Les médias qui s'attaquent à l'église catholique, par le biais de diverses affaires, se distinguent trop souvent par le caractère extrêmement superficiel de leurs analyses. Dans cet ouvrage, elles seront traitées de manière approfondie. Eugen Drewermann a quitté la planète judéo-chrétienne pour en rejoindre une autre, proche de l'écologie profonde, renouant avec le vieux paganisme et se distinguant par un farouche antihumanisme. Jacques Duquesne, qui prétend restituer le Jésus véritable de l'histoire, n'aboutit qu'à dessiner un personnage tout à fait conventionnel. Le Jésus de l'évangile a tout de même une autre dimension. Jacques Gaillot, qui a voulu donner - grâce aux médias - l'image d'un évêque et d'une Eglise réconciliée avec la modernité, n'a réussi qu'à 'entrer dans le cadre stéréotypé sur mesure d'un épiscopat hors institution, sans dogmes et aux exigences floues. Dans une quatrième partie, l'auteur aborde de front les objections et les attaques dont le pape Jean-Paul II est régulièrement la cible à propos de ses positions morales. En approfondissant la pensée du pape et en interrogeant la grande tradition doctrinale de l'église, il prend en flagrant délit d'incompréhension et d'incompétence quelques-unes des grandes plumes de la presse française. Ainsi, dans sa conclusion, peut-il s'interroger sur la responsabilité des médias et leur aptitude à comprendre les problèmes religieux. A propos de l'auteur : Gérard Leclerc fut pendant très longtemps journaliste au Quotidien de Paris. En tant que critique, il s'intéresse plus particulièrement à l'évolution des idées contemporaines, Aujourd'hui, il collabore à différents périodiques dont Le Figaro et France Catholique. Il a publié La Bataille de l'école (Denoël, 1985), L'église catholique : crise et renouveau (Denoël, 1986) et Jean-Paul II, le Résistant (Bartillat, 1996).
Date de parution
04/09/1996
Poids
532g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782213597430
Titre
Pourquoi veut-on tuer l'Eglise ?
Auteur
Leclerc Gérard
Editeur
JUBILE
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150
Poids
532
Date de parution
19960904
Disponibilité
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Toutes les sociétés connaissent la communication. Mieux : toutes sont fondées sur elle. La société est une communauté, c'est-à-dire un partage de signes, un échange de messages. Quelle nouveauté notre société présente-t-elle par rapport à celles qui l'ont précédée ? A tout le moins l'invention des " mass médias de communication " (téléphone, télévision, Internet, portable, etc.), technologies censées améliorer la quantité et la qualité des discours échangés entre les hommes. Le progrès est-il certain ? La croissance exponentielle des messages est-elle toujours synonyme d'une meilleure compréhension ? L'incommunicabilité des codes religieux, éthiques, rituels, la création de zones d'opacité artificielle par les pouvoirs et par les individus (censure, secret, confidentialité) ne sont-elles pas la rançon du progrès de la transparence ... Cette approche sociologique aborde la communication comme un phénomène social de production, de circulation et de consommation des discours. Elle tente de démêler l'écheveau des différents types de discours (discours publics et discours privés ; discours culturels, informations, opinions) qui circulent en société. Et elle introduit aux problèmes posés par la mondialisation des communications. Sommes-nous entrés, avec les voyages de masse en jets intercontinentaux et avec Internet, dans l'ère de la communication planétaire ? L'humanité toute entière est-elle désormais intégrée dans le " village global " annoncé naguère par Mac Luhan ...
Dans les médias comme dans l'opinion publique, le terme de " mondialisation " est devenu d'usage courant. C'est dire qu'il fonctionne à la fois comme une évidence indiscutable, et comme une matière inépuisable de débats et de controverses. Mais son sens en est circonscrit le plus souvent à la sphère économique entendue stricto sensu (le marché capitaliste mondial). Dans cet ouvrage, l'accent est mis sur la dimension culturelle du phénomène. La mondialisation n'est-elle pas aussi - et peut-être surtout - une mise en contact rapproché de sociétés aux valeurs différentes, hétérogènes, éventuellement conflictuelles ? Faut-il, dans la rencontre désormais intime de l'Orient et de l'Occident, de l'Islam et du Christianisme, de l'Amérique et de la Chine, du Japon et de l'Europe, voir l'aube d'une ère nouvelle ? Et, si oui, cette ère sera-t-elle porteuse d'un " choc des civilisations " meurtrier ? Ou bien la confrontation pacifique marquera-t-elle les débuts d'une humanité enfin pleinement consciente d'elle-même, la vraie naissance du genre humain, que les philosophes ont défini autrefois comme une espèce animale douée de rationalité et de sociabilité ...
