La guerre des Ecritures. Fondamentalismes et laïcité à l'heure de la mondialisation
Leclerc Gérard
L'HARMATTAN
28,01 €
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EAN :9782296076457
Les batailles que livrent les hommes à propos des Textes sacrés ont pris bien des formes culturelles et politiques. Les Guerres de religion que connut l'Europe eurent pour enjeu les Textes fondateurs de l'Occident chrétien: la nature, la composition, l'origine et l'autorité de la Bible. Les divergences et conflits entre Eglises, sectes, groupes sociaux et nationaux contribuèrent à produire une sécularisation des lectures et la naissance progressive d'une culture laïque. Un "conflit des interprétations" se dessina à travers la scission entre Tradition et Modernité. Les camps principaux étaient, non plus des confessions ou des Eglises rivales, mais deux principes culturels antagonistes: littéralisme fondamentaliste et approche historique des Ecritures. Aujourd'hui les fondamentalismes prétendent fournir un repère stable dans une Histoire désormais mondialisée. Le présent ouvrage est une revisite - ou une déconstruction - de l'Histoire de la Lecture sacrée, appliquée à l'ensemble oecuménique des Textes fondateurs. Faut-il envisager un conflit globalisé, non pas entre les Ecritures sacrées (le "choc des civilisations"), mais entre leurs multiples lectures? Les lectures de la Parole de Dieu sont-elles nécessairement conflictuelles et guerrières? Biographie de l'auteur Gérard Leclerc: Etudes de philosophie et d'ethnologie. A été Professeur de sociologie à l'Université de Paris VII Vincennes/Saint-Denis. A publié de nombreux ouvrages sur l'histoire des sciences sociales et la sociologie de la culture. Parmi ses derniers ouvrages: Le sceau de l'?uvre (Le Seuil 1993): La mondialisation culturelle (Presses Universitaires de France, 2000).
Nombre de pages
267
Date de parution
19/01/2009
Poids
475g
Largeur
160mm
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EAN
9782296076457
Titre
La guerre des Ecritures. Fondamentalismes et laïcité à l'heure de la mondialisation
Auteur
Leclerc Gérard
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
160
Poids
475
Date de parution
20090119
Nombre de pages
267,00 €
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Résumé : Toutes les sociétés connaissent la communication. Mieux : toutes sont fondées sur elle. La société est une communauté, c'est-à-dire un partage de signes, un échange de messages. Quelle nouveauté notre société présente-t-elle par rapport à celles qui l'ont précédée ? A tout le moins l'invention des " mass médias de communication " (téléphone, télévision, Internet, portable, etc.), technologies censées améliorer la quantité et la qualité des discours échangés entre les hommes. Le progrès est-il certain ? La croissance exponentielle des messages est-elle toujours synonyme d'une meilleure compréhension ? L'incommunicabilité des codes religieux, éthiques, rituels, la création de zones d'opacité artificielle par les pouvoirs et par les individus (censure, secret, confidentialité) ne sont-elles pas la rançon du progrès de la transparence ? Cette approche sociologique aborde la communication comme un phénomène social de production, de circulation et de consommation des discours. Elle tente de démêler l'écheveau des différents types de discours (discours publics et discours privés ; discours culturels, informations, opinions) qui circulent en société. Et elle introduit aux problèmes posés par la mondialisation des communications. Sommes-nous entrés, avec les voyages de masse en jets intercontinentaux et avec Internet, dans l'ère de la communication planétaire ? L'humanité toute entière est-elle désormais intégrée dans le " village global " annoncé naguère par Mac Luhan ?
Les médias qui s'attaquent à l'église catholique, par le biais de diverses affaires, se distinguent trop souvent par le caractère extrêmement superficiel de leurs analyses. Dans cet ouvrage, elles seront traitées de manière approfondie. Eugen Drewermann a quitté la planète judéo-chrétienne pour en rejoindre une autre, proche de l'écologie profonde, renouant avec le vieux paganisme et se distinguant par un farouche antihumanisme. Jacques Duquesne, qui prétend restituer le Jésus véritable de l'histoire, n'aboutit qu'à dessiner un personnage tout à fait conventionnel. Le Jésus de l'évangile a tout de même une autre dimension. Jacques Gaillot, qui a voulu donner - grâce aux médias - l'image d'un évêque et d'une Eglise réconciliée avec la modernité, n'a réussi qu'à 'entrer dans le cadre stéréotypé sur mesure d'un épiscopat hors institution, sans dogmes et aux exigences floues. Dans une quatrième partie, l'auteur aborde de front les objections et les attaques dont le pape Jean-Paul II est régulièrement la cible à propos de ses positions morales. En approfondissant la pensée du pape et en interrogeant la grande tradition doctrinale de l'église, il prend en flagrant délit d'incompréhension et d'incompétence quelques-unes des grandes plumes de la presse française. Ainsi, dans sa conclusion, peut-il s'interroger sur la responsabilité des médias et leur aptitude à comprendre les problèmes religieux. A propos de l'auteur : Gérard Leclerc fut pendant très longtemps journaliste au Quotidien de Paris. En tant que critique, il s'intéresse plus particulièrement à l'évolution des idées contemporaines, Aujourd'hui, il collabore à différents périodiques dont Le Figaro et France Catholique. Il a publié La Bataille de l'école (Denoël, 1985), L'église catholique : crise et renouveau (Denoël, 1986) et Jean-Paul II, le Résistant (Bartillat, 1996).
Résumé : " Il y a mieux à faire que du bricolage religieux et il faut se garder de ces camelots insidieux qui dévalorisent la quête de l'essentiel en nous promenant dans le supermarché des religions. Ceux-là occupent tous leurs efforts à nous expliquer comment les hérésies sont intéressantes, comment s'abandonner à tous ces phénomènes inédits (en fait archaïques), à ces tourbillons plus fascinants que notre monothéisme austère. Ils nous refont le coup de Circé la magicienne. Contre la menace de dissolution de la personne, seul nous importe le ressaisissement qui se produit lorsqu'à l'intime de l'intime (" intimior intimo meo ", dit Augustin) se fait entendre l'appel d'un Dieu qui ne nous trompe pas. "
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.