Avec Guerre oubliée et un univers aussi désorienté qu'il est bouleversant, Catherine Lechner-Reydellet interroge une fois de plus la mémoire, pour rendre hommage à une humanité meurtrie qui exulte, somatise, toujours en quête d'un devenir possible. C'est de mots revisités par l'auteur d'Aeternitas et de Cercle d'or qu'il est question dans ces pages aussi sincères que retenues, apparaissant dès le tout premier vers comme une manière déroutante pour les uns, explosive pour les autres, de laisser planer la part du rêve et de la cruauté. Superbes variations sur l'ère du temps qui passe, et comme le cite son préfacier Michel Cassie, qui "posent en cinquante tableaux, les marques indélébiles de la poésie, un tableau après l'autre comme un grand théâtre secret, les yeux fermés en quête d'un sens à l'énigme du vécu en devenir". Allégorie puissante et belle, d'évocations plus ou moins traumatiques, d'instants de grâce, Guerre oubliée conduit le lecteur à scruter chaque mot pour se pencher sur les énigmes de la création et tenter d'en découvrir l'essence, tant il est vrai que cette écriture surgit d'un savant puzzle où se déconstruit un monde univoque pour un voyage initiatique aux confins de la solitude. En nous conduisant au coeur de son univers où la genèse de l'histoire fait écho à l'intimité dans ce qu'elle a de plus complexe, Catherine Lechner-Reydellet revient en somme sur les causes mêmes de l'existence, avec une captivante réflexion sur les thèmes de la disparition, dans un monde d'interdits qui substitue l'agression à l'attente.
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Nombre de pages
113
Date de parution
03/01/2014
Poids
150g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343023342
Titre
Guerre oubliée
Auteur
Lechner-Reydellet Catherine ; Cassir Michel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
150
Date de parution
20140103
Nombre de pages
113,00 €
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Aeternitas est l'histoire à saisir, comme de soyeux instants de grâce, du couple que forme l'homme avec la femme à longueur de pouvoir, de plaisir contre haine, entre dialogues et meurtrissures, promesses ou compromis. Un homme, une femme se découvrent, veulent croire à leur alliance. Ils essayent de se voir et de s'apprivoiser, de percevoir leur faim, annoncent qu'ils y arriveront à force d'euphorie et se tiennent debout malgré d'autres amours, malgré leur loi tout en envie, qui les enserre, les paralyse. C'est cette quête étrange, intermittente soif de l'un pour l'autre, qui constitue l'essence de ce récit magique, superbe texte en trois volets Nasci, Vivere, Mori, fondé sur l'éternel besoin du désir amoureux, de son incomplétude et de son devenir jusqu'à perpétuité. Un triptyque magnifique où l'auteur interroge, pressent, découvre, pour écrire comme il aime, sans en trop dire mais à hauteur d'intensité qui atteint l'essentiel.
Tout invisible, mais toujours marchant, se croyant désirée, allant de certitudes en déconvenues, un chemin qui tracerait son cercle et son cri assoiffé, son besoin de savoir et de se justifier, de reconnaître cet autre, son ennemi, celui par qui sa trace avait autrefois disparu, à chaque enjambée, tant le clivage avait été obtus, tant il était au bord du démarquage. Nul passage, même pas un trou, un creux, une pointe, pour ouvrir le chemin et courir en chantant. Et elle priait bien sûr des équations possibles, louange vocable, musique de l'Eternel, ombre ineffable et d'autres choses encore. Avec ce beau livre à l'intitulé aussi limpide que mystérieux, Le même en l'autre, Catherine Lechner-Reydellet laisse croître une écriture où la fluidité frôle les abîmes de l'être en quête d'une vraie partition. Il s'agit du lien improbable entre la femme et son double masculin, à moins que ce ne soit le contraire tant l'intériorité est mouvante. Nul artifice rythmique dans une langue directe comme un rêve (ou cauchemar) éveillé, l'auteure sonde ce que l'amour ne dit plus, ce à quoi l'amour devrait se métamorphoser. La souffrance est une mélopée de plus en plus insistante pour retrouver la source et comment renaître en elle. Catherine Lechner-Reydellet nous mène avec délicatesse et fermeté au questionnement insolvable de la poésie et de l'amour, celui qui fait vivre et chavirer. Michel Cassir
Fournir au lecteur un catalogue de réponses claires et précises sur toutes les questions relatives au langage musical : voilà l'objet de ce nouveau traité, aussi bien destiné aux fidèles usagers des vieux ouvrages traditionnels, musiciens amateurs ou préprofessionnels, qu'aux élèves éclairés ou confirmés de collèges, d'écoles de musique, de conservatoires, de classes de musicologie. Une première partie expose les règles fondamentales de la formation musicale pour couvrir ensuite plusieurs domaines : celui de l'interprétation, de l'écoute, de la transposition et de l'improvisation. La seconde propose la lecture du traité sous la forme d'un dictionnaire avec un accès direct aux mots et aux compositeurs. Pour une meilleure clarté, les explications sont très souvent illustrées de nombreux exemples musicaux. C'est donc un manuel simple et accessible à tous que nous offre une nouvelle fois la pianiste Catherine Lechner-Reydellet, déjà auteur de plusieurs ouvrages de référence consacrés au domaine musical.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.