De Bagneux à Athènes, de Paris en Dordogne, des hauts lieux alpins au fin fond de la Bretagne, par le petit bout de sa lorgnette, un homme, conscient de la chimie de ses humeurs comme de la contingence de tout, travaille à devenir citoyen du monde, et pense ainsi collaborer à sa genèse. A pied ou à vélo, il tente d'aller au bout de certaines de ses illusions, franchissant le col de ses mythes, pour mieux plonger dans les prodigieux décombres de ce monde. Ce sont alors de charmantes apparitions, où l'on réalise la présence des autres : fraîcheur d'un visage entrevu un matin dans une cité, vieux paysan esseulé boitant dans son champ, bouts de vie d'illustres inconnus que l'on salue dans de petites épopées de poche. Parfois, c'est presque rien du tout : un bout de journal déchiré dans un roncier, mais dont la blancheur figure la seule bonne nouvelle du jour... Finalement, ce journal, ce quotidien de la poésie dans tous ses éclats forme (s'il est vrai que tout est fiction) le puzzle d'un roman en vers : bouts de ficelles effrangées sur lesquels une main sans doute aveugle, par dépit comme par défi au néant, joue de la harpe. Ainsi résonnent des bouts du Chant dont la malicieuse simplicité subvertit la grammaire de nos habitudes et en fait une "poéthique" de l'errance, en reconnaissant dans le prochain comme dans le lointain, toujours inconnus, étrangers, les vrais héros de cette vie.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
80
Date de parution
13/03/1997
Poids
228g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782715220003
Titre
Bouts du monde
Auteur
Leclair Yves
Editeur
MERCURE DE FRAN
Largeur
140
Poids
228
Date de parution
19970313
Nombre de pages
80,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
« Au vrai, j?ai dû être oriental dans une vie antérieure. Quand j?entends de la musique orientale, arabe surtout, mais aussi bien les cloches japonaises, le luth chinois, j?ai l?impression d?être enfin rentré chez moi, d?être à la maison », écrit Yves Leclair. Car cet « Orient intime » est une pérégrination intérieure. Elle obéit au mot de Confucius: « Le plus grand voyageur est celui qui a su faire au moins une fois le tour de lui-même ». C?est dire que les voyages d?Yves Leclair sont d?abord des voyages en imaginaire et que son Orient est vaste. Il est une entité globale, un pôle d?attraction, esquissé à travers mille fragments mêlant images concrètes (la médina de Sousse, un jardin, des figues en Tunisie, la beauté des femmes, les parfums des îles?) et moments suspendus de lecture, d?écriture, de contemplation. Orient de l?enfance, Orient des langues, Orient des mondes, tous sont en nous, si nous savons nous asseoir en silence dans le jardin de nous-mêmes et écouter en paix ce que le coeur nous chante.
Résumé : Ayant regagné "le grand air" virgilien, le poète angevin remplit la tâche qui lui est échue : recueillir le sel de la vie. Ainsi note-t-il au jour le jour ce qui fait la couleur d'un instant, ces petits riens qui enchantent l'oeil, éclairent un paysage et donnent au temps qui passe un air d'éternité. Ses poèmes sont des petits tableaux, pleins de malice, de fraîcheur et de sensualité.
Résumé : Ce recueil de poèmes en prose est fait de petits riens de la vie : fragments de lettres, souvenirs, moments de grâce, bribes de conversation, impressions de voyages, cartes postales, prières, pensées ; ils composent une manière de journal poétique de haute tenue, où l'on "surprend" de-ci, de-là, entre "apparitions" et "disparitions" , des appels, des images et des échos, non seulement du septième ciel, mais de cette "autre vie" que le paradis promis ou l'au-delà spirituel figurent. Cest simplement beau, délicat, coloré comme un vitrail.
Les moments les plus improbables et les plus nus sont souvent les plus propices à la poésie : il aura suffi, par exemple, que je m'assoie sur ce billot de bois : c'est un après-midi gris, il n'y a rien hors cette rumeur proche et lointaine de petite ville fébrile ; cette rumeur pourtant si terne, si ordinaire, prend un relief autre, existe soudain. Voilà, c'est tout. Les poèmes de L'or du commun ne sont que ces frôlements : des petits réveils, l'histoire en éclats d'une vie plutôt pauvre en événements extérieurs, mais qui, de signe en signe, entre riens infimes, mènent dans une chambre claire et souveraine". Yves Leclair.
