Le narrateur, Antonin Noix d'Argeuil, héritier d'une gravure, se rend aux Musée du Louvre pour tenter de voir le grand tableau de Louis Chalon "Phryné aux fêtes de Vénus" peint en 1900 qu'elle reproduit. Il apprend alors que la grande toile a disparu lors de la dernière guerre, au moment de l'évacuation d'un grand nombre d'?uvres en province. A l'origine du listing comprenant le tableau, un étrange conservateur : Loic Romanée. Celui-ci, décédé depuis, a laissé un souvenir ambigu à la Conservation du Louvre. En attendant, le narrateur se rend à Quincey en Haute-Saône, sur les traces du peintre qui y possédait une maison atelier durant la période de l'été. L'historien du pays, Monsieur Sylvestre, alors enfant, lui raconte le récit fascinant du tableau peint sur place, l'histoire de la baignade de Phryné au IVème siècle en Grèce, et celle des amours du peintre avec son modèle local, la belle Rose-Claire Uval, qu'il découvre par hasard, et avec lequel il va vivre une histoire d'amour d'autant plus torride que celle-ci est marquée par la dualité de sa maîtresse qui va endosser pour le séduire, la personnalité de Phryné. Les deux amants se perdent peu à peu entre vertiges de l'amour et perte du réel. Leur passion survivra-t-elle à cette dangereuse illusion ? Avant de revenir épouser sa maîtresse, le peintre retrouve un temps les tentations de la vie parisienne. Il va succomber à la débauche de la chair, des maisons closes et des paradis artificiels à l'hôtel de Lauzun quai d'Anjou. Le mois de mai verra l'exposition triomphale du grand tableau au Salon, la naissance de sa petite fille, mais aussi la mort de Rose-Claire peu après l'accouchement. Succès et chagrin. De retour à Paris, le narrateur retrouve Madame Romanée, l'épouse paralysée mais toujours vivante, du mystérieux Conservateur. Celle-ci lui raconte l'histoire de son mari, Conservateur ambitieux de Rodez, et qui rêve de Paris et du Louvre. Enfin nommé au grand Musée, il s'occupe du XIXème siècle, et découvre le grand Phryné de Chalon qu'il considère comme un chef-d'oeuvre. Cependant, il ne parvient pas à s'intégrer dans ce milieu, et voit le poste auquel il aspirait lui échapper. Dès lors, il franchit la limite entre devoir et vengeance, service et désir. Il s'isole de plus en plus, et passe le plus clair de son temps dans les réserves du Musée qu'il ne quitte souvent qu'à la nuit tombée. La guerre arrive, et à la libération, il croit défaillir en ne retrouvant plus parmi les autres oeuvres, le grand tableau qu'il avait si bien pris soin de protéger, Celui-ci a été volé. Son grief envers le Louvre s'accroît encore. Entre temps il expédie plusieurs lots de tableaux en province. Le narrateur est envoyé, à la demande de Madame Romanée, dans les côtés d'Armor à St Jacut-de-la-mer, ou les Romanée possèdent une maison au bord de l'océan. Sur place il découvre une pièce au sous-sol, dans laquelle sont accrochés d'authentiques tableau que Romanée a jadis fait sortir en fraude des réserves du Louvre, Les tableaux sont restitués, mais... Madame Romanée décède et laisse au narrateur la maison de St ,Jacut. Il décide de s'y rendre pour un dernier inventaire, C'est le soir, la tempête fait rage. La pluie qui tombe dans la maison délabrée, ruisselle sur le mur de l'entrée, et se met à dissoudre la grande décoration abstraite noire qui recouvre celui-ci. Des couleurs apparaissent, puis des éléments, enfin des visages. Le narrateur comprend que le grand tableau de Chalon se trouve là, derrière cette gouache grossière. Il dégage alors le chef-d'oeuvre et le découvre enfin, ainsi que le personnage mythique de Rose-Claire Léval en "Phryné le grand amour du peintre ... Les mois qui suivront, il y retournera régulièrement pour contempler le grand tableau, autant que Phryné, plus fascinante que jamais, tout en faisant revivre l'histoire des deux amants, avec, en fond sonore, le bruit de l'océan et la lumière du soleil animant les architectures d'Eleusis, fiction et réel se rejoignant soudain pour créer une autre réalité empreinte de réflexion sur le temps, l'espace et l'immortalité.
Nombre de pages
263
Date de parution
03/09/2015
Poids
363g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782363711311
Titre
Le dernier amour de Phryné
Auteur
Lécharny Louis-Marie
Editeur
PG DE ROUX
Largeur
140
Poids
363
Date de parution
20150903
Nombre de pages
263,00 €
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Voilà plus de soixante-dix ans que la question de l'art, lié jadis au plaisir, se pose dans notre pays en termes de polémiques, de conflits, d'oppositions et de chapelles : art classique, art moderne, art contemporain. L'art se vide peu à peu pour ne laisser en coulisse que l'homme et ses concepts dérisoires. Si l'auteur s'intéresse à l'art académique, c'est moins par passéisme ou conformisme, que pour son souci de quête de renaissance, comme au XVIe siècle, on redécouvrait l'Antiquité précisément pour son modernisme. Il s'intéresse à l'art académique parce qu'il le voit comme un genre pictural au bout duquel toutes les aventures deviennent possibles et souhaitées. Art de l'extrême ayant vocation à aller au bout de lui-même, il appelle tous les relais qui, par évidence, lui sont étrangers, toutes les aventures venues de l'extérieur. Au bout de l'académisme, il y a l'art contemporain. Celui-ci est né de cet essoufflement dont il a pris le relais. Aujourd'hui, l'auteur nous exhorte à faire le chemin en sens inverse sans rien perdre des découvertes du voyage entrepris, et conjuguer enfin le présent et le passé pour un futur d'absolu ? C'est la mission de l'" académisme éclectique ". Art de réconciliation picturale, sa figuration a en même temps vocation à témoigner du vrai visage de la nouvelle société et ainsi à réunir ces derniers autour d'un idéal culturel commun.
