Quand a-t-il commencé et comment, ce "malaise dans la civilisation" ? Pourquoi un peuple qui chantait Mozart a-t-il un jour entonné l'hymne nazi ? Cette question douloureuse, Bruno Arnhein, compositeur et chef d'orchestre de génie, ne cesse de se la poser. Mais quelle réponse peut apporter un musicien, l'exact contemporain de Richard Strauss, né sujet de Louis II de Bavière, mort citoyen de l'Allemagne d'Adenauer ? Quel est le sens de cette barbarie, de cette décadence ? Quel est le sens de sa vie et de son oeuvre ? En 1943, l'Allemagne semble avoir définitivement basculé dans l'horreur. Bruno Arnhein, la Contessina sa femme et ses deux petits-enfants, Alice et Arno, Juifs par leur mère et donc Juifs selon la loi hitlérienne, sont assignés à résidence dans leur villa du lac de Constance, surveillée sans relâche par la Gestapo. Pourtant, bravant tous les dangers, les quatre enfants du musicien, son gendre, ses belles-filles vont se réunir à la villa pour une ultime, une déchirante fête le jour de ses soixante-quinze ans. Friedrich, qui a choisi l'exil et la résistance au nazisme, sa femme Sarah, mourante, Siegfried, devenu au contraire dignitaire nazi, sa femme Ursula ; Dorabella, épouse du prince Casalfeltre ; la fantasque et héroïque Pamina. Quel sera leur sort après ces difficiles retrouvailles ? Au lecteur de s'aventurer à travers ce roman à la fois roman d'amour et roman d'apprentissage, fresque historique et histoire d'une famille, réflexion sur la politique et la culture qui est aussi ou avant tout, une randonnée, une flânerie romantique, un Wanderweg.
Nombre de pages
552
Date de parution
11/09/1986
Poids
585g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070707621
Titre
Wanderweg
Auteur
Léger Jack-Alain
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
585
Date de parution
19860911
Nombre de pages
552,00 €
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Chargé de cours à l'Université de Montréal, Elie Abs prend une année sabbatique et retourne en Europe. Salzbourg, Zurich, Milan, Munich, il erre. Il s'enivre de musique et d'exercices physiques. Il fait des conférences et retrouve Jeanne, une amie d'enfance qu'il a aimée. Il revoit Elisabeth, une brésilienne qu'il a aimée aussi. Mais on ne renoue pas partiellement avec sa mémoire, et ce sont les souvenirs de sa mère, morte depuis dix ans, qui affluent, par bouffées. Après avoir fui Paris pour mieux se fuir lui-même, Elie retournera chez lui, y retrouvera son père et le fera parler de celle qu'il n'a jamais cessé d'appeler maman, et n'a jamais cessé d'aimer. Après toutes ces années de silence, qu'importe si père et fils ont chacun sa vérité.
Août 1939. A bord d'un dirigeable qui semble échappé d'un roman de Jules Verne, le Chinois Chou Tsé-tsin rencontre le fils illégitime de Tadeuz Alansky. Dans une atmosphère de catastrophe imminente, il raconte au jeune homme l'existence de son père, qui tourne autour de trois femmes : Mina, Liza -la mère de son interlocuteur- et Jude. Et autour de trois dates clés : 1913 : Tadeuz a vingt-six ans. Juif allemand d'origine polonaise, il est le meilleur réalisateur de son temps, et le ciel lui a tout prodigué : l'argent, l'amour, la gloire. 1923 : un ciel de carton-pâte s'effondre sur Tadeuz. Il n'est plus qu'un dandy crépusculaire et sa chute est amorcée. Il s'exile à Hollywood. En 1933, enfin, l'année sombre où le grand Tadeuz n'est plus, dans l'Allemagne devenue nazie, qu'un juif de trop. Le ciel est " si fragile "...
Noble clochard, épave magnifique, débordant d'humanité et de générosité, d'une réjouissante immoralité, l'énorme, le truculent Falstaff se morfond dans une auberge de Windsor : il a la nostalgie du temps où il était l'ami des lords qui se disputent aujourd'hui les faveurs de la Reine. Qui le sauvera de sa mélancolie, qui le sauvera de lui-même ? Les grands seigneurs corrompus que ses mauvaises blagues amusaient tant jadis ? La belle Alice qui lui voue un amour si candide, si pur ? Ou Shakespeare en personne, puisque " tout dans ce monde n'est que bouffonnerie " ? Qui lui fera découvrir, en lui, l'autre Falstaff -le personnage de comédie qui, pour nous, incarne l'amour de la vie ... L'écrivain au sommet de son art -un irrésistible mélange de verve, de gaieté, de virtuosité, de fantaisie, de gravité souriante et d'érudition amusée- nous redit, avec brio, avec allégresse, que le roman est, d'abord, une fête.
Où il est question de maestria, d'esprit, de plaisir, de bravoure, de brio, d'autorité, d'amabilité, de virilité, de liberté, de dignité, de révolte, d'excès, de jeu, de foi, de swing, de tempo, de corrida, de fandango, de séguedille - toutes choses très joyeuses et donc parfaitement inactuelles. Oui. Mais aussi de Bach, de Nietzsche, de Mozart, de Thérèse d'Avila, de José Bergamin, de Garcia Lorca, de Vélasquez, de Picasso, de Cervantès, de Cavafy, et de Melville, aussi, et de Clément Rosset, et de Francis Bacon, le peintre... Et d'El Juli, le matador, aux arènes de la Maestranza - olé !
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.