Dictionnaire historique de la comptabilité publique. Vers 1500-vers 1850
Legay Marie-Laure
PU RENNES
26,00 €
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EAN :9782753511026
Ce dictionnaire est le premier outil d'analyse des termes, techniques et réformes comptables restitués dans leur contexte historique. Il est le fruit du travail d'une équipe composée non seulement d'historiens, mais aussi de juristes et de spécialistes de sciences de gestion. Il opte pour une chronologie resserrée, 1500 - 1850, mettant en évidence les spécificités comptables de la gestion ancienne des Etats européens. Le terminus a quo désigne l'entrée de plain-pied de l'organisation étatique dans l'histoire, et le terminus ad quem les premiers règlements codifiés de comptabilité publique, celui du 18 décembre 1824 en Prusse, du 31 mai 1838 en France, celui plus tardif du 7 octobre 1848 en Russie ou la Loi d'administration et de comptabilité du 20 février 1850 en Espagne. L'ouvrage met en évidence des figures connues et moins connues qui ont donné leurs lettres de noblesse à une science administrative en construction. Si tes oeuvres théoriques et pratiques de Juan Bravo Murillo, Jean-Baptiste Colbert, George Downing, Cari August Malchus, Nicolas-François Mollien, Jacques Necker, Johannes Mathias Puechberg ou Francesco Villa, avaient déjà été retenues par les historiens, il faut faire une place plus grande désormais aux travaux de Kart Ivanovic Arnold, Jakob-Friedrich Bielfeld, Gerolamo Costantini, Benoît Dupuy, Jean Hennequin, Dodo von Knyphausen, Dominique de Locher, Jean Orry, des frères Paris ou encore de Pedro Luis de Torregrosa : De même, ce dictionnaire fera voir au lecteur la part des héritages, à travers les notions d " < à-bon-compte ", d'" affectation ", " bilan ", " comptabilité-matières ", "distribution ", "état ", "journal ", " régie ", de " non-valeur "... et la force des ruptures, à travers les entrées " assignation", "budget ", " calcul ", " clefs ", " compter de clerc à maître ", " fraude ", " loi de finances ", " produit brut - produit net ", " usure "... Au total, les auteurs, sans omettre de rapporter les expériences d'adaptation de l'expertise marchande de la tenue des livres en partie double aux organisations publiques, mettent en évidence la construction d'un savoir autonome, reconstituent des procédures comptables jusque-là mal comprises (notices " comptabilité administrative ", comptabilité en " Recette, dépense et reprise "...) et proposent une histoire européenne comparée du contrôle comptable.
Nombre de pages
493
Date de parution
03/06/2010
Poids
1 287g
Largeur
170mm
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EAN
9782753511026
Titre
Dictionnaire historique de la comptabilité publique. Vers 1500-vers 1850
Auteur
Legay Marie-Laure
Editeur
PU RENNES
Largeur
170
Poids
1287
Date de parution
20100603
Nombre de pages
493,00 €
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Résumé : Commune mesure de toute chose, l'argent a eu dans l'histoire un rôle multiple, à la fois libérateur et aliénant. Il interroge les consciences individuelles et le destin collectif : à l'époque moderne, les hommes encore très christianisés rejettent l'argent comme fondement de la société idéale à construire. Son utilité est admise, mais non sa valeur ultime : il n'est pas reconnu comme finalité, ni par la religion, ni par la philosophie moderne. Mais l'argent est aussi relation. Il lie les hommes entre eux, à travers un signe à la fois concret et symbolique : la monnaie. Tout en étant un instrument commun aux riches et aux pauvres, l'argent bouscule les hiérarchies sociales car la société de l'époque moderne, bien que fondée sur un ordre divin, est travaillée par les dynamiques du capitalisme. Illustré par les grandes figures de l'histoire, de Gadagne à Necker, de Brantôme au chevalier d'Arcq, de Calvin à Turgot, des tard-avisés à Mandrin., cet ouvrage propose un tableau inédit du passage de l'économie du don à l'économie de marché, de l'émergence de l'Etat de finance, de la naissance du libéralisme, des nouvelles pratiques de consommation, d'épargne et de spéculation, sans oublier la délinquance monétaire et financière.
Quelles sont les origines financières de la Révolution française? Partant des atouts de la gestion publique en France et notamment des outils mis en oeuvre au temps de Colbert, Marie-Laure Legay montre comment ces outils se sont révélés inaptes à encadrer l'affairisme installé au coeur de l'Etat. En insistant sur les rapports sociopolitiques qui lient l'administration monarchique à ses intermédiaires financiers, l'auteur éclaire d'un jour nouveau les paradoxes d'une gestion organisée à partir de recettes centralisées et de dépenses insuffisamment contrôlées, paradoxes sur lesquels les réformes du XVIIIe siècle ne revinrent pas. L'une des faiblesses majeures de l'Etat royal se dévoile ainsi au lecteur: la défaillance de son contrôle financier, c'est-à-dire du contrôle de l'Etat sur lui-même. Les aménagements techniques de la seconde moitié du siècle se révélèrent trop tardifs et les réformes politiques, de Laverdy à Necker, bien trop frileuses pour satisfaire une opinion qui réclamait des comptes. Une remarquable synthèse sur les blocages politiques et financiers du XVIIIe siècle.