Ce terme «pompier» désigne tout à la fois un style, une situation, un jugement de valeur, une insulte parfois, englobant la tradition académique repoussoir de l'art contemporain. Cette relecture des oeuvres permet de redécouvrir un art parfois méconnu.
D'une précision et d'une rigueur étonnantes, la science médicale chinoise repose sur un principe élémentaire: l'univers et tout ce qu'il contient est animé par une énergie vitale, le Qi. Dans le corps humain, les maladies proviennent des déséquilibres qui perturbent la circulation de cette énergie. La médecine chinoise met à notre disposition des thérapeutiques simples que nous pouvons utiliser au quotidien, pour prévenir ou soigner les maux les plus courants.
Pratiquée depuis 5 000 ans en Inde, l'ayurvéda ou ayur véda est issu des textes sacrés. Cette médecine repose sur une vision globale de l'être humain, qu'il faut soigner comme un tout, sans dissocier le corps de l'esprit ni séparer l'individu de son environnement.D'abord préventif, l'ayurvéda propose des règles d'hygiène à appliquer au quotidien pour rester en bonne santé, mais il offre également des remèdes associant thérapies naturelles et approche personnalisée.Dans ce guide sont présentés les grands principes de la médecine ayurvédique et ses différents outils thérapeutiques: plantes et aliments médicinaux, massages, cures ayurvédiques... Y figurent aussi des conseils simples pour soigner les maux de tous les jours.
L'inconnu continuait à me fixer. Qu'est-ce qu'il voulait, à la fin ? M'accueillir dans sa propre solitude ? Pas question. Même si la mienne était insupportable. Une engelure tenace. J'ai voulu me protéger à ma façon, et d'une voix narquoise : - A votre avis, quand le type en trench est entré et qu'il a glissé deux mots à l'oreille de l'autre, qu'est-ce qu'il lui a dit ? II est resté impassible, l'air de ne pas comprendre. Ou de s'en foutre éperdument. Peut-être avait-il dormi pendant le film ? - Si on allait prendre un verre ? J'ai secoué la tête énergiquement. Et avec forfanterie, voire provocation : - Non, merci. Je ne bois pas. Je ne fume pas. Je ne me drogue pas. De toute façon, j'attends quelqu'un. - Vous attendez quelqu'un ? a-t-il dit sur un ton de perplexité moqueuse." Michel Lambert nous fait pénétrer à nouveau dans l'univers chancelant des couples ou des compagnons de route improbables, des secrets douloureux à retardement, des derniers pas que promènent, au fil d'un poignant chant du cygne, ceux qui ne pourront plus jamais se retrouver comme avant, dans l'illusion ou le fantasme, soudain surpris par l'éternel lendemain et sa lumière trop forte et trop blanche.
La vogue actuelle de l'écologie (et de l'écologisme) s'explique par deux facteurs essentiels : l'aggravation des pollutions de toutes sortes, qui saccagent les paysages, détruisent les écosystèmes, infectent les nappes phréatiques et menacent les océans ; et l'épuisement programmé des réserves naturelles, dont on sait aujourd'hui qu'elles ne sont ni inépuisables ni gratuites, à un moment où plus des trois-quarts de nos ressources énergétiques sont encore des ressources fossiles (gaz, pétrole, charbon, uranium). S'y ajoutent les débats sur le réchauffement climatique, le traitement des déchets industriels et nucléaires, les perturbateurs endocriniens, les menaces sur l'alimentation, etc. De nombreux auteurs se sont déjà attachés à étudier ces problèmes. Mais peu l'ont fait au point de prendre fermement position en faveur de la décroissance. Le constat de base que font les "décroissants" est celui-ci : une croissance matérielle infinie est impossible dans un espace fini (comme l'est notre planète). Sans pour autant vouloir arrêter l'histoire ni retourner en arrière, vient un moment où il est nécessaire comprendre que "plus" ne veut pas automatiquement dire "mieux" et qu'il est parfois nécessaire de dire : "C'est assez !" Alain de Benoist, à qui l'on doit déjà de nombreux essais d'histoire des idées et de philosophie politique, explique dans ce nouveau livre pourquoi le " développement durable " est voué à l'échec : en prétendant concilier croissance et écologie, il revient, dans le meilleur des cas, à réduire la vitesse sans pour autant changer de cap dans la mauvaise direction. La notion même de croissance, issue de la modernité occidentale, est ici déconstruite à partir d'une critique radicale, qui s'appuie notamment sur les notions d'"empreinte écologique" et d'"effet-rebond". L'ouvrage contient également plusieurs textes sur le sens profond de le pensée écologiste, ainsi que sur l'idée de "valeur intrinsèque de la nature". L'auteur plaide, en conclusion, pour restituer un rapport de co-appartenance à la nature rompant avec l'idée d'un monde transformé en simple objet du vouloir humain : "Le monde naturel n'est pas un simple décor de nos existences, c'est l'une des conditions systémiques de la vie".
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