Le centre du monde s'appelle le Central : c'est à cette place que je m'installe, une place en corbeille, au deuxième rang derrière la petite rambarde de fer forgé marquant la frontière avec le parquet, dans cette salle aujourd'hui disparue. J'y ai vécu, et continue peut-être d'y vivre, l'imagination n'en étant pas morte, les moments les plus heureux de mon enfance, de mon adolescence aussi". F. G.
Jadis objet de luxe, aujourd'hui le livre se prête, se corne, se met dans une poche, se donne, se jette... Il délasse, il enseigne, permet, avec Tocqueville, de comprendre le fonctionnement de la démocratie ou, avec Proust, de plonger dans les arcanes de la jalousie. L'essor du numérique peut-il vraiment mettre un terme au règne de ce très bel objet, matériel sinon sensuel ? Le livre est un monde en soi : du papier, une reliure, des odeurs. Les écrivains sont les premiers à le reconnaître et à lui tresser des lauriers. Lecteur occasionnel ou boulimique, chacun satisfait son goût des livres à sa manière. Lorsque ce goût devient excessif, il peut même conduire à la bibliomanie, à l'obsession, à l'achat compulsif, à la folie. Des bibliophiles aux bibliotoqués, balade parmi les livres en compagnie de Paul Valéry, Albert Cim, Jules Lemaître, Charles Nodier, Gustave Flaubert, Jules Janin, Alain Nadaud, Jean-Jacques Brochier, Philippe Meyer, Eric Chevillard, Jacques Bonnet, François Bon et bien d'autres...
Au XIXe siècle, la bicyclette constitue une révolution et bouscule les conservatismes. Moyen de locomotion, et parfois d'émancipation, elle devient aussi un sport. Le Tour de France, créé en 1903, attire les plus grandes plumes : le vélo se répand dans les classes populaires, qui voient leur quotidien transcendé dans les aventures de "Coppi le charcutier" ou du "mitron Bobet". Aujourd'hui, le vélo n'est plus réservé aux dimanches, aux campagnes ou aux athlètes : il est de plus en plus présent dans les villes. On le pare de nouvelles vertus : il rime avec sobriété, autonomie, responsabilité, convivialité. Balade en compagnie d'Emile Zola, Maurice Leblanc, Jules Romains, Louis Nucéra, Pierre Sansot, Philippe Delerm, Erik Orsenna, Odon Vallet, Alphonse Allais, Jerome K. Jerome, Alfred Jarry, René Fallet, Albert Londres, Antoine Blondin, Paul Fournel, Eric Fottorino et bien d'autres...
Résumé : Cette anthologie propose une large palette d'écritures poétiques, forcément multiple de par la variété de ses formes, la diversité de ses chemins, le registre étendu de ses voix. C'est la langue française qui la gouverne, et non pas la nationalité des poètes. La poésie française présentée ici offre un paysage contrasté, que ce soit une poésie inspirée, habitée de profondeurs sensibles, de vertiges métaphysiques, ou bien de "la poésie qui ne la ramène pas" , pour citer Christian Prigent. Tous les "styles" d'écritures sont mis en présence : vers réguliers ou libres, proses poétiques, minimalisme ou ampleur, oralité ou spatialisme, modernité affichée et militante ou jeu avec les formes fixes héritées de la tradition, écritures fragmentées... Bouquet varié de joies, d'inquiétudes et de beautés en compagnie de Villon, Marot, Ronsard, Racine, Voltaire, Lamartine, Vigny, Hugo, Nerval, Corbière, Rimbaud, Maeterlinck, Segalen, Apollinaire, Reverdy, Aragon, Michaux, Prévert, Senghor, Char, Des Forêts, Du Bouchet, Bonnefoy, Jaccottet, Butor, Venaille, Novarina, Bianu et bien d'autres...