La crise financière de 2008, en démentant brutalement les thèses de l'économie hyperlibérale, a remis en lumière les approches marxistes quand elles se distinguent de l'étatisme stalinien. Malgré sa dégénérescence au Nord, le capitalisme inégalitaire tire des milliards d'êtres humains du Sud du sous-développement. Mais la planète épuisée n'a plus les moyens de suivre cette voie sous peine de dystopie. Après une longue expérience à l'interface de la jungle privée et de l'apathie bureaucratique, l'auteur lit ou relit Hegel, Proudhon, Henri Lefebvre, Bourdieu, Castoriadis, Onfray, Badiou, Laval, Dardot, Harribey ou Ostrom, etc., pour réenvisager les logiciels d'un après capitalisme viable. L'Etat, impensé de la contestation de gauche, serait-il le siège d'une nouvelle exploitation ? L'urbanisation, autre chose que l'expression minérale de la nocivité des oligarchies et bureaucraties annihilant tout environnement empathique, toute création sensible ? L'hypothèse proposée serait que la structure de l'humain est simultanément et contradictoirement corpusculaire et ondulatoire, individuelle et collective, à l'image de l'infiniment petit qui la constitue. La poursuite d'une hominisation moins malheureuse devrait donc opérer un saut en avant de la démocratie comme dialectique maîtrisée de ses deux caractères contradictoires. L'avenir appartiendrait ainsi à l'autogestion et au dépérissement de l'Etat, au bouleversement de la délégation de pouvoir vers sa meilleure transparence, par son enracinement à la base, dans les quartiers et les entreprises.
Nombre de pages
393
Date de parution
27/06/2014
Poids
1 090g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343035994
Titre
Déraison d'Etat. Déshérence des villes
Auteur
Lefebvre Jean-Pierre
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
1090
Date de parution
20140627
Nombre de pages
393,00 €
Disponibilité
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