Dictionnaire historique de radiophonie. De ABC à Zay
Ledos Jean-Jacques
L'HARMATTAN
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EAN :9782343154572
La communication de messages par les ondes est la conséquence d'une chaîne de découvertes scientifiques. Son usage radiophonique a commencé au lendemain de la Première Guerre mondiale, sous le nom de TSF - téléphonie sans fil -, comme un moyen de transmettre parole et musique à destination d'un auditoire indifférencié, potentiellement illimité. Le projet humaniste qui inspirait la démarche proposait alors de dispenser à tous, depuis un point de décision unique, l'information, un complément d'instruction souhaitable et la distraction nécessaire. Contenue dans les limites techniques d'un usage réglementé, institutionnalisée comme radiodiffusion, elle a été conquise par les pouvoirs politique et affairiste, soucieux de l'utiliser comme un instrument de persuasion du bien fondé de leurs entreprises envers des audiences disponibles. Le service public défend le souci de l'intérêt intellectuel. Le secteur privé évalue la collectivité des consommateurs disponibles. Cusage sera souvent transgressé par les excès de la propagande idéologique ou l'envahissement publicitaire. La radio, menacée par le choc des images qu'ont apporté la télévision et les multiples sources de l'Internes, disponibles dans l'instant, reste pour beaucoup un moyen d'accès immédiat à l'information d'actualité à la culture, une nécessité que les pouvoirs, soucieux d'installer leurs messages dans l'inconscient des auditeurs, n'ont pas abolie. La bibliographie en langue française de l'histoire de la radio est lacunaire. L'auteur a déposé dans cet ouvrage quelques-unes des ressources qu'il a rassemblées, avec le souci d'offrir à d'autres chercheurs les moyens d'approfondie la connaissance d'une des grandes inventions de la modernité.
Nombre de pages
430
Date de parution
15/04/2019
Poids
660g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343154572
Titre
Dictionnaire historique de radiophonie. De ABC à Zay
Auteur
Ledos Jean-Jacques
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
660
Date de parution
20190415
Nombre de pages
430,00 €
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La "télévision", un mot lancé à Paris en 1900 devant les participants d'un congrès d'électriciens, ne décrivait encore qu'un projet sans essais. Depuis les années trente, les progrès incessants des techniques de diffusion et des stratégies de communication ont servi les meilleures intentions et, parfois, les pires causes. L'auteur a recherché les sources les plus proches du développement de la transmission par les ondes que l'imaginaire littéraire ou scientifique avait pressenti.
Les techniques et l'usage universel que les ondes ont engendrés sont un phénomène majeur du vingtième siècle. La radio était présentée par les pionniers comme un moyen d'"informer, d'éduquer et de distraire" offert au plus grand nombre. Lénine la pressentait comme un "journal qui ne connaît pas de frontière". Les pouvoirs ne se priveront pas de l'entretenir. L'auteur a retrouvé des sources méconnues qui éclairent certains aspects d'un média que la transmission quasi-instantanée de la Toile menace.
Jean-Jacques Ledos, chef opérateur de prises de vues à la RTF, à l'ORTF et à la SFP retrace avec ce dictionnaire, l'histoire de la télévision dont l'usage est devenu indispensable à nos sociétés. Elle réalise le fantasme de la vision et de l'écoute à distance tel que l'imaginaire des conteurs l'exprimait avant que la technicité du monde moderne ne l'annonce dans une prospective raisonnable.
En France, la télévision, est devenue un phénomène de masse à la fin des années cinquante. Expérimentale avant la Deuxième Guerre mondiale, elle est devenue après la Libération un impératif d'équipement national. La création des sites techniques, studios et réseaux d'émetteurs, était une entreprise nécessaire autant que nouvelle. Elle a été engagée par une volonté d'État qui assurait alors la reconstruction et la modernisation des grands systèmes d'intérêt collectif. Trois décennies plus tard, au terme de ce qu'on a appelé les trente glorieuses tous les Français, ou presque, disposaient de trois chaînes de télévision. Dans le même temps, les programmateurs et les créateurs de contenus avaient découvert l'instrument d'une relation sociale originale avec un public atteint dans l'intimité de son foyer. La télévision était perçue comme un vecteur de culture plutôt que comme support publicitaire. Réalisateurs de l'outil technique, les pouvoirs en conservaient le contrôle de la programmation, principalement dans le domaine de l'information. L'auteur qui a vécu ces années à l'intérieur de l'institution veut entretenir ici l'anamnèse d'une ambition nationale plutôt que la nostalgie d'une époque dont les promesses et les réussites restent malgré tout porteuses d'avenir. . . Jean-Jacques LEDOS a été chef-opérateur de prises de vue à la RTF, à l'ORTF et à la SFP. Il a publié de nombreux articles et participé à divers ouvrages consacrés à l'histoire de la radio et de la télévision.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...