Maine de Biran, Renan, Bergson, Comte, Proudhon... La philosophie en France au XIXe siècle rassemble des débats fondamentaux qui se sont poursuivis pendant tout le siècle entre spiritualisme et positivisme sur l'origine des idées, le sens de l'histoire ou la réforme sociale. Le débat philosophique en France pendant ce siècle n'est pas séparable d'une interprétation de la grande Révolution et donc des secousses successives de 1830, 1848, 1871, qui ont rythmé la vie politique d'événements sanglants. A chaque fois, c'est le sens de la rupture révolutionnaire avec l'Ancien Régime et celui de la continuité avec la pensée du XVIIIe siècle, dont la question est à nouveau posée depuis les cours de Victor Cousin sous Charles X jusqu'aux Origines de la France contemporaine de Taine après la Commune. A la fin du siècle, le débat traditionnel des vérités de raison et des vérités de foi est devenu celui de la Science (avec une majuscule) et de la Religion (en France, le catholicisme). Le positivisme semble s'imposer sous des formes diverses ; il s'étend à la psychologie (T Ribot, P Janet) et à la sociologie (E Durkheim) devenues sciences autonomes, mais il ne doit à Auguste Comte guère plus que son nom. La réflexion sur l'histoire des concepts scientifiques et, d'autre part, sur la vie de la conscience va restituer bientôt les grandes interrogations métaphysiques et les léguer au XXe siècle commençant.
Nombre de pages
128
Date de parution
22/04/2011
Poids
168g
Largeur
135mm
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EAN
9782296546301
Titre
La philosophie en france au XIXe siècle
Auteur
Lefranc Jean
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
168
Date de parution
20110422
Nombre de pages
128,00 €
Disponibilité
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Il ne saurait y avoir pour Nietzsche d'esprit libre sans un certain "sens de la distance", sans un courage, un goût de l'aventure intellectuelle qui fait de lui à sa façon un guerrier, mais un guerrier qui triomphe d'abord de lui-même-et surtout il ne saurait y avoir d'esprit libre sans probité, cette "vertu" de philologue, mais qui reste la plus caractéristique de la liberté d'esprit dans la culture moderne. C'est cette probité, ce courage, cette force de s'élever au-dessus des instincts grégaires que Nietzsche attendait, exigeait, de ses amis - et aussi sans doute de ses lecteurs. Dans un de ses derniers écrits, Ecce homo, il s'est demandé si ses livres pouvaient seulement être lus, c'est-à-dire compris par ses contemporains. Plus d'un siècle après la mort de Nietzsche, après tant de débats, d'efforts d'interprétations, d'études érudites, pouvons-nous faire que l'inactualité essentielle de son oeuvre nous soit enfin accessible ...
Parménide, Platon, Aristote, Descartes, Leibniz, Kant, Hegel, Schopenhauer, Nietzsche, Heidegger: c'est en se référant en particulier à ces auteurs que sont étudiées les problématiques essentielles de la métaphysique. La métaphysique n'est-elle qu'un abus de langage ? Peut-elle prétendre à une science supérieure, fondatrice des autres sciences ? Peut-elle parvenir à se critiquer elle-même ? À se dépasser elle-même ? Il semble bien que l'interrogation métaphysique reste sous-jacente à notre modernité. Dans cet ouvrage, plus particulièrement destiné aux étudiants en philosophie des 1e et 2e cycles universitaires et des classes préparatoires aux Grandes Écoles, les notions fondamentales (être, idée, substance, sujet ... ) et les grandes positions doctrinales sont caractérisées dans leur origine et leur évolution.
Toute l'histoire de la philosophie occidentale a sa source dans les dialogues de Platon qui ont donné lieu à de multiples interprétations. Cet ouvrage précise : les notions fondamentales, depuis Platon, comme idée, dialectique, âme, éros, être et non-être ; les thèses politiques de Platon, encore discutées de nos jours ; le néo-platonisme et ses rapports avec le christianisme ; le platonisme de la Renaissance dans la science et l'art.
Schopenhauer est le plus méconnu des grands philosophes du XIXe siècle. L'influence de son pessimisme a été considérable chez les philosophes (Nietzsche), les musiciens (Wagner), les artistes, les écrivains russes (Tolstoï), allemands (Mann), anglais (Conrad), français (Maupassant, Mallarmé, Proust...). Pourtant, la portée de son ?uvre, malgré ou à cause de ses qualités littéraires, a très souvent été appréciée à contre-sens. On a vu en lui un romantique, un irrationaliste, un contempteur des sciences, un moraliste pénétrant mais amer, misogyne et réactionnaire, et, de plus, peu conséquent avec lui-même. Les wagnériens en ont fait le prophète d'une religion de la musique et de l'art total. Plus récemment, il est devenu un précurseur de l'existentialisme ou d'une philosophie de l'absurde. Le présent ouvrage entend rectifier cette image. Schopenhauer, successeur authentique de Kant, prolonge la critique de la raison par elle-même et en tire toutes les conséquences. Sa métaphysique de la volonté correspond bien à la physique des forces contemporaine et ne se confond ni avec une philosophie de la décadence ni avec une exaltation mystique. Son pessimisme, ni psychologique ni historique, mais métaphysique, reste une instance critique radicale. Son renversement des philosophies de la conscience ouvrant sur Freud, comme sa confrontation de la tradition biblique occidentale et de la pensée religieuse de l'Inde se sont avérés riches de prolongements.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
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