenir un lieu commun, les lignes de fracture obéissent à des logiques plus complexes et à des recompositions inattendues, liées aux soubresauts de l’Histoire.
Les serviteurs du pouvoir, les versificateurs habiles à chanter l'ordre établi sont les oubliés d'une histoire qui a bien davantage consacré les pamphlétaires et les satiristes. Surtout en cette France du premier XIXe siècle où leur geste a tous les traits d'un Ancien Régime qui se refuse à mourir. Pourtant, entre 1815 et 1830, près de 3000 poésies sont écrites à la gloire des Bourbons restaurés par une curieuse cohorte d'auteurs qui va du jeune " enfant sublime " de la poésie au polygraphe habile, en passant par les poètes-misère, les royalistes de combat, les peu-lettrés ou les académiciens besogneux. L'objet de ce livre est là : dans ce continent oublié de la littérature de célébration qui éclaire, entre poésie et histoire, toutes les convulsions d'une ère de transition et de deuil entre l'Ancien Régime et l'âge démocratique. Aussi cette histoire de poètes et de princes est-elle moins celle d'une tradition que celle de sa subversion ; moins celle d'une célébration enthousiaste que celle d'un moment désenchanté. Discours irraisonné sur la Révolution française, discours de l'inquiétude et de la hantise, discours provocateur et sarcastique, entreprise normative de reconstruction d'un ordre sociopolitique, aspiration à l'unanimité reconstruite par delà la déchirure révolutionnaire : la parole de gloire de la Restauration a plus rêvé le monde et le pouvoir qu'elle ne les a naïvement célébrés.
La poésie est partout et s'adresse à tous. Voilà résumé brièvement et de manière un peu triviale le sujet de cet ouvrage qui nous propose une histoire de la poésie moderne bien éloignée de l'idée reçue d'une pratique sacralisée dans et par le livre et destinée au seul public lettré. Il ne s'agit donc plus d'envisager la poésie comme une langue enclose et fermée au profane mais comme une pratique "hors du livre", spontanée, partagée et répandue. L'objectif des auteurs, issus de disciplines aussi diverses que la littérature, l'histoire, la sociologie, etc. , est de nous rappeler que la poésie est complexe et hétérogène dans ses formes, donc dans ses modes de production et de diffusion, et qu'elle s'inscrit dans une réalité sociale et artistique. Dès lors, il devient indispensable de resituer historiquement la poésie, tout d'abord dans les pratiques sociales, culturelles et politiques puis en tant que pratique même, socialement transmise et incarnée, mais aussi par le sens qui lui est conféré, les prescriptions et les normes qui la sous-tendent ou encore les cadres de pensée qui l'entourent. L'enjeu de cette étude est de rendre à la poésie son épaisseur, d'en comprendre toutes les dimensions, de lui redonner tous ses sens.
Quittant la marge à laquelle elles paraissaient assignées, cinquante personnes disent noir sur blanc leur vie chaotique et essaient de lui tracer une perspective. Elles décrivent, parfois s'écrient. Elles tempêtent et reprennent peu ou prou la main sur leur histoire. Le corps du texte, cette fois, leur appartient. En creux, il révèle une France qui les a souvent stigmatisées. Pourtant, elles sont nombreuses : les accidenté(e)s de la vie représentent quelque 10 % de la population. Et ces portraits qu'elles esquissent d'elles-mêmes les montrent combatives et debout après qu'elles ont trouvé des lieux d'accueil, d'écoute et d'écriture ? d'écriture à la première personne.Orchestré par le mouvement Emmaüs et des journalistes de la ZEP (Zone d'expression prioritaire), ce livre choral est un singulier recueil de (bonnes) nouvelles.
Nourri des récits des croisés, des voyageurs et des marchands, l?Occident rêve depuis longtemps des mirages de l?Orient lorsqu?en 1704 Antoine Galland donne la première traduction des contes des Mille et une Nuits. L?Orient, dès lors, devient à la mode, et la mode se fait au théâtre. L?ouvrage, richement illustré (250 images en quadrichromie), passe en revue les somptueux costumes et décors qui, d?hier à aujourd?hui, ont installé l?Orient des Mille et une Nuits sur les scènes de nos théâtres. Des opéras de Rameau à la cérémonie turque du Bourgeois Gentilhomme, de La Péri de Théophile Gautier à la Shéhérazade des Ballets Russes, le lecteur plonge dans la voluptueuse ivresse de la féerie orientale.
Après Pierre Loti dessinateur (2009), voici Pierre Loti photographe. Une autre facette de cet artiste aux multiples talents. Un nouveau carnet de voyages, inspiré et largement inédit. Des voyages en Orient au fil desquels Loti, marin, promeneur, a composé, de 1894 à 1907, une ?uvre d?un millier de clichés, dont plus de la moitié, les meilleurs, figurent ici.Chronologiquement?: la Terre sainte?; l?Inde et la Perse, d?où il rapporte deux saisissantes séries?; la Chine, la Corée et l?Indochine?; puis, avant l?Égypte, son cher Istanbul, dont il donne un foisonnement d?images, parmi les plus vivantes?; sans oublier des portraits de marins et de proches qu?il capte chez lui, à Rochefort et au Pays basque.Des bords du Gange aux rives du Bosphore ou de la Bidassoa, de Jérusalem à Ispahan, le reporter Pierre Loti cède souvent le pas au romantique. Pénétré de l?évanescence des choses, il se hâte de les fixer de son regard d?artiste et d?enfant saisi par la magie de la photographie. Et il révèle du monde une vision pleine d?humanité, émerveillée.4e de couverture : Après Pierre Loti dessinateur (2009), voici Pierre Loti photographe. Une autre facette de cet artiste aux multiples talents. Un nouveau carnet de voyages, inspiré et largement inédit. Des voyages en Orient au fil desquels Loti, marin, promeneur, a composé, de 1894 à 1907, une ?uvre d?un millier de clichés, dont plus de la moitié, les meilleurs, figurent ici.Chronologiquement?: la Terre sainte?; l?Inde et la Perse, d?où il rapporte deux saisissantes séries?; la Chine, la Corée et l?Indochine?; puis, avant l?Égypte, son cher Istanbul, dont il donne un foisonnement d?images, parmi les plus vivantes?; sans oublier des portraits de marins et de proches qu?il capte chez lui, à Rochefort et au Pays basque.Des bords du Gange aux rives du Bosphore ou de la Bidassoa, de Jérusalem à Ispahan, le reporter Pierre Loti cède souvent le pas au romantique. Pénétré de l?évanescence des choses, il se hâte de les fixer de son regard d?artiste et d?enfant saisi par la magie de la photographie. Et il révèle du monde une vision pleine d?humanité, émerveillée.