Les objets, les terrains, les théories des linguistes sont multiples. Cette pluralité s'accompagne d'une pluralité de positionnements et d'applications possibles. Dans le monde anglo-saxon, le domaine extrêmement développé des "applied linguistics" - de la didactique à la terminologie en passant par l'analyse de discours, l'acquisition, la linguistique de corpus ou la conception assistée par ordinateur - recouvre l'intégralité des retombées sociales des sciences du langage. Il n'en est pas de même en France où la réflexion dans ce domaine nous semble peu théorisée. Que fait-on quand on intervient ? Que fait-on lorsqu'on va sur le terrain pour obtenir des données, qu'on propose un " retour aux acteurs " ou qu'on transmet des résultats, lorsqu'on enseigne, conseille ou expertise ? Pour qui intervient-on, pour quoi le fait-on, jusqu'où peut-on ou veut-on aller lors d'interventions linguistiques ? De quels outils théoriques et épistémologiques a-t-on besoin ? Comment éviter le piège de l'"applicationnisme" irraisonné ? Généraliser des interventions, c'est également voir émerger des métiers liés aux sciences du langage. Quelles formations peut-on envisager pour ces métiers ? Quels décalages entre des demandes du terrain et des propositions des linguistes ? Comment les gérer ? Voici quelques-unes des questions que pose cet ouvrage.
Nombre de pages
332
Date de parution
15/02/2007
Poids
450g
Largeur
160mm
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EAN
9782296027435
Titre
Applications et implications en sciences du langage
La Guyane française, avec sa grande richesse culturelle et linguistique, offre un observatoire privilégié pour l'étude des relations entre langue et société. On y parle en effet une trentaine de langues d'origines multiples : langues créoles, amérindiennes, asiatiques, européennes. Des populations aux histoires diverses participent aux processus de migrations et d'urbanisation, se trouvant ainsi confrontées aux langues et cultures dominantes de la région. Tant dans le domaine de l'éducation que dans celui de la santé ou de la justice, la promotion quasi-unique du français conduit à des difficultés d'ordre linguistique et culturel à l'origine d'importants problèmes sociaux. Linguistes, anthropologues, sociologues, historiens, didacticiens, psychologues croisent ici leurs analyses pour susciter des politiques prenant en compte la spécificité des langues et cultures guyanaises. Cet ouvrage s'adresse à la communauté universitaire, aux pouvoirs publics, aux enseignants, aux acteurs sociaux, mais également à tout lecteur concerné par les questions sociolinguistiques et anthropologiques telles que le contact des langues et des cultures, le rôle des représentations culturelles dans l'apprentissage des langues, la construction de l'identité et la place des langues dans cette construction.
Léglise Isabelle ; Boutonné Laurent ; Renaud Patri
Le travail social est avant tout une activité langagière : un travail par le langage. Un travail sur le langage également parfois, sur celui des autres, sur le sien en tant que professionnel. Confrontés à des pratiques langagières qui leur sont parfois étrangères, qu'ils ressentent parfois comme " déplacées ", les travailleurs sociaux sont également contraints à des pratiques d'écriture aux multiples enjeux et aux formats bien définis. Quel rapport entretiennent-ils avec le langage, sous ses différentes facettes ? Que nous apporte l'étude des différents matériaux, oral ou écrits recueillis auprès d'eux ? Quelles formations pourrait-on mettre en place pour leur permettre de mieux appréhender la dimension langagière de leur activité ? Adoptant différents points de vue et perspectives d'analyse issus des Sciences du Langage, les contributions ici réunies tentent de répondre à ces questions.
L'activité d'expertise et les discours d'individus érigés ou auto-proclamés en experts sont devenus omniprésents dans la société contemporaine. Cet ouvrage traite des discours et rapports qu'ils fournissent ou qui sont produits en leur nom. Il confronte les points de vue de plusieurs champs disciplinaires des sciences humaines et sociales : sciences politiques, droit, sociologie, sociologie politique, sciences de l'information et de la communication, analyse conversationnelle, linguistique et analyse de discours sont ainsi convoqués. L'ambition de ce livre est de faire communiquer les apports de ces approches avec les analyses de corpus attentives aux contraintes et aux effets sociaux dont le langage est porteur. Il traite de trois thèmes : expertise et médias, expertise et justice, expertise et citoyens. En caractérisant les discours qui sont produits, il interroge les liens entre expertise et savoir, rapproche expertise et manipulation et montre les liens entre expertise et pouvoir.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
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