Cet ouvrage mêle l'analyse du pouvoir en général, ce que l'on peut appeler le pouvoir social, et celle du pouvoir politique, forme la plus visible du pouvoir social. Le pouvoir du regard et le pouvoir de l'être regardé sont deux formes de pouvoir social : avoir le pouvoir c'est regarder et observer mais c'est aussi être regardé, donner un "spectacle" de soi. Ce "spectacle" est organisé par les médias, en particulier au cours des campagnes électorales. Le citoyen ne devient-il pas alors un "spectateur" influencé ? Une analyse du "regard" dans notre société, le regard peut-il être considéré comme objet sociologique ? Les jeux de regards sont chose fort sérieuse précise l'auteur qui s'en tiendra "au domaine du regard du pouvoir politique et à celui de la société sur le pouvoir". Le pouvoir politique est à la fois spectacle et recherche du renseignement, regard policier et regard des médias. L'enjeu est de tenter de mettre en évidence les constantes et les continuités qui caractérisent les structures de visibilité ainsi que les mutations qui ont pu les affecter au cours de l'histoire culturelle et politique de l'Occident.
Non pas une autobiographie mondaine, mais une confession, du type de Saint Augustin qui rend gloire à Dieu pour l’œuvre de Sa grâce. Une réponse passionnante et passionnée aux appels de la grâce parvenus dans le silence de la prière ou par les cris de détresse des jeunes. Dans une première partie, l’auteur livre avec pudeur l’essentiel d’une enfance à la fois préservée et solitaire marquée par un appel reçu à l’âge de 13 ans. Par sa famille, il est marqué par des rencontres avec de très grandes figures spirituelles telles celle de jacques Maritain, du cardianl Journet ou de Maurice Zundel. Il entre en vie monastique à 17 ans, d’abord chez les Bénédictins, puis dans une vie quasi érémitique durant dix sept ans au Rwanda. Il acquiert une connaissance encyclopédique des pères de l’Eglise. Il en est comme aspiré en prenant conscience de la détresse d’une jeunesse ignorante du tout de la foi, livrée à un monde sans repères, assoiffée d’authenticité et d’amour. Pour y répondre, il fonde en 1981 l’Ecole Catholique de prière et d’évangélisation « Jeunesse-Lumière », qui propose à des jeunes entre 18 et 30 ans, une année de vie , dans la prière, la vie communautaire, la formation et la mission. Certains anciens ont à leur tour fondé des écoles vivant la même intuition dans plusieurs pays. Dans une deuxième partie, l’auteur fait partager sa vie de prière étroitement intégrée à de multiples missions à travers le monde. Il insiste également sur la liturgie tant romaine que byzantine illuminée par son amour de la création, du langage des créatures, de leur beauté qui parle tant de leur Créateur. Un chapitre est consacré au « célibat d’amour », marqué par sa double expérience de moine et d’apôtre des jeunes, si souvent blessés par un monde qui a fait de la sexualité, sous prétexte de libération, un véritable esclavage. Ces pages sont une réponse forte et belle à ce que l’Eglise subit actuellement. Préface du cardinal Schönborn, Archevêque de Vienne
Le catholicisme a dû se présenter d'abord aux Juifs et aux Grecs, puis à l'Islam aux religions traditionnelles, aux Sagesses de l'Extrême-Orient. En Europe, il est confronté aux diverses philosophies des XVIIIe et XIXe siècles, à l'humanisme athée, au marxisme. Aujourd'hui, il doit tenir compte des sciences humaines. Les manières, comme les auditeurs, ont fort varié à travers les siècles. Comment a-t-il pu résister, s'expliquer, répondre en face de ces diverses tendances'Il a fallu présenter la foi et convaincre l'interlocuteur réticent, voire hostile. Il a fallu renouveler les arguments et l'attitude, remplacer l'agressivité par le dialogue. Il a fallu se montrer, plus que démontrer. Tels sont les propos et le ton de cet ouvrage qui reprend, en la rénovant, une tradition en remontant au Christ. André Manaranche est né en 1927. Il est prêtre de la Compagnie de Jésus depuis 1961 et appartient à la communauté de Vanves (Centre de recherche et d'action sociales). Il donne un cours de morale politique à l'Institut catholique de Paris. Depuis 1966, il s'est attaché à confronter la dogmatique chrétienne aux requêtes des sciences humaines et de la société moderne, pour redire de façon neuve la foi de l'Eglise.