Etude sur le mouvement communaliste à Paris, en 1871. Suivi de La Commune et la Révolution (1874)
Lefrançais Gustave ; Rougerie Jacques
KLINCKSIECK
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EAN :9782252041215
« La Révolution du 18 mars? avait pour mission de faire disparaître le pouvoir même ; de restituer à chaque membre du corps social sa souveraineté effective, en substituant le droit d'initiative directe des intéressés, ou gouvernés, à l'action délétère, corruptrice et désormais impuissante du gouvernement, qu'elle devait réduire au rôle de simple agence administrative. »Gustave Lefrançais, élu à l'assemblée communale par le 4e arrondissement, n'entend pas, à proprement parler, écrire, dès décembre 1871, une histoire « immédiate » de la Commune. Communiste, ou plutôt collectiviste « antiautoritaire », proche (mais en aucun cas disciple) de Bakounine, il raconte l'événement tel qu'il l'a vécu, et interprète la révolution du 18 mars comme la première expérience « an-archiste » de gouvernement populaire, qui doit faire disparaître, au nom de la souveraineté du peuple, tout pouvoir d'État. Tel doit être désormais le programme de toute révolution socialiste à venir.Jacques Rougerie
Nombre de pages
422
Date de parution
09/03/2018
Poids
485g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782252041215
Titre
Etude sur le mouvement communaliste à Paris, en 1871. Suivi de La Commune et la Révolution (1874)
Auteur
Lefrançais Gustave ; Rougerie Jacques
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
140
Poids
485
Date de parution
20180309
Nombre de pages
422,00 €
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Jeune instituteur sur les barricades en juin 1848, premier président élu de la Commune de Paris en mars 1871, la trajectoire révolutionnaire de Lefrançais est fulgurante. Dans ces Souvenirs, on le suit de prisons en exils, de meetings en batailles sanglantes, on participe à ses enthousiasmes, à ses détestations. Souvent drôle, toujours modeste, toujours clairvoyant, Lefrançais est un étonnant mémorialiste. Communiste, il n'a que mépris pour les socialistes à la Louis Blanc. Libertaire, il fait partie de la minorité de la Commune, opposée aux tendances autoritaires d'une majorité jacobine-blanquiste. Elu député du IVe arrondissement, il manque démissionner ("Je ne reconnaîtrai jamais aucune validité au suffrage universel, tant qu'il se manifestera au moyen d'un scrutin secret"). Lefrançais est notre ami, notre contemporain. Comme l'écrit Daniel Bensaïd dans sa présentation, "on est à mille lieux de la République prêtre, de la République pionne, de la République d'ordre, disciplinaire et inégalitaire; à mille lieux d'une gauche servile aux possédants, de ses reniements et de ses renégations; de ses révérences et de ses génufexions. Avec Lefrançais, on est en bonne compagnie".
Exilé en Suisse après l'écrasement de la Commune de Paris, Lefrançais publia à la fin de 1871 la présente Étude..., reconnue comme un témoignage majeur, et qui, selon Kropotkine, fut la seule «qui mît dans sa vraie lumière la véritable importance historique - communaliste - de ce mouvement». Fac-similé de l'édition originale (Imprimerie James Guillaume), augmenté d'un Index historique des noms cités.
Collection : Flèche de Feu 3Nicolas le Français apparaît comme prieur général de l'ordre du Carmel en 1266 au chapitre de Toulouse. Il fut probablement élu à cette occasion. Il est sans doute originaire de la France méridionale, de la province de Narbonne. « La Flèche de feu » fut écrite entre 1270 et 1271 alors qu'il était encore prieur général. Peu après, il renonça à sa charge. Nous ignorons l'année de sa mort. À cette époque, l'ordre du Carmel est déjà largement établi dans les villes et les régions populeuses. Et c'est précisément cette implantation que vise Nicolas, et non pas l'activité apostolique, qui n'est abordée que comme une conséquence. Pour lui, il existe deux genres de vie : l'un, monastico-érémitique et contemplatif l'autre, engagé dans le service du peuple qu'il nourrit de la parole de Dieu. Auquel de ces deux types appartient le Carmel ? Notre auteur souligne que la Règle le dit expressément lorsqu'elle parle du choix des lieux, ou de la solitude des cellules, de leur séparation, de l'obligation d'y demeurer en « méditant jour et nuit la Loi du Seigneur, et veillant dans la prière ». « La Flèche de feu » est donc un écrit polémique, qui remet face aux options essentielles d'une forme de vie dans un temps de mutation.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.