Cet ouvrage est le fruit d?une recherche inédite sur les loteries royales, menée à partir de fonds d?archives parisiens, bruxellois et viennois. Cette recherche restitue le contexte et dévoile les véritables enjeux des loteries royales créées par les souverains au siècle des Lumières dans les grandes capitales européennes. Premier outil d?ingénierie financière, avec la banque royale qui lui est contemporaine, à être basé sur la confiance, les loteries sont à l?origine d?une utilisation inédite de l?espace public et de là, d?une rupture avec la culture du secret qui caractérisait les Etats absolus.
Résumé : L'abbé Terray, conseiller au parlement de Paris, Contrôleur général des finances et directeur des Bâtiments du roi, a laissé derrière lui une image exécrable construite dès 1776 par un libelle infamant, un véritable bestseller écrit par deux pamphlétaires virulents. Perçu comme ambitieux, avide et libertin, le ministre déchaîne les passions à une époque où la calomnie est une puissante arme politique pour dénoncer en vrac les arrêts du Conseil, la favorite du Barry, les dépenses de cour ou les financiers, en bref le despotisme ministériel. Derrière cette colère se cache la rancoeur tenace des puissants dont le ministre a réduit les pensions, taxé les domaines, augmenté les charges... La rigueur du Grand houssoir dérange la haute noblesse comme la bourgeoisie, dont les contrats de rentes font craquer les armoires des notaires. Ce ministre est pourtant doté d'un esprit de modération, d'une grande capacité de travail et, n'en déplaise à ses détracteurs, d'une sensibilité raisonnée pour le peuple, dont il défendit les intérêts dans la guerre des grains. Père d'une fille naturelle qu'il tente de protéger, il a quelques amis auxquels il reste fidèle, sans appartenir néanmoins à aucun clan. Il fait montre d'un goût sûr pour les arts et la nature qu'il met en scène dans son château de La Motte-Tilly. Dans cette biographie, la première sur ce personnage, Marie-Laure Legay brosse le portrait d'un homme méprisé, avec en toile de fond les dernières années du règne de Louis XV, entre relâchement des moeurs et triomphe de la spéculation.
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
L'histoire du serment politique en Occident est celle d'un long dévoiement. Ce rite habillé d'oripeaux antiques, médiévaux et religieux, avait été pensé comme l'instrument de la conjuration des hommes libres. Il sera devenu un des moyens de conjurer leur liberté. Alliance des hommes libres et égaux sous le regard de Dieu, il est progressivement encadré par les puissances politiques et ecclésiales, puis capté par l'Etat moderne à partir du XVIIe siècle. L'expérience révolutionnaire cherchera à redonner au serment son caractère démocratique et égalitaire, avant qu'au XIXe il ne devienne un rite de sujétion bureaucratique. Dans les régimes autoritaires et totalitaires, il exprime non seulement une fidélité politique mais il est la marque d'un biopouvoir par lequel l'individu abdique sa conscience et jusqu'à son propre corps dans le peuple, le parti, l'Etat, l'idéologie, le chef. C'est à une histoire politique enracinée dans les pratiques juridiques et les doctrines religieuses propres à l'Occident, et aujourd'hui négligée, que ce livre s'attache à donner une lecture originale et novatrice, puisqu'il s'agit de la première synthèse en français sur l'histoire du serment.
Fille aînée de Louis XV, Louise-Elisabeth (1727-1759), dite Madame Infante après son mariage avec Don Philippe, fils cadet de Philippe V d'Espagne, est sans doute l'une des princesses européennes les plus mystérieuses et les moins connues du XVIIIe siècle. Cette femme de tête connaît une destinée particulière en devenant, à l'issue de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla. Cependant, Madame Infante ne voit dans ces Etats qu'un séjour de transition dans l'attente d'un établissement plus digne de sa naissance. Aussi n'a-t-elle qu'un seul souci, les échanger ou les agrandir. Jamais elle ne se résigne au rang modeste que lui assigne le traité d'Aix-la-Chapelle. Pour autant, elle ne se désintéresse pas des duchés et s'efforce d'y vivre en tentant de recréer la splendeur de la cour de Versailles, tout en cherchant à s'émanciper de la tutelle espagnole pour mieux défendre ses intérêts. Pour mener à bien sa politique de grandeur, elle cultive sans relâche son réseau de correspondants (ministres, diplomates, maîtresse royale) dont elle espère tirer les plus grands bienfaits. Eprise d'un amour filial, elle conserve aussi des relations très étroites avec sa famille et n'hésite pas à revenir à plusieurs reprises à Versailles pour plaider sa cause. Situé à la charnière de l'histoire des femmes de pouvoir et des relations internationales, l' ouvrage a pour ambition de dresser le portrait d'une souveraine en action, omniprésente tant dans la politique parmesane qu'européenne.
Résumé : Chaque jour depuis plus de 20 ans, le docteur Vincent Morel accompagne des patients qui vont mourir. Comment ces malades abordent-ils cette phase ultime de leur existence ? Quelles questions posent-t-ils ? Comment les accompagner et les soulager ? Comment leurs expliquer ce que sont réellement les soins palliatifs trop souvent assimilés à l'échec des traitements ? Ces questions se doublent aujourd'hui de celle de l'euthanasie et du suicide assisté. Cette question posée par les patients eux-mêmes fait aussi partie de son quotidien. Et elle mobilise autant les soignants qu'elle anime la société. Au lieu de s'enfermer dans une réponse binaire qui chercherait à soutenir une position militante, l'auteur invite au doute et à la réflexion. A partir de ses rencontres au chevet des malades, il présente les différents arguments qui agitent le débat public. Dans une société en mouvement, il apporte les outils cliniques, historiques, éthiques, conceptuels, juridiques nécessaires à la prise de position que chacun prendra